Le Havre : Reghem depuis 2000

Pascal Reghem, 57 ans, élu président de l’université du Havre en 2012, a été réélu le 12 mai 2016 pour un second mandat, par 30 administrateurs sur 36. Joël Colloc, professeur en informatique, n’a obtenu que deux voix (la candidature unique a été formellement évitée !).

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Le président sortant connaît la maison : il est élu au conseil d’administration depuis 2000, a été vice-président en charge des finances et des ressources humaines de 2007 à 2012. L’équipe présidentielle sortante.

Le président havrais est maître de conférences en génie électrique. Soyons sûrs qu’il sera très prochainement promu professeur dans le cadre des concours réservés. En 2020, il aura 61 ans : trop jeune pour partir en retraite et trop vieux pour retourner faire l’enseignant-chercheur. La loi lui permettra de faire un 3ème et un 4ème mandat, cette fois à la tête de la COMUE Normandie Université. Plus de 25 années de bonnes et loyales responsabilités administratives !

Dans l’immédiat, le score de 30 voix sur 36, score que certains qualifieront de soviétique, est un miracle, tout au moins pour celles et ceux qui n’appartiennent pas au petit cénacle des gens au courant. Miracle de la multiplication des voix.

Le soir du 2 février 2016, jour des élections aux conseils centraux, Pascal Reghem avait encore un score nul (0 voix). Il n’était pas élu au CA… puisqu’il n’avait pas été candidat sur une liste. Deux listes avaient fait jeu égal chez les enseignants (9 et 7 voix – PV en ligne). J’avais alors naïvement écrit que les jeux n’étaient pas faits. Les professions de foi de ces listes n’étant pas en ligne et ne m’ayant pas été envoyées alors que j’en avais fait la demande au président, je ne pouvais savoir pour qui chacune des listes roulait. Je suis bêtement tombé dans le piège tendu par l’université : celui de l’opacité (la même opacité qu’en 2012).

Expliquer le miracle de la multiplication des voix (passer de 0 à 30) n’est pas si compliqué. Chez les enseignants, les listes, marquées syndicalement, ont voulu se compter, mais n’avaient pas de candidat valable pour faire le président ou ne voulaient pas présider l’université dans le contexte politique et financier actuel. Dès lors, les élus BIATSS et étudiants ne pouvaient faire le président, faute de candidat proposé par l’un ou l’autre camp enseignant. C’est l’équipe sortante qui a proposé au CA les personnalités extérieures après un second appel à candidatures (le premier ayant été infructueux).

Deux candidatures à la présidence ont fini par être déposées le 27 avril. Un débat entre les deux candidats a eu lieu le 3 mai. Dommage qu’il n’ait pas été diffusé et qu’il ne soit pas accessible en différé : Joël Colloc n’a-t-il été qu’un candidat de complaisance ?

L’élection havraise (elle n’est pas la seule !) me met mal à l’aise. Elle ne correspond pas à l’idée que je me fais de l’exercice de la démocratie représentative dans l’Université : trop d’opacité dans cette élection tant du côté de la présidence que du côté des syndicats représentant les personnels.

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