Mandon simplifie le doctorat

Décidément, Thierry Mandon accumule les gaffes (chronique : Mandon et ses 4000 docteurs) : il faudrait penser à l’exfiltrer. Communiqué de la Confédération des Jeunes Chercheurs (CJC, 24 juin 2016) : Contrat doctoral, une simplification qui signe l’arrêt de mort des missions doctorales.

Le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche semble très satisfait des mesures de simplification présentées dernièrement. Les jeunes chercheur-e-s représentés par la Confédération des Jeunes Chercheurs cherchent activement à comprendre pourquoi et s’opposent à la transformation des missions doctorales en vacations.

En effet, si l’on examine le pire des cas par rapport à la situation actuelle, l’exemple d’un ou d’une doctorante recrutée en contrat doctoral avec 64 heures d’enseignement de TP, la mesure de simplification n°18, en laissant la possibilité d’effectuer des heures d’enseignement sous la forme de vacations et non plus seulement dans le cadre d’une mission doctorale, permettra à son établissement employeur de :

  • augmenter son temps de travail de 17 %
  • diminuer son salaire mensuel de 10 %
  • diminuer son salaire horaire de 29 %
  • ne pas payer de droits sociaux pour son travail d’enseignement (chômage, sécurité sociale et retraite), alors même que les doctorant-e-s sont nombreux à connaître des périodes de chômage.

De plus, la modulation de 1 à 268 h d’activité complémentaire ne concernera que les doctorant-e-s avec activité complémentaire d’enseignement, les autres missions devront continuer avec un cadre rigide qui aurait parfaitement pu être adapté. On peut être tenté d’expliquer cette incohérence par des raisons économiques : les contrats doctoraux avec activité complémentaire d’enseignement intégrée pourraient disparaître sous peu, puisque moins rentables que les contrats doctoraux avec un enseignement payé en heures complémentaires.

Lire la suite du communiqué de la CJC

1 commentaire

Classé dans Non classé

Une réponse à “Mandon simplifie le doctorat

  1. Samuel BLIMAN

    Hélas , trois fois hélas, ces réformes à répétition du doctorat donne à penser que pour le « législateur », la tendance serait que ,comme l’énonçait un article paru dans le périodique britannique « the Economist » du 16/12/2010 « the doctoral degrees: the disposal academics: »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s