Ségrégation universitaire en IdF

Leïla Frouillou a reçu le prix OVE 2016 pour sa thèse sur Les mécanismes d’une ségrégation universitaire francilienne. Carte universitaire et sens du placement étudiant. Elle a été récompensée au cours du colloque annuel de la CPU, qui s’est tenu à l’université d’Orléans, les 25 et 26 mai 2016.

Elle le sera de nouveau le 14 juin 2016.

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Résumé de la thèse de Leila Frouillou, soutenue cette année à l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne.

« Cette thèse s’attache à expliquer les différenciations de publics étudiants entre les universités publiques de la région Île-de-France. Issues de la division de l’Université de Paris après 1968, ou du plan U2000 (1991) pour les quatre plus récentes, ces seize établissements constituent un paysage universitaire complexe et hiérarchisé. À partir d’un cadre théorique bourdieusien considérant la dimension spatiale des rapports sociaux, la problématique de recherche interroge les mécanismes matériels, institutionnels et représentationnels d’une ségrégation universitaire, définie par analogie avec les travaux sur les niveaux primaire et secondaire du système scolaire français.

L’analyse de données caractérisant les étudiants des seize universités (MESR-SISE) est croisée avec une enquête par entretiens auprès d’acteurs universitaires et d’environ quatre-vingt étudiants, dont la moitié a été suivie sur trois ans (entretiens répétés), inscrits en Droit, Administration Économique et Sociale et Géographie, à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Paris 8 Vincennes – Saint-Denis.

Dans une métropole parisienne ségréguée, la carte universitaire contribue à différencier les recrutements étudiants, à travers la localisation des offres de formation, les stratégies d’établissement qui y sont associées mais également les discontinuités créées par les systèmes d’affectation à l’entrée en L1 non sélective (système RAVEL puis Admission Post-Bac à partir de 2009). L’intériorisation socialement située des contraintes institutionnelles et matérielles (accessibilité en transport) définit des espaces des possibles universitaires distincts selon les étudiants. Leur sens du placement dépend de leur capital scolaire antérieur comme de leur trajectoire sociale. Les mobilités étudiantes entre universités constituent une clé de lecture de ces ajustements, qui (re)produisent les différenciations de publics entre établissements ».

Ce résumé est tout à fait typique d’un/une jeune chercheur(e) en fin de thèse se présentant pour la 1ère fois devant un comité de sélection. Il présente la problématique, la méthode de collecte de données, mais il oublie de mettre en scène des résultats précis et prouvés. un exemple : quid de la mobilité entre établissements ? Qui bouge ? A quel niveau du cursus ? Et vers quelle formation ?

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Classé dans C. Ile-de-France

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