Doctorants de Paris Sorbonne

Analyse de l’arrêté du 25 mai 2016 portant réforme de la formation doctorale par le Collectif des doctorants de Paris Sorbonne.

Dans un communiqué du 25 juin 2016, le collectif des doctorants pose un certain nombre de questions et demande des garanties sur la durée et le financement des thèses dans les disciplines de Lettres et Langues, de Sciences Humaines et Sociales. Il craint des politiques très diverses d’une école doctorale à l’autre au sein d’un même établissement et d’un établissement à l’autre.

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Conclusions du communiqué et Positions

Les Écoles Doctorales sortent renforcées de la réforme. Elles déterminent leurs propres critères pour la prolongation des thèses jusqu’à six ans et plus, les conditions définies par la charte des thèses (art. 12), les conditions de composition et de désignation du comité de suivi individuel, le nombre maximum de doctorants encadrés par un seul directeur, la dispense et la communication des formations possibles et accessibles. Le risque est de voir émerger des situations très diverses, non seulement entre universités mais aussi entre les E.D. au sein d’un même établissement.

La logique de l’autonomisation de l’enseignement supérieur par l’assouplissement du cadre national prime. A défaut de cadrage national suffisant, le Collectif demande que l’université définisse une charte des thèses type pour tous ses doctorants, en discussion avec leurs représentants, et l’impose aux Écoles Doctorales. Celle-ci doit garantir la plus grande liberté de choix de recherche au doctorant, indépendamment de son projet professionnel.

De plus, nous demandons que la plus grande marge soit accordée pour les conditions de recherche, notamment en terme de financement. L’université doit informer au mieux les doctorants sur les moyens de financement à court ou long terme.

Sur la durée des thèses, le « dogme » des trois ans ne correspond toujours pas aux réalités du terrain. Nous demandons que l’université reconnaisse que la situation de thèse à temps partiel concerne l’écrasante majorité des doctorants de Paris-Sorbonne, en leur accordant la durée maximale de durée de la thèse, soit six ans.

Concernant les Comités de Suivi Individuel, nous estimons que leur composition doit se faire le plus possible dans l’intérêt du doctorant et doit respecter, autant que possible, la diversité des disciplines comprises au sein de chaque E.D. Enfin, le règlement des cas de harcèlement ne doit pas entrer en conflit avec la cellule de prévention contre le harcèlement instaurée par la loi de l’ESR de juillet 2013, ou même le CHSCT. Ces questions doivent être traitées par des organismes composées de personnalités compétentes et sensibilisées à ces questions.

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