Bretagne Loire, 280000 étudiants

Suite des chroniques sur la COMUE Université Bretagne Loire, et plus particulièrement : Qui sera président de Bretagne Loire ?

Quels sont les objectifs des deux candidats à la présidence de la COMUE, en matière d’offre et de carte des formations ? La vision qui se dégage de leurs professions de foi (Guy Cathelineau, Pascal Olivard) est incroyablement peu précise. Après près de deux ans de travail dans de multiples commissions, c’est confondant ! Ils ne parviennent pas à nous faire croire que la COMUE apportera une valeur ajoutée dans le champ de la formation.

Le choix de la co-accréditation des formations (des formations doctorales en particulier) démontre l’incapacité des établissements regroupés à prendre des décisions claires, efficientes et efficaces : rien de pire qu’une compétence partagée entre la COMUE et les établissements ; les blocages seront incessants, les coûts de coordination fort élevés.

Guy Cathelineau renvoie même au contrat 2022-2027 pour parvenir à une bonne coordination de l’offre de formation. Ce grave retard à l’allumage fait douter des phrases ronflantes qui affirment que la COMUE va renforcer l’attractivité de l’offre de formation. Quelle offre ? Les COMUE qui ont un bon tempo en sont déjà à proposer une offre unique de masters (Paris-Saclay).

La formation des étudiants selon Guy Cathelineau

P1450810Cliquer sur les images pour les agrandir

L’excellence des formations selon Pascal Olivard

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Pascal Olivard mentionne comme bonne pratique l’observation coordonnée de l’insertion professionnelle des diplômés. Il a raison : l’université de Bretagne Occidentale qu’il a présidée jusqu’il y a peu possède un Observatoire des parcours de formation et de l’insertion professionnelle qui fait du bon boulot. Quant à l’Observatoire régional des enseignements supérieurs en Bretagne, tout se passe comme s’il n’existait déjà plus.

Quelles pistes pour la coordination de l’offre de formation au niveau des trois cycles ? pour la localisation des formations ? pour les liens entre les formations secondaires et les formations post-bac, dont les formations des classes supérieures des lycées ? pour les liens entre STS et IUT ? pourquoi la concentration des CPGE dans les métropoles ?

Les deux candidats sont-ils capables de répondre à des questions simples : combien d’étudiants inscrits dans les universités des deux régions ? dans les différents cycles ? dans les classes supérieures des lycées ? combien de villes universitaires ? combien de villes ayant des lycées comprenant des CPGE ? des BTS ? des formations paramédicales et de travail social ? Les schémas régionaux pour l’enseignement supérieur ne sont même pas mentionnés par les deux candidats.

Guy Cathelineau parle de la mise en place d’une cartographie pour les étudiants. Sait-il que les informations sont déjà publiées par la DEPP (Atlas régional des effectifs étudiants) ? S’il est élu, il devrait commander tout de suite la mise à jour de plusieurs des chroniques que j’ai publiées ; elles portaient sur les populations étudiantes inscrites en 2010-2011. Bretagne et Loire scolarisent-elles aujourd’hui plus de 280.000 étudiants dans le supérieur ?

Bretagne : plus de 160.000 étudiants (chronique du 26 avril 2012).

115.000 étudiants en Pays de Loire (chronique du 12 mai 2012).

L’université Bretagne-Loire sous-estime le nombre d’étudiants (160.000), oubliant des formations post-bac (chronique du 7 avril 2015).

1 commentaire

Classé dans C. Bretagne Normandie, C. Pays de Loire

Une réponse à “Bretagne Loire, 280000 étudiants

  1. Samuel BLIMAN

    Un ensemble universitaire devant gérer 280.000 étudiants, pure folie: un tel effectif est équivalent à la population d’une ville moyenne; la gestion d’un tel ensemble requière à tout le moins un ensemble humain avec équipe de gestionnaires (de préférence formés) , des équipes pour gérer l’immobilier, l’occupation des locaux et j’en oublie certainement. QUESTION: où , en quel lieu tout ceci existe ?
    Considérons l’état de Californie: il y a un nombre important de « campus », chacun ayant son autonomie mais surtout , même les plus peuplés -Berkeley- (45.000) étudiants ont chacun leur ensemble de structures de direction, gestion et financier. Je ne vois pas cela poindre ici. Alors cessons de croire qu’au nom d’une recherche de « reconnaissance internationale ce genre de monstre, ici soit viable…. et « gérable »!

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