Mini-strapontin pour Monthubert

Nos gouvernants osent tout et n’importe quoi, à s’en rendre pitoyables, ridicules. Ainsi Thierry Mandon vient-il de mettre fin aux fonctions de conseiller spécial exercées par Bertrand Monthubert, professeur des universités et ex-président de Toulouse Paul Sabatier. Celui-ci n’a occupé ce poste de conseiller que pendant 7 mois (nomination en novembre 2015) ! [Lire la Note 1].

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Pourquoi cette interruption de fonction ? Selon News Tank Education, BM devient président du comité du Livre blanc, prévu par la loi ESR de 2013, livre qui doit regrouper les propositions de la Stranes [lire la note 2] et de la Stratégie nationale de la recherche, afin de les présenter au gouvernement et au Parlement. Il travaille tout d’abord à la collecte des périmètres et la constitution du comitéUn mini-strapontin : ouh !

Thierry Mandon vient de mettre sur la table 50 propositions de simplification. Et il n’est même pas choqué par la création d’un comité de plus, le comité STRANES-SNR. Qui peut croire que ce comité de synthèse aura une quelconque utilité ? Publiera-t-il autre chose que des ersatz des deux rapports existants? D’ailleurs, les députés ont d’ores et déjà d’autres préoccupations que le Livre blanc d’un comité bidule. Les élections de 2017, c’est demain.

Note 1. Chronique du 24 septembre 2015. Monthubert démissionne : ouh ! Le Président de l’université Paul-Sabatier, Bertrand Monthubert, démissionne et se lance dans la campagne des élections régionales (La dépêche du 24 septembre 2015). Cet homme n’aurait jamais dû faire le président d’université. Tombé dans la politique depuis qu’il est petit, il lui donne en effet toute priorité ! Il s’est donc servi de son mandat de président d’université et de rapporteur de la STRANES pour se faire mousser, pour se pousser du coude !… Il a été élu conseiller régional de Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon.

Note 2. Chronique du 8 septembre 2015. Enterrer le rapport STRANES. Pour une société apprenante. Propositions pour une stratégie nationale de l’enseignement supérieur (STRANES), par Sophie Béjean [lire la note 3] et Bertrand Monthubert, 8 septembre 2015, 260 pages. Deux premières impressions : déception et colère. Il faut tout de suite oublier ce rapport…

Note 3. Et pendant ce temps-là, l’ex-présidente du rapport STRANES, Sophie Béjean, joue fort bien les utilités en tant que recteur de l’académie de Strasbourg. Toute sa matinée d’hier a été occupée par la cérémonie de l’inauguration d’EUCOR, le Campus européen (deux photos). Elle n’a pas eu à prononcer de discours.

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