Rouen. Défi portuaire 1840-1940

Copie de noir

Chroniques à l’occasion d’une croisière sur la Seine entre Paris et Honfleur. Thèse et article de Michel Croguennec, attaché de conservation du patrimoine et des bibliothèques, responsable des archives municipales et du patrimoine historique de Petit-Quevilly, Seine-Maritime (en 2011). Album de 8 photos, tirées de La Seine, une vallée, des imaginaires.

Michel Croguennec, L’aménagement du port de Rouen de 1800 à 1940 : contraintes, techniques et stratégies, thèse de doctorat en Histoire sous la direction du professeur Michel Pigenet, université de Rouen, 1999-05, 2 volumes, 345 pages.

Dans les années 20Cliquer sur les images pour les agrandir

Cette thèse traite de l’histoire du port de Rouen, entre 1800 et 1940, sous l’angle de son aménagement, de son outillage et de son évolution spatiale. L’espace portuaire est ici conçu en tant qu’espace territorial, espace technique et espace mental. Afin de mener à bien ses travaux, l’auteur se penche sur le rôle joué par les différents acteurs de l’aménagement du port : État, commune de Rouen, Chambre de commerce et usagers du port et adopte un plan chronologique : 1800-1875 qui reste une période de gestation et de réflexion ; 1879 – 1913 qui apparaît comme une période intermédiaire où l’on observe une forte hausse des trafics conjuguée à un développement portuaire certain, mais insuffisant ; la période 1914 – 1940 qui se caractérise par des crises (économiques, budgétaires…), par une réforme du système de financement des travaux et par le recours plus important à l’initiative privée.

Vers 1870

Michel Croguennec, Rouen face au défi de la modernité portuaire : 1840-1940, pp. 53-65, in La Seine, une vallée, des imaginaires, PURH, 2015.

1895

L’auteur envisage la ville face au défi de la modernité portuaire 1840-1940. L’existence de ce port de transit entre la mer et la capitale fut remise en cause par l’arrivée des chemins de fer : « la desserte du Port du Havre par le rail à partir de 1847 constitue en effet une brutale remise en cause du rôle séculaire de Rouen comme avant port de Paris ». Ce à quoi s’ajoute à cette époque la mauvaise navigabilité du fleuve. Les Rouennais doivent alors une fière chandelle à Hugo et à Lamartine qui obtiennent un vote à l’Assemblée Nationale pour la construction de digues pour réduire la largeur du fleuve et accroître le courant… Grâce à de nouveaux équipements, l’expansion reviendra et Rouen voudra obtenir de nouveaux quais sur Petit-Quevilly, en annexant purement et simplement les terrains… Querelles locales qui pèseront lourd dans l’histoire du développement de la ville et de sa banlieue. En 1916, Rouen est le 1er port de France et son trafic atteint 9 millions de tonnes / an, l’objectif est de  14 millions de tonnes pour 1930. On suit tout au long de ce chapitre du livre l’évolution tourmentée du port.

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Classé dans C. Bretagne Normandie, E. Ingénierie, E. Sciences humaines et sociales, F. 19ème et 20ème siècles

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