D’un corps à l’autre

D’un corps à l’autre. Témoignage d’Anne Lavigne, professeur d’économie à l’université d’Orléans, membre du Laboratoire d’économie, recherches en économie des retraites, vice-présidente du conseil scientifique de l’Université en juin 2008, auteur du blog Mutadis Mutandis.

Extraits de ce témoignage Après 31 ans passés dans l’enseignement supérieur et la recherche, je pars en détachement au Conseil d’Orientation des Retraites, en qualité de responsable des études. J’aurai pour missions de développer les relations avec les producteurs d’études sur le thème des retraites…

… [Après la vice-présidence du Conseil scientifique à l’université], le retour « à la paillasse » ne s’est pas fait sans heurts : pour en avoir discuté avec d’anciens responsables de laboratoire (ou de conseils centraux, et a fortiori avec d’anciens présidents d’université), passés les quelques jours de très grand vide (on passe d’un rythme de 150 mails par jour à… 2 ou 3…), on se remet aux fondamentaux : préparer de nouveaux cours (on prend ce qu’il reste…), reprendre la recherche, participer à des colloques, rédiger des rapports d’arbitrage pour des revues, participer des comités de recrutement et d’évaluation… bref, la routine de l’enseignant-chercheur.

Et c’est là que ça coince… Parce que toute l’expérience relationnelle accumulée se délite, parce qu’il est humainement difficile (impossible ?) de revenir « EC lambda » dans un laboratoire/une université qu’on a dirigé/e. Ce n’est pas (ou très peu) une question de personnes, mais une question structurelle…

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1 commentaire

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Une réponse à “D’un corps à l’autre

  1. Samuel BLIMAN

    lorsqu’en 1987 fut instituée la possibilité de l’année « sabbatique » en France, cela parut presque « miraculeux »… et ce le fut puique cette possibilité s’est réduite comme peau de chagrin! Qu’en dire sinon que dés cette époque et pour un an, s’en sont félicités et ont pu reprendre leur place, sans trop de peine. Depuis, n’existe plus que la mise à disposition ,pour « s’évader » du quotidien, avec un retour difficile aux petits désagréments quotidiens. Donc , sortir crée l’envie de « ressortir » voire de changer de corps. Et tant pis pour tous ceux qui restent!

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