60 murs peints à Mulhouse

« En parcourant les rues, les passages, les avenues de Mulhouse, ou au fond d’une cour, au détour d’un grand magasin, on se laisse charmer par les nombreuses fresques murales rencontrées. Pas moins d’une soixantaine, selon la mairie. Mulhouse est un véritable musée iconographique à ciel ouvert où on peut admirer aussi bien des pans d’histoire de la ville, la vie quotidienne ou parfois des trompe-l’œil » (Petit Patrimoine). Ci-dessous, 5 albums et 45 photos des peintures murales.

Fresques de l’Hôtel de ville (album de 11 photos). « Le Rothüss initial, datant de 1432, est détruit par un grand incendie en 1551. Il est reconstruit de 1552 à 1553 sur les fondations du bâtiment précédent sous la direction du tailleur de pierre bâlois Michel Lynthumer. Les pignons à volutes et l’escalier d’honneur couvert légèrement décentré à double volée orné d’un clocheton sont caractéristiques du style de la Renaissance rhénane. Christophe Bock peint le bâtiment en rouge et or. Ce nouveau Rothüss est le symbole de la puissance de la première bourgeoisie mulhousienne alors à la tête d’une ville libre alliée aux cantons suisses. De passage à Mulhouse en 1580, Montaigne qualifie l’édifice de « palais magnifique et tout dor » dans son Voyage à travers l’Europe. En 1698, l’artiste mulhousien Jean Gabriel peint l’ensemble des décors en trompe-l’œil sur la base de gravures d’allégories de Henric Golrzius » (Wikipédia).

P1470852Cliquer sur les images pour les agrandir

Ancienne École de chimie (auteur Daniel Diminsky), album de 10 photos. « Deux personnages, jeunes, en tablier, sont au centre d’un laboratoire aux connections tubulaires multiples, qui posent un foisonnement d’objets de laboratoire incompréhensible pour le quidam. Il s’agit d’une scène de fiction, qui met en jeu des outils et accessoires de chimiste dans un environnement inventé ; une sorte de cathédrale. La lumière est zénithale, une porte en forme de porche aspire le regard du spectateur au fond de ce lieu improbable. La jeune fille enlace le laborantin, qui d’une main tendue va ouvrir on ne sait quelle vanne de tuyau d’expansion ou autre, et provoquer pourquoi pas une catastrophe annoncée. Les deux protagonistes manifestent un détachement absolu par rapport à l’imprévisibilité des évènements en devenir ».

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« Ils arborent des coiffures punk, les cheveux pris par le vent, ils portent chacun une blouse de chimiste, très longue, boutonnée du haut jusqu’au bas, elle couvre leurs pieds. Le personnage masculin porte des lunettes sombres, sa main droite sur un robinet, sa main gauche dans sa poche. Le personnage féminin enlace ce monsieur avec sa main droite, posée sur son épaule, et a également sa main gauche dans sa poche. Lui regarde vers la gauche de la pièce, elle regarde vers la droite. Le cadrage est large et propose une contre plongée dans ce laboratoire, avec une forme d’aspiration architecturale vers un dôme improbable et une ouverture de porte au fond de ce lieu. Les cadrages en fait se télescopent pour mettre cette scène en mouvement rotatif. Des fioles transparentes habitées par des serpentins en verre s’imposent au premier plan, et présentent des liquides en ébullition »… (CRDP Strasbourg)

La fresque des athlètes (auteurs Sylvie Herzog-Ansel et Fernand D’Onofrio), album de 10 photos. « Des athlètes semblant sortis de la Grèce antique transportent, sanglés sur des échasses, des éléments de bâtiments anciens de la ville. L’ensemble est entouré d’un décor de théâtre rouge pourpre qui fait bien ressortir les silhouettes » (Trompe l’œil. Murs peints).

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Visages historiques aux fenêtres (album de 8 photos). « Henriette, le premier bébé né après la réunion à la France. Wackes, voyou mulhousien et farouche représentant de la ville » (L’Alsace).

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Marilyn Monroe surplombant l’avenue Kennedy (album de 6 photos). « Cet art des murs est vivant et change régulièrement : des œuvres street art de l’artiste Ferni près de la rue des Trois Rois aux pavages de la place Franklin, de Marilyn Monroe surplombant l’avenue Kennedy (petit clin d’œil à l’Histoire de la part de l’artiste) au mur souvenir de la laiterie Schmitlin près du quartier Franklin/Fridolin » (My Mulhouse).

Copie de P1470885

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Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

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