Président de Bretagne Loire

L’élection du président de la COMUE Université Bretagne Loire aura lieu le 25 avril 2016.

Les lectrices et lecteurs du blog connaissent ma farouche opposition à ce regroupement d’une multitude d’établissements (dont 7 universités). COMUE mastodonte, sise dans deux régions qui n’ont pas été fusionnées, COMUE qui a échoué à gagner les financements d’une initiative d’excellence (IDEX) et qui devra patienter avant de connaître ceux du contrat de site 2017-2021, COMUE que les personnels et les étudiants ont boudé lors des premières élections (forte abstention).

Les deux candidats à la présidence, Guy Cathelineau (CV) et Pascal Olivard (CV), croient-ils à l’avenir de cette dite université ? Il le faut bien car elle constitue pour chacun d’entre eux la possibilité de faire un 3ème mandat présidentiel, après deux mandats effectués dans l’université de Rennes 1 pour le 1er d’entre eux, dans l’université de Bretagne Occidentale pour le 2nd. La présidence de la COMUE, c’est une chaise musicale honorable quand on ne souhaite pas retourner faire l’enseignant-chercheur de base, quand on s’en sent incapable tant la carrière professionnelle a été tournée vers les responsabilités administratives.

Dans sa profession de foi, Pascal Olivard se croit obligé d’écrire que ce n’est pas pour l’argent qu’il veut faire le président de l’UBL (je l’ai en effet titillé sur ce sujet dans ma chronique du 1er avril : démission du bureau de la CPU).

P1450817Cliquer sur les images pour les agrandir

Les deux candidats à la présidence de l’université Bretagne Loire sont-ils masochistes ? On peut le penser car ils reconnaissent tous deux que la COMUE sera fort désargentée pour exercer les 31 compétences coordonnées, partagées et propres que lui attribue l’article 5.2. du décret fondateur.

Les moyens. Extraits de la profession de foi de Guy Cathelineau

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Les moyens. Extraits de la profession de foi de Pascal Olivard

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P1450816Qui sera élu président de l’université Bretagne Loire par ses 48 administrateurs ? Je ne sais.

Pascal Olivard a juste 50 ans. S’il est élu, il pourra être réélu dans 4 ans ; en fin de second mandat, il aura 58 ans. Que pourra-t-il faire à ce moment-là ? Certainement pas retourner enseigner et rechercher en physique.

Guy Cathelineau, professeur des universités et praticien hospitalier en odontologie, est plus âgé que son concurrent. S’il est élu, il ne pourrait faire un second mandat.

Ce serait une bonne raison pour les administrateurs de l’élire ! Il serait temps de limiter l’enchainement temporel de responsabilités administratives (avec décharge totale de service), assurées par les enseignants chercheurs. Ceux-ci ne sont pas recrutés pour faire une carrière de Manager !

Chronique à suivre : la COMUE Bretagne Loire n’a pas de projet dans le champ de la formation.

1 commentaire

Classé dans C. Bretagne Normandie, C. Pays de Loire

Une réponse à “Président de Bretagne Loire

  1. Pour résumer, je comprends que l’UBL a été créée pour mieux travailler ensemble sans augmentation de moyens. Bien !

    Les établissements vont payer une cotisation. Impôt direct. Si je reviens maintenant sur les 24 élus au Conseil d’Administration, les 116 du Conseil académique et les 121 personnels (dont 25 chargés de mission) de l’organigramme provisoire on arrive à un total impressionnant. On parle ici salaires, primes et décharges de service. Impôt indirect. Pendant ce temps, des postes de MCF sont gelés pour trois ans et une lettre de cadrage nous enjoint de passer toutes les UE à 42 H. Bientôt 40, voir 35 pour faire face au mille-feuille universitaire ?

    Recherche : G. Cathelineau dans sa profession évoque « le financement direct de la recherche par les universités ». Ah bon ? Ma petite équipe reçoit 9 k€ de dotation ce qui en sciences expérimentales permet de tenir deux mois. Par ailleurs nous avons environ 200 k€ de contrats industriels (cela explique ceci) sur lesquels l’université ponctionne 25% de frais de «gestion» ce qui fait un ETP et, par ailleurs, un solde positif pour le central de 41 k€. Nous disposons d’une gestionnaire à 50%. Dont acte. La recherche : un centre de coût ou de profit pour les universités ?

    Formations : Mieux travailler ensemble là aussi. Il y a peu, nous travaillions au sein d’une équipe pédagogique sur une Maquette Master bi-sites UBO-UBS. Le projet est pédagogiquement cohérent et associe les compétences des deux universités. Jusque là tout va bien. Intervient alors le directeur de composante qui nous explique que le projet devra faire l’objet d’une véritable dissection pour calculer les coûts si un intervenant de l’UBS va enseigner à Brest (ou le contraire), il va falloir décider de… (je passe les méandres). La réaction est unanime chez les enseignants : la couche politique doit décider et administrative organiser. Au-delà d’un objectif énoncé, rien n’a été anticipé pour rendre les systèmes inter-opérables. Site en construction !

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