Paris 1. Journal des élections

Suite de la chronique du 14 mai 2016 : Paris 1 Panthéon Sorbonne : qui sera élu président ?

J’ai reçu cinq courriels critiquant cette chronique parce qu’elle paraît trop favorable à la liste Paris 1 2020, partageons les talents. Que les lectrices et lecteurs du blog se rassurent : je ne fais la campagne d’aucun candidat à la présidence, ni celle de Jean-Marc Bonnisseau, ni celle de Georges Haddad (liste Audace d’agir ).

Je ne publie ci-dessous que l’un de ces courriels et non les 4 autres car un de leurs auteurs est resté anonyme et que les 3 autres m’ont demandé de ne pas publier.

Courriel anonymisé, reçu ce Dimanche 15 mai 2016, 12 heures 17.

« Comme convenu je vais essayer de vous résumer rapidement la situation. Coté candidat à la présidence, la campagne a vite tourné autour de l’handicapant bilan de l’équipe sortante entre Paris 1 2020 et Audace d’Agir. Paris 1 2020, composé de plusieurs anciens VP de cette équipe dont le candidat à la présidence, a choisi d’assumer ce bilan et de prôner le sérieux et la continuité. La liste « Audace d’Agir » jouant son jeu et prônant la rupture.

Les élections des 5, 6 et 7 avril nous ont donné un CA très éclaté (3 listes en rang A faisant au moins 1 élu, 4 en rang B, les 6 sièges Biatss répartis entre 3 listes syndicales et les 6 étudiants entre 4 organisations).

Un CA très syndical aussi, sur lequel la liste « Paris 1 2020 » espérait régner grâce à ses 9 élus sur 16 chez les profs. D’autant que la liste « Audace d’Agir » n’en remportait que 3.

Mais la quasi-totalité des élus syndicaux profs, Biatss et étudiants ont alors choisi de faire bloc autour de la liste « Audace d’Agir » contre la continuité de l’ancienne direction. « L’Audace d’Agir » s’est retrouvée majoritaire de 4 voix le 10 Mai lors du vote des personnalités extérieures, remportant a priori 4 voix de plus. Donnant une répartition profs à 9-7 et laissant « l’Audace d’Agir » largement majoritaire chez les Biatss et les étudiants. Paris 1 2020 payant ici les relations houleuses de l’ancienne équipe vis à vis des syndicats, notamment de Biatss et d’étudiants.

Coté Snesup (syndicat très important à l’UP1 de par son poids institutionnel et historique), le syndicat s’est divisé entre d’un coté ceux qui étaient proches de l’équipe sortante et ont fait campagne pour « Paris 1 2020 » (ex-VP, élu.e.s dans les conseils défendant leur bilan…). De l’autre ceux  (dont la nouvelle direction locale), qui luttent  contre la politique de l’équipe sortante et ont fait le choix de déposer des listes « de rupture » Snesup-CGT faisant 3 élus profs au CA. Ils ont choisi de soutenir « l’Audace d’Agir ».

Voyant la victoire et les promesses s’envoler le 10 mai dernier, la frange du Snesup soutenant Paris 1 2020 a lancé une lettre ouverte aux membres du CA sous forme de pétition pour espérer infléchir les votes de la liste Snesup-CGT sous le poids du nombre. Arguant qu’il faut respecter le choix des enseignants-chercheurs et voter pour JM Bonnisseau. Ajoutant ainsi au courroux Biatss/étudiants en ne les considérant pas comme « membres de la communauté » dans diverses mails.

Vous trouverez ci-dessous un mail envoyé le 14 mai à 6h par le coordinateur local du Snesup pour contrer celui de la frange Paris 1 2020 qui sera envoyé vers 10h. Je ne vous ai pas mis celui de 10h mais les 2 mails de l’ex VP budget qui est Snesup frange UP1 2020. L’un est une réponse au mail du coordinateur, le second un copier-coller du mail de 10h avec des éléments en plus ».

Samedi 14 mai 2016, 6 heures 49. Julien Randon-Furling. Question de légitimité et de démocratie.

On entend et lit ces jours-ci de drôles de choses concernant une quelconque légitimité (et en regard, j’imagine, une illégitimité) de telle ou telle personne à être élue mardi prochain à la présidence de notre université.

Peut-on rappeler que, si le président doit être un enseignant-chercheur, l’université ne se compose pas, loin s’en faut, uniquement d’enseignants-chercheurs, et que la composition du conseil   d’administration reflète heureusement cela ?

Peut-on rappeler aussi que, aux termes des élections du 7 avril, aucune liste n’a obtenu plus de 50 % des suffrages exprimés dans  l’ensemble des secteurs électoraux du conseil d’administration ? (Et d’ailleurs, aucune liste ne couvrait l’ensemble de ces secteurs.)

Enfin, peut-on rappeler que, par exemple dans les élections  républicaines locales ou nationales, un candidat ou une liste peut  être en tête au premier tour avec un bon tiers des voix, mais minoritaire globalement et donc perdant au second tour? Cela arrive même souvent, et ce n’est ni légitime, ni illégitime, simplement démocratique.

Samedi 14 mai 2016, 14 heures 45. Bernard Tallet, professeur de géographie, Question de légitimité et de démocratie. En réponse aux remarques de Julien Randon.

exprimées sur Diffparis1 à propos de la prochaine élection à Paris1, je souhaite reproduire un texte reçu sur une autre liste de diffusion collective qui décrit la situation de blocage à l’université d’Amiens, et rappelle le contexte de plusieurs autres universités. Ce texte signé par un responsable local du SNESup montre bien les risques de blocage institutionnel liés au mode de scrutin du Président issu de la loi dite Fioraso de 2013.

A l’approche de l’échéance de l’élection du Président de notre université et après l’élection mardi 12 mai des personnalités extérieures qui participeront – changement majeur introduit par la loi de 2013 – au vote, il me semble légitime d’attirer l’attention de l’ensemble de notre communauté universitaire sur les enjeux de ce qui va se passer mardi 17 mai.

Par ailleurs, membre du SNESup depuis 1981, je demande qu’un véritable débat puisse avoir lieu sur le contenu d’un contrat de mandature unissant toute majorité; or je constate que cette discussion n’a pas eu lieu avant le vote du 12 mai.

Enfin, ayant occupé des fonctions de Vice-président dans la mandature qui s’achève, je voudrais attirer l’attention sur la nécessité d’une majorité stable construite sur des engagements clairs et transparents afin de pouvoir répondre aux défis majeurs de notre université dans les prochaines années: situation financière, accroissement des ressources propres, opérations immobilières en cascade, négociations avec la tutelle,…

Texte en référence : L’UPJV EN SITUATION DE BLOCAGE INSTITUTIONNEL, A QUI LA FAUTE ?

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