Listes électorales, procurations

Suite des chroniques sur les élections des conseils centraux à l’université de La Réunion.

Les élections aux conseils centraux de l’université de La Réunion ont eu lieu le 24 mai 2016 (les résultats). Journal des élections : six courriels postés du 19 au 23 mai 2016 sur la liste elections-conseils-centraux-2016@listes.univ-reunion.fr. Trois questions posées par ces courriels : celle des listes électorales (qui peut être électeur ?), celle des procurations de vote, celle des positions prises par le SNESUP. A La Réunion, les trois questions sont liées.

Pour ces élections, les chercheurs des unités mixtes de recherche ont été considérés comme électeurs, qu’ils exercent ou non leur activité sur le territoire de l’université, sur l’île de La Réunion. Par rapport aux élections de 2012, le nombre d’électeurs dans le collège des professeurs a ainsi progressé de 40 (134 au lieu de 94 en 2012). Listes électorales pour le collège A : site du Tampon, site de Moufia.

Le nombre de votes par procuration n’est pas indiqué dans l’arrêté des résultats (dommage !), mais on peut penser qu’ils ont été relativement nombreux vu les taux élevés de participation (94% dans le collège des professeurs, 83,7% dans le collège des maîtres de conférences). La recherche de procurations semble avoir été inégalement intense, inégalement précoce, inégalement inefficace d’une liste de candidats à l’autre. D’où une remarque critique sur l’exercice de la démocratie : « il faut en déduire que ceux qui sont dans une UMR ont un avis qui compte plus que les autres (du fait qu’ils récupèrent les procurations des extérieurs). Elle est jolie la démocratie dans votre pays ».

Le SNESUP est favorable au fait que les chercheurs des UMR soient électeurs et que les chercheurs éloignés puissent voter par procuration (communiqué du SNESUP, reproduit également dans le point 5 ci-dessous). Mais pourquoi s’est-il engagé à soutenir Gilles Lajoie et pourquoi certains de ses membres ont-ils rejoint la liste UR2020, menée par celui-ci ? « Finalement, nos Unités Mixtes de Recherche sont sans doute notre meilleur atout pour lutter contre l’isolement et l’éloignement. Cette ouverture sur la recherche internationale c’est aussi et surtout une chance pour nos formations et pour nos étudiants. Nos chercheurs d’excellence (responsables locaux d’UMR, responsables d’écoles doctorales et autres) se sont massivement engagés avec le collectif UR2020. Est-ce donc si étonnant qu’ils entrainent leurs collègues dans leur sillage ? ». Un lien avec la recherche d’excellence est étrange de la part du SNESUP.

Les six courriels. 

1. 19 mai 2016 09:31. Gilles Lajoie

Chèr(e)s collègues, Au moment où j’écris ces lignes, je siège au CESER de La Réunion et formule le souhait de voir demain, au sein de notre établissement, le même état d’esprit s’y développer durablement : qualité d’écoute de tous les membres quelle que soit leur appartenance (professionnelle, syndicale, politique…), débats toujours sereins quelle qu’en soit l’importance, sagesse partagée grâce à la collégialité et l’ouverture car un homme seul n’est jamais en bonne compagnie comme disait Paul Valéry.

Je vous informe que je prends contact avec mes collègues Jean-Pierre Chabriat et Frédéric Miranville pour prendre une initiative commune en direction de notre administration afin de réserver la liste  à nos débats démocratiques.

2. 19 mai 2016 10:42. Pascal Anelli. Pour une initiative commune pour un scrutin sincère 

Cher collègue, cher Gilles, Tu sais peut être en regardant les listes électorales du CA et collège A, il y a en tout 124 votants. Il y en avait 94 en 2012. Il va y avoir 30 procurations pour des personnes extérieures à l’établissement. C’est de nature à fausser la sincérité du scrutin pour ce collège. Pour ramener la paix et la concorde dans cet établissement (ce qui est la volonté des 3 listes, j’ai cru  comprendre), il faut des élections démocratiques. La démocratie c’est la minorité qui se soumet à la majorité. Encore faut-il que la minorité soit bien la minorité. 30 procurations d’extérieures sur 94 votants locaux, c’est énorme ! Une minorité avec ces procurations a de quoi imposer à la majorité.

Je pense qu’une initiative commune avec les autres candidats pour demander un scrutin sincère et donc de faire le ménage dans les listes électorales ou à défaut de répartir égalitairement les procurations des personnes extérieures entre les 3 listes serait certainement une démarche qui irait dans le bon sens. Cette remarque s’appliquerait également pour les autres collèges.

3. 20 mai 2016 09:14. Gwenaëlle Pennober. Concernant le vote des UMRs

Mon cher Pascal, En tant que responsable d’UMR, directrice adjointe de l’UMR Espace-dev (UR,IRD,UM,UA,UG) et en charge de l’implantation de La Réunion, je me permets d’apporter un ou deux éléments de réponse.

Les conditions de vote des membres des UMRs  dans les élections des instances de gestion de leurs tutelles est une décision du ministère (code de l’éducation Article D719-12Modifié par Décret n°2013-1310 du 27 décembre 2013 – art. 10). Cependant, tous les membres des UMRs ne votent pas dans toutes les tutelles. Personnellement par exemple j’ai été appelée à voter en 2016 à l’UR, l’IRD et à l’U. de Montpellier (dpt scientifiques). L’arbitrage dans chaque tutelle relève il me semble du code de l’éducation et du contrat quadriennal. Le regret que l’on peut avoir c’est sans doute le manque de communication sur ce sujet.

Par contre, pour moi, à l’heure où on évoque l’idée de contrat d’objectifs et de moyens pour les unités de recherche vis à vis de leurs tutelles,il est normal compte tenu du fait que la politique d’établissement conditionne la vie de l’UMR, que les membres d’une UMR puissent  participer au vote. C’est une question de cohérence.

Demain la lisibilité d’une université passera nécessairement par son ouverture vers une recherche d’excellence et collaborative.

Donc  Oui  les UMRs participent à la notoriété de l’Université de La Réunion et ont le droit (devoir) de s’impliquer dans les choix de notre politique d’établissement.

Donc Non, les candidats porteurs de listes ne peuvent décider seuls d’autoriser le vote par procuration des membres des UMRs.

Enfin, rappelons que nos collègues des UMRs sur site ou hors site, ne sont pas nécessairement des moutons, ils sont au courant des enjeux de site, ils peuvent écouter les arguments contradictoires de leurs collègues sur place et donner leurs procurations en conscience aux uns ou aux autres. D’ailleurs, si je prends le cas de mon UMR tous les candidats se sont donné la peine de faire campagne directement ou indirectement par voix électronique. Ils ont peut ainsi se faire une idée.

4. 20 mai 2016, 13:11. Pascal Duret

Bonjour,  Le tribunal administratif a délibéré et nous a appris ce que nous savions déjà tous (à part ceux qui ont formulé la requête). Oui il faut respecter l’alternance « homme/femme » ou « femme/homme » dans les listes présentées aux électeurs. Désolé, mais il n’existe pas plus ici d’espace interprétatif que lorsqu’on passe au feu rouge et qu’on a un accident.

Il est trop facile de dire : « ben, euh… il y a toujours deux manières de voir les choses, on peut penser qu’au feu rouge on s’arrête ou on peut penser qu’au feu rouge on accélère à fond, le Tribunal Administratif a choisi la première interprétation, nous en prenons acte… ça ne diminue pas notre enthousiasme etc. »

Oui l’enthousiasme est peut être intact mais la voiture est cabossée et ses passagers à l’hôpital. Quant à la persistance de l’enthousiasme, elle est simplement due au fait que quoi qu’il fasse, quelle que soit la taille de ses bourdes, Gilles sera élu. Il le sera presque indépendamment de votre scrutin, puisqu’il dispose des énormes réservoirs des organismes de recherches extérieurs : chercheurs de Polynésie, de Guadeloupe même de Colombie que vous ne risquez pas de croiser dans les couloirs de notre université (voir note 1).

Quand ils ont déposé leurs listes, les autres éligibles, qu’ils soient BIATTS, étudiants, ou enseignants-chercheurs (CGTR, SNASUB- FSU, SNPTES, S’UNIR, UNIVERSITE DEMAIN, UNSA éducation) ont également joint comme les y invitait l’administration une profession de foi pour expliquer pourquoi il fallait voter pour eux. La seule liste qui n’a pas daigné se prêter à l’exercice est, là encore, celle de Gilles.  Pourquoi s’y astreindre, puisque de toute façon, il sera élu. Est-ce vraiment pour autant conforme aux valeurs de respect des électeurs qu’il prône ? Je vous en laisse juge.

Que peut-on retenir de cette nouvelle péripétie portée devant le tribunal administratif ? Qu’il faut prendre au sérieux les actes plus que les paroles. Derrière  les déclarations « peace and love », rédigées en séance du CESER, le candidat se comporte de la manière la plus agressive et violente qui soit. Ses requérants n’hésitent pas à traîner dans la boue les services administratifs de l’université quand ils les accusent entre autres de commettre une « illégalité manifeste » («illégalité manifeste qui porte gravement atteinte à la liberté fondamentale… »). Bien évidement ces accusations sans fondement ont été déboutées, mais je vous laisse imaginer la souffrance provoquée chez les personnels mis en cause. Là encore, est-ce conforme d’après vous au programme de Gilles Lajoie qui défend le bonheur et qui est bien sur contre la souffrance au travail ?

Peut être qu’un minimum d’échange réparateur envers ceux qui ont eu à souffrir de cette mise en cause n’aurait pas été superflu. Un mot sincère d’excuse publique aurait suffit, mais non, inutile puisque de toutes façons Gilles va être élu, il passe en force avec les voix des extérieurs alors pourquoi compatir au sort des injustement incriminés.

Je ne pense pas que c’est en se conduisant ainsi qu’on peut faire l’unité de toute l’université. Pour ma part, suite à mon premier envoi sur « les gaffes » j’ai reçu bon nombre de reproches provenant de mails privés  le plus souvent des insultes de la part de mes ex-colistiers de 2012 que je considérerai toujours comme mes amis (personne ne m’empêchera de nourrir à leur égard une affection indéfectible, même pas eux). Bref, au milieu des encouragements tels que : « sale con », « bête et méchant », « tu fais chier », « tu dépasses les bornes » « c’est scandaleux », « t’es devenu un gros naze », je suis tombé sur « mais, qu’est-ce que tu fais chez les affreux ? » et aussi « pourquoi as-tu basculé dans le coté obscur ? ».

Ah bon ? Avec de telles représentations, il est difficile ensuite de croire comme on l’entend sur ses clips de campagne que Gilles va être le candidat de toute l’université. Jean-pierre (Chabriat) serait le seigneur des ténèbres ? Sa liste serait composée de Dracula, Landru, Voldemort, le docteur Mabuse et pour respecter la parité, Tatie Danièle, la marâtre de Cendrillon et la vilaine reine de blanche neige ?

Dans ce voyage au bout de la nuit, je n’ai pourtant été mordu par aucun vampire et les nuits de pleine lune aucun ne s’est transformé en loup-garou. Fixer et figer les gens dans de telles assignations identitaires rend impossible une vision commune de notre université et bloque la « co-construction » © d’un futur partagé.

Pour ma part, de campagne en campagne, depuis bientôt vingt ans, j’ai seulement rencontré des collègues attachés à l’intérêt général. A ce titre, Jean Pierre (Chabriat) avait proposé en tout début de la campagne 2016 aux autres prétendants une démarche visant à établir une seule liste commune dans l’intérêt de toute l’université. Vous savez qui a refusé ce processus unificateur, qui à fait passer le JE avant le NOUS ? Celui pour qui être Président compte plus que tout. Alors quand on nous parle maintenant d’avenir « co-construit »© et de « collégialité » j’ai un petit doute. La meilleure manière de « co-construire »© un avenir n’aurait elle pas été de faire une seule liste tous ensemble ?

Mais  nulle inquiétude, tout baigne, nul besoin de faire une seule liste commune pour Gilles car avec  plus d’une vingtaine d’électeurs rajoutés sur les listes du collège A, avec plus de soixante électeurs rajoutés sur le collège B, quoi qu’il arrive il va être élu. Je le félicite, c’est déjà fait. Pascal (Duret)

PS1 : toutefois au moment de voter Gilles, envisagez rationnellement les conséquences de votre vote. Il aura la majorité au CA et comme il n’a pas fourni de liste lui permettant d’avoir la majorité au CR et CFVU ces deux conseils seront dans l’opposition. L’université sera ingouvernable, la seule manière de la faire fonctionner sera que le CA prenne, in fine, toutes les décisions. Est-ce vraiment ce que nous voulons ?

PS2 : C’est fait, oui c’est fait, il va l’être, à moins que nous ne cédions pas face à cette fatalité arithmétique, que nous réussissions dans un sursaut à démentir ce scénario pré-écrit. Quoi de plus exaltant finalement ?

Note 1 : A ce titre je dois apporter une précision par rapport au mail envoyé ce matin par Gwen à Pascal Anelli : dire que les extérieurs ont voté sur la base d’une information équitable leur permettant de nourrir leur libre arbitre individuel est une déclaration très discutable. Ainsi lorsque Jean pierre (Chabriat) dès le lendemain de la nouvelle de l’élargissement des listes a tenté puis réussi, pour exposer son programme, à contacter des extérieurs qu’ils soient de Nouméa ou de Montpellier, la même réponse lui est toujours revenue : ah mais nous avons déjà exprimé notre choix. Donc ce dont on est sûr c’est que le débat d’idée et la présentation contradictoire des programmes n’a pas eu lieu.

5. 23 mai 2016 16:05. Chloé Bourmaud. Les valeurs du SNESUP et son soutien à UR 2020.

Nous sommes attentifs aux droits et aux devoirs, à l’excellence de notre recherche et de notre pédagogie et à l’amélioration constante de nos conditions de travail, que ce soit pour les usagers ou pour tous les personnels de notre université.

Les politiques de financement associées aux politiques managériales, installées depuis quelques années au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), nous soumettent à des obligations de réponses aux Appels à Projets (APP) compétitifs qui mettent en concurrence les établissements, laboratoires et collègues, et renforce les inégalités. Ces politiques impactent l’ensemble de nos missions de service public et augmentent la précarité dans nos établissements (précarisation des jeunes docteurs, ingénieurs, techniciens et gestionnaires).

Cette précarisation s’accompagne d’un turn-over des compétences incompatible avec un ESR de qualité. Les APP constituent pour l’Etat un levier économique au service de la réduction des dépenses liées au développement de la carte de formation et de la recherche (diminution du financement récurrent des laboratoires) ; les enseignant-chercheurs et chercheurs se positionnent comme des entrepreneurs plutôt que des scientifiques. Cette activité (recherche de financement, suivi des APP, montage de projets) très chronophage se fait aux dépens de nos métiers et remet en cause la liberté des enseignants et chercheurs (l’évaluation des projets est essentiellement quantitative). L’impact sur les cartes de formation est également réel, alors que les prévisions des effectifs des étudiants stipulent environ 40 000 étudiants supplémentaires par an au plan national. L’innovation pédagogique et les apports du numérique ne seront pas à même de répondre à cette croissance des effectifs. Certes nous assistons à une augmentation de l’entrée de l’enseignement supérieur privé (et confessionnel), l’explosion des frais d’inscription, et la recherche de ressources nouvelles (via les offres de formations professionnelles et continues). Mais est-ce que c’est cela que nous voulons pour notre territoire ? Quid des filières Sciences Humaines et Sociales ? Pour atteindre les objectifs de réussite fixés par le ministère tout en diversifiant les types de publics accueillis (permettre à 60% d’une génération d’accéder à un diplôme de niveau licence), il faut recruter des titulaires et mener un travail approfondi pour construire des parcours pédagogiques adaptés (= objectif de la straNES, stratégie nationale pour l’enseignement supérieur).

Dans ce contexte, il est indispensable de défendre notre statut d’enseignant ou d’enseignant-chercheur et de lutter contre la modulation de service parfois imposée sournoisement (ou silencieusement ?) ; rehausser la dotation générale des établissements et les financements ministériels en diminuant par exemple le crédit impôt recherche destiné aux entreprises et favoriser l’embauche des jeunes chercheurs. Nous serons particulièrement vigilants pour lutter contre la précarité (grandissante malgré la Loi Sauvadet) et la parité au sein de notre établissement (17 professeures d’universités –femmes- sur plus de 90 professeurs).

Le SNESUP soutient UR2020 et est présent sur ses listes. Pour porter ces valeurs, le SNESUP Réunion a voté majoritairement pour une représentation syndicale au sein de UR 2020, le collectif animé par Gilles Lajoie (cf. mail du 6 mai 2016). Sur les listes au CA et commissions (CR et CFVU), neuf camarades se sont engagé.es auprès de Gilles Lajoie, dont Chloé Bourmaud (Annie-France = prénom d’état-civil), secrétaire académique du SNESUP Réunion.

Indépendance, transparence, solidarité, respect et défense de nos missions de service public seront les maîtres mots de notre action collégiale. Les camarades impliqué.es dans les listes de UR 2020 s’engagent à être à votre écoute et à oeuvrer pour l’intérêt général de notre établissement.  Nous vous invitons à voter et faire voter pour les listes de Gilles Lajoie et donc du SNESUP.

Notre avis sur le vote des UMR. Les collègues d’UMR votent, c’est normal

Nous avons lutté, il y a longtemps contre la privatisation rampante des Universités, contre cette fausse autonomie visant simplement à créer un enseignement supérieur français à deux vitesses pour lequel les universités provinciales sont les victimes annoncées (et que dire des universités des DOM!). Aujourd’hui, nous sommes dans la LRU mais le SNESUP se bat toujours pour la défense d’un service public unitaire et solidaire à l’échelle nationale.

Dans le domaine de la recherche, l’intégration de nos laboratoires dans les Unités Mixtes de Recherche (UMR) nous donne cette chance de porter la voie de notre Université au sein des réseaux de Recherche Nationaux et de pouvoir ainsi agir plus efficacement pour la défense de nos valeurs dans l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR).

Est-il légitime que les membres d’une UMR participent à la politique de notre établissement?

Oui, c’est dans les textes. Rappelons à ce titre que les personnels de l’Université de la Réunion appartenant à une UMR votent aussi dans les instances de leurs collègues à Paris, à Montpellier, à l’IRD, au CNRS, à l’Inserm etc… Mais c’est surtout une bonne chose car l’intervention de nos collègues d’UMR et leur vision de l’extérieur enrichit notre Université. Ils connaissent notre campus, la plupart sont venus en accueil renforcer nos labos sur des projets, ils apprécient nos atouts, nos infrastructures de recherche (CYROI, SEAS-OI, pôle 3P, CHU, …), ils cosignent des publications de référence, accueillent nos étudiants en stage. Cette implication dans la recherche de l’Université de la Réunion ne vaut pas plus pas moins que celle d’un vacataire (CEV) dans nos maquettes d’enseignement.

Finalement, nos Unités Mixtes de Recherche sont sans doute notre meilleur atout pour lutter contre l’isolement et l’éloignement. Cette ouverture sur la recherche internationale c’est aussi et surtout une chance pour nos formations et pour nos étudiants.

Le personnel des UMR serait favorable à la liste UR2020, cela se comprend

Nos chercheurs d’excellence (responsables locaux d’UMR, responsables d’écoles doctorales et autres) se sont massivement engagés avec le collectif UR2020. Est-ce donc si étonnant qu’ils entrainent leurs collègues dans leur sillage ? Il s’agit bien ici d’une question de politique d’Université : avoir le soutien des UMR ou pas… Le SNESUP Réunion se réjouit de cette reconnaissance de la place de la recherche dans l’avenir de notre Université.

Oui la liste UR2020 possède les meilleurs atouts pour hisser notre établissement à la hauteur des enjeux qui pèsent sur l’ESR de demain. Les représentants du SNESUP, présents sur ces listes, s’engagent à défendre les valeurs de notre syndicat. Nous invitons tous nos camarades et sympathisants à se mobiliser mardi autour des colistiers d’UR 2020.

Syndicalement vôtre, Le bureau SNESUP Réunion, Chloé Bourmaud, ESPE, secrétaire académique du SNESUP, Michel Arboireau, SUAPS, Rémy Courdier, ESIROI, Jean-Lambert Join, UFR ST, Christine Robert- Da Silva, UFR Santé, Jean-Pierre Tardieu, Professeur émérite, Marie Thiann Bo-Morel, UFR SHE.

6. 23 mai 2016 17:02. Pascal Anelli. Les valeurs du SNESUP et son soutien à UR 2020.

Chers collègues,  De votre message, il faut en déduire que ceux qui sont dans une UMR ont un avis qui compte plus que les autres (du fait qu’ils récupèrent les procurations des extérieurs).

Elle est jolie la démocratie dans votre pays. Tout le monde ne compte pas pareil. Est-ce que votre raisonnement  irait jusqu’à pondérer le vote d’un enseignant-chercheur en fonction de son taux de publication ?

Qu’un syndicat puisse arriver à justifier l’inadmissible (des électeurs à « plusieurs vitesses ») tout en défendant le service public solidaire est surréaliste.

A ce niveau, le plus simple c’est de supprimer la démocratie universitaire. Cela ne sert à rien de s’exprimer par le vote si tout est pipoté. A la place, il y aurait des gens intelligents qui décideraient pour les autres. De votre message, on peut penser que l’on n’en est pas loin. Bien à vous.

1 commentaire

Classé dans Non classé

Une réponse à “Listes électorales, procurations

  1. Christophe Bonnet

    Sur la question des UMR, les textes sont très clairs (article D719-12 du code de l’Education): sont électeurs pour l’élection des conseils centraux d’une université les chercheurs des UMR rattachés à titre principal à cet université. On retrouver facilement cette information dans l’annuaire des équipes de recherche de la DGRI. Dans le cas de l’université de la Réunion, sont dans ce cas de figure les UMR CNRS 133 et 134, l’UMR INSERM 1188 et l’UMR CIRAD 53. Les chercheurs titulaires de ces unités, quel que soit leur lieu de travail, doivent être d’office inscrits sur les listes électorales par l’université; rappelons que le non respect de cet règle avait conduit à l’annulation des élection à l’université Paris Diderot de 2007.

    Par ailleurs il va de soi que les électeurs peuvent donner procuration à qui ils l’entendent, à condition de le faire dans les formes requises. L’hypothèse d’un « partage des procurations » est donc pour le moins fantaisiste…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s