Budget 2017 : CPU et promesses

La CPU doit vivre avec  un ersatz de bureau jusqu’en décembre 2016, date d’élection d’un nouveau trio de trois membres. Gérard Blanchard n’est plus président de La Rochelle et a démissionné de ce bureau parce qu’il est devenu vice-président du conseil régional de la Nouvelle Aquitaine. Jean-Loup Salzmann n’est plus président de Paris 13 et ne deviendrait pas président de Sorbonne Paris Cité. Khaled Bouabdallah n’est plus président de l’université de Saint-Étienne, mais est devenu président de la COMUE Université de Lyon.

Le nouveau bureau de la CPU sera élu en décembre 2016. Khaled Bouabdallah ne va quand même pas oser se présenter à la présidence de la CPU ! Il en rêve peut-être, mais cela fait déjà trop longtemps qu’il est en poste dans le bureau. Place à d’autres !

Voici un trio présidentiel que j’envisagerais bien : deux présidentes (Fabienne Blaise, Lille 3, Christine Gangloff-Muller, Haute-Alsace) ; un président (Jean-François Balaudé, Paris Nanterre). Ils sont déjà tous trois membres du CA de la CPU et ils connaissent bien les affaires (second mandat en cours). Ils appartiennent tous trois aux Sciences humaines et sociales : les élire au bureau donnerait enfin du poids aux SHS.

D’ici décembre, la CPU va publier quelques communiqués, selon sa plus belle manière cyclothymique : un communiqué pour râler contre ce gouvernement, un communiqué pour l’applaudir. C’est encore le cas, cette année, pour le marronnier du budget : mécontente le 30 juin, heureuse le 7 juillet.

CPU, communiqué 30 juin 2016, Budget 2017. La CPU quitte l’agenda social

« Alors même que les futurs bacheliers sont de plus en plus nombreux à vouloir s’y inscrire, les universités sont dans une totale incertitude quant à leur avenir sur le plan budgétaire. En effet le budget des universités pour 2017 est, à ce jour, toujours inconnu.

Ce budget doit comprendre, outre une augmentation naturelle du budget de fonctionnement des établissements (+140 millions d’euros), une augmentation liée à la forte pression démographique avec plus de 33 000 étudiants supplémentaires (+ 230 millions d’euros) ainsi que la compensation intégrale des nouvelles mesures décidées par l’État selon le principe du « décideur payeur » : augmentation du point d’indice, revalorisation des catégories A-B-C,  prolongation de la loi Sauvadet, financement des 1000 emplois, compensation boursière (+ 273 millions d’euros).

A cette réévaluation indispensable, il faut ajouter le budget nécessaire à la mise en sécurité et accessibilité des bâtiments, soit environ 350 millions d’euros. Le montant total du budget 2017 attendu par l’ensemble des universités françaises se porte donc à 1 milliard d’euros.

Plus d’1,6 million d’étudiants feront leur rentrée en septembre prochain et les universités n’ont aucune vision claire de leur avenir budgétaire. Comment dans ces conditions préparer sérieusement une  rentrée et accueillir nos étudiants dans les conditions nécessaires à leur réussite.

Devant cette situation inédite, l’État souhaiterait dans le même temps que la CPU participe à l’Agenda social, conférence dont les conclusions pourraient également entrainer de lourdes conséquences financières pour les universités.

Dans ces conditions et tant qu’il n’y aura aucune garantie budgétaire liée notamment à l’accompagnement de l’augmentation du nombre d’étudiants et à la compensation des conséquences des mesures prises par l’État, la CPU refusera de participer à l’Agenda social. Bien que consciente des enjeux de cette conférence, la CPU n’est pas en mesure de souscrire à des engagements nouveaux dont les financements ne sont pas assurés alors même que les établissements sont amenés à réduire leurs activités de formation et de recherche pour préserver l’équilibre budgétaire, en contradiction même avec les missions que la Nation leur a confiées et avec les ambitions affichées pour la jeunesse ».

CPU, communiqué du 7 juillet 2016, Budget 2017. Des engagements à tenir

« Le CA de la CPU, réuni à l’université de Nîmes, prend acte des déclarations à l’Assemblée nationale du gouvernement. Si ces déclarations se concrétisent dans le projet de budget 2017, cela signifie que l’Etat compensera à l’euro près ses décisions concernant le point d’indice et les autres augmentations de la masse salariale (GVT, CAS pension, 1000 emplois, PPCR, etc..) et qu’il restera une somme de 100 millions d’euros aux établissements destinée à  accueillir dans de bonnes conditions les 120 000 étudiants supplémentaires qui ont rejoint l’université au cours des 3 dernières années. La CPU veillera à ce que toutes les charges nouvelles soient effectivement compensées, en particulier le GVT.  Et elle sera très attentive à ce que les moyens supplémentaires alloués ne soient pas amputés par une augmentation de la réserve de précaution, qui serait inacceptable.

Il reste désormais à régler de manière urgente le déficit de financement des universités pour 2016 concernant l’augmentation du point d’indice et le PPCR (Parcours professionnels, carrières et rémunérations des fonctionnaires) soit environ 35 millions d’euros ».

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