Des MCF qualifiés à vie

La qualification aux fonctions de professeur est nécessaire (mais non suffisante) pour accéder au grade le plus élevé dans les universités. Elle est attribuée par une des sections du Conseil National des Universités, pour une période de 4 ans.

Ces principes généraux sont désormais battus en brèche pour un des concours réservés, celui pour les maîtres de conférences et enseignants-chercheurs assimilés ayant exercé, pendant au moins quatre ans dans les neuf ans qui précèdent, des responsabilités importantes dans un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (alinéa 5 de l’article 46 du décret du 6 juin 1984). Concours réservé dans la limite du neuvième des emplois mis aux concours dans l’ensemble des disciplines.

Responsabilités importantes dans les domaines de l’orientation, de la promotion sociale et de l’insertion professionnelle, de la formation continue, du transfert et de la valorisation des résultats de la recherche, de l’innovation pédagogique, de la gouvernance des établissements, du développement des ressources numériques, des partenariats internationaux, de la diffusion culturelle, scientifique et technique et de la liaison avec l’environnement économique, social et culturel, au titre des fonctions de président ou directeur d’établissement ou de président ou vice-président mentionnées dans les statuts de l’établissement, de directeur de composante.

En 2016, le détricotage de la réglementation nationale de la qualification s’est effectué en trois temps, sous le couvert des mesures de simplification à la Mandon (chronique du blog : concours réservés simplifiés).

1er temps. Pour le concours réservé, examen de la demande de qualification et attribution de celle-ci par une commission nationale (arrêté du 1er mars 2016) et non plus par une section du CNU, commission composée pour moitié de présidents d’établissement.

2ème temps, orchestré par l’arrêté du 12 juillet, publié au JO le 11 août 2016. Les candidatures sont enregistrées auprès de l’établissement concerné, et les résultats fournis par l’établissement, contrairement aux autres procédures qui se déroulent sur internet.

3ème temps (même arrêté). La validité de la qualification aux fonctions de professeur des universités établie par la commission nationale n’est pas limitée dans le temps.

Pour les maîtres de conférences qui ont exercé des responsabilités importantes et qui veulent être promus professeur, les procédures sont effectivement simplifiées, allégées. L’attribution d’une qualification à vie n’est par contre pas défendable : il s’agit d’une inadmissible inégalité de traitement par rapport aux MCF qualifiés par le CNU.

Avec l’enregistrement des candidatures et la publication des résultats au niveau de l’établissement, le concours réservé devient encore moins transparent. Tout se passera de plus en plus dans des cercles restreints. Celui des présidents de la commission nationale. Celui de la présidence et de la vice-présidence de la commission recherche du conseil académique de l’établissement qui mettront un poste de professeur à pourvoir localement pour tel ou tel maître de conférences allié.

17 Commentaires

Classé dans Non classé

17 réponses à “Des MCF qualifiés à vie

  1. Charles L.

    La reconnaissance des responsabilités administratives dans l’avancement des EC est une bonne chose. Le seul problème est qu’il n’y a aucune évaluation de la manière dont ces charges administratives ont été exercées. Contrairement aux autres procédures pour devenir PR, quoi que l’on pense du CNU, il faut démontrer que durant un certain temps, de la recherche a été faite, une diversification des enseignements a existé notamment en master etc… et la recherche peut être évaluée dans son existence et sa qualité (quoi qu’on pense après, des critères retenus). Mais par le 46-5, sur quels résultats « administratifs » se base-t-on ? Le seul critère est un critère de durée dans des fonctions. C’est un peu léger, quand on sait qu’un ancien directeur de composante peut postuler à un poste de PR au 46-5 alors qu’il n’aura rien fait durant ses quatre années de mandat à part voyager pour -paraît-il – développer les relations internationales de sa composante par exemple et ce, sans résultat concret, du moins pour l’université. Si nous pouvons toutes et tous apporter des critiques aux critères du CNU, nous avons toutes et tous connu autour de nous de tels directeurs (directrices) de composante (ou VP ou…). Alors, faciliter l’accès au corps de PR de personnes dont la réalité du travail fait, se limite à avoir eu une carte de visite durant 4 ans, à défaut de pouvoir/d’avoir « contrôlé » les réalisations effectives du candidat ou de la candidate n’est pas admissible… et se retourne contre le principe qui est le soubassement même de la fonction publique: la méritocratie, car comment peut-on parler de méritocratie si l’on ne peut vérifier les mérites et que l’on produit des systèmes d’avancement qui ne le permettent pas ?

    • Marianne

      Le problème c’est qu’il est très difficile de motiver des gens pour être directeur de composante tant la fonction est ingrate. Du coup s’il n’y a pas une carotte suffisante ça va être difficile de susciter des vocations….Après oui il y a toujours le problème d’évaluer si la fonction est bien rempli. C’est le cas pour les responsabilités administratives mais aussi pour l’enseignement, l’encadrement des thèses, un peu tout en fait….

  2. Marianne

    Et remplir des fonctions lourdes durant un nombre d’années important c’est aussi se couper toute possibilité de promotion basée sur les activités de recherche…..

    • « Remplir des fonctions lourdes » ne figure pas dans les missions des enseignants-chercheurs. Ceux qui acceptent ces fonctions pour un nombre important d’années quittent le cœur du métier. Ils devraient donc être transférés dans un autre corps, celui de l’administration scolaire et universitaire (ASU). Autre piste : la durée des mandats dans les fonctions universitaires devraient être réduits à deux ans, renouvelable une fois

    • Charles L.

      Je suis désolé mais pour avoir été directeur d’UFR 9 ans (2001-2009), membre du CA de mon Université non stop entre 2001 et 2016, avoir vu la loi LRU advenir, puis la loi ESR je peux attester de deux choses:
      – les charges administratives de directeur de composante sont de moins en moins lourdes et les candidats de plus en plus nombreux (et la « promotion » ad hoc comme l’allègement des fonctions n’y sont pas étrangers, pas plus que la prime: la « mienne » en 2001 était de 96hETD, en 2009 de 150hETD; l’année d’après, elle passait pour mon successeur à 192HETD + décharge d’enseignement de droit d’1/3 du service ; au-delà pris sur la prime – des VP avaient des primes -cumulables de droit avec décharge – de 384hETD et jusqu’à 448hETD). Aujourd’hui, en atteste la création des codir, les décisions ne dépendent plus des composantes mais du Président avec des CA majoritairement asservis dont les relevés de conclusions pourraient parfois servir de CR. Alors le clientélisme va bon train pour conserver ses emplois (pas besoin de faire des statistiques comme j’ai dû en faire 9 ans pour démontrer le sous-encadrement sauf si on n’est pas « docile ») et les autres dossiers (quinquennaux sont faits par d’autres: directions de diplômes…). Idem pour les VP (je caricature un peu mais ce n’est pas certain).
      – ces charges administratives dispensent d’enseignements pas de recherche (voir les décharges accordées à la seule partie enseignement du service des EC affectés à ces fonctions). Ainsi, le traitement perçu reste perçu pour l’intégralité de la recherche due par l’EC. UN EC même directeur de composante ou VP, voire Président ne doit pas cesser de faire de la recherche parce que la recherche doit l’aider aussi à traiter ses dossiers en chercheur, selon la méthodologie du chercheur et non en manager, en gestionnaire et politique, comme c’est le cas aujourd’hui. Les charges administratives devraient seulement imposer au CNU (qui doit rester maître de la promotion des EC au niveau de la section) d’être moins exigent en matière de quantité de recherche voire forme de recherche (ouvrages etc) mais pas de qualité de la recherche produite. Car comment imaginer un MCF devenu directeur de composante, n’ayant alors fait durant 5 à 10 ans ni enseignement ni recherche devenir pour couronner le tout PR ?C’est proprement un non-sens… sauf à les mettre à former de futurs administratifs et là, ils ne sont plus des EC…. Moi qui ne suis pas un « extra-terrestre » j’ai toujours continuer à faire de la recherche et des enseignements tout en remplissant mes dossiers comme directeur de composante parce que je savais que ce ne serait pas « éternel », que je redeviendrais EC à temps plein et parce que c’était ça mon métier avant tout et ça le restait malgré mes fonctions.
      D’où une conclusion en trois temps:
      – on remarque dans cette réforme que des fonctions administratives ne sont pas ainsi « reconnues » comme permettant la promotion: les directeurs de labo et d’ED…. pourtant, que de travail pour monter des colloques, animer des équipes, remplir des dossiers indigestes pour des contrats etc… = Absence de prise en compte de la recherche
      – on remarque que cette réforme n’exige pas des EC « promouvables » d’avoir fait de la recherche et au contraire justifie l’absence de recherche par une fonction « imaginée » comme empêchant toute recherche ! = Absence de l’importance de la recherche
      – On peut donc dire que les lois LRU et ESR (et leur tempo réglementaire) visent à la disparition de la promotion du coeur de notre métier en l’y disqualifiant: la recherche; en attestent cette réforme, celle du doctorat, l’interdiction des masters recherche etc…. et favorisent alors la construction de mal nommés EC (oui à leur basculement dans l’ASU avec des notations sans indépendance constitutionnelle où ils se nichent) qui ne font dans leur carrière ni recherche ni enseignement mais juste des fonctions administratives non « contrôlées »: un parcours typique aujourd’hui: EC MCF, directeur de composante (deux mandats sans E ni R et si HDR (ultra light in sections 1 à 6; longtemps attribuée avec le doctorat, le même jour) => PR puis PR1 au local car passé de « directeur de composante » car là, c’est la « double promotion »), président d’université (deux mandats sans E ni R mais devenu PR au passage et même promu dans la foulée PR1 car HDR non nécessaire), président de ComUE (sans…..)….. et toujours EC ? Cherchons la logique…

      • politique

        l’HDR délivrée le même jour que le doctorat ne se pratiquait que dans les sections juridiques, c’est à dire de 1 à 4. Et cette pratique a disparu depuis longtemps. En fait, les juristes assimilaient la thèse « nouveau régime » (par opposition au régime d’avant 1984) au doctorat d’Etat qui valait auparavant habilitation.

      • Charles L.

        Excusez moi l’erreur concernant les sections (les sections 5 – surtout la 5 d’ailleurs – et 6 ont, c’est vrai une autre politique). Je sais que le « cumul » Thèse/HDR le même jour ne se fait plus depuis « longtemps » (enfin… pour les sections 01 et 02 ce n’est que depuis la fin des années 90 tout de même; j’ai des collègues qui ont soutenu leur thèse nouveau régime en 1998 et leur HDR le même jour parce que doctorants dans une université « juridique » et non pluridisciplinaire, où là les choses ont toujours été plus compliquées car incompatibles avec le mode de recrutement des PR dans les autres sections que les 1-6). Pour autant, pour ce qui est des HDR en droit, elles n’ont aucune importance (sauf jusqu’au nouvel arrêté sur le doctorat où elle seule permettait la direction de thèses), à tel point que depuis que le 46-1 est applicable aux sections 1 à 6 les sections du CNU (au moins 1 et 2) ne demandent pas le document d’HDR car pour eux, cela n’a jamais été « formaté » et pour cause: une HDR en droit s’obtient avec un document de présentation de 30 pages environ et une photocopie des articles et autres recherches que l’ont a faits depuis la thèse – tout juriste sait qu’aujourd’hui (l’avenir changera peut-être les choses) que l’HDR n’est qu’une formalité et qu’elle ne sert à rien même dans le 46-1 sauf pour la recevabilité du dossier et encore…. Ce qui compte en droit, pour devenir un « vrai « PR (d’après les juristes « bon ton ») c’est l’agrégation du supérieur qui est attribuée à 90%, à des jeunes MCF « seulement » docteurs (brillants sans doute bien sûr), parfois encore stagiaires ou à des docteurs qui deviennent PR parfois dans la foulée de la soutenance de thèse (après avoir certes passé un concours, souvent proche de cooptation…). Pour revenir à l’objet principal de mon post, je maintiens que tout ce qui est organisé aujourd’hui par les textes et la jurisprudence (un PRAG non docteur peut être président d’université parce qu’il « enseigne » à l’Université – jugement TA sur université de Brest – et décide comme président, par exemple (même si avis du directeur de thèse – peut-être pas docteur – et directeur d’ED, mais l’avis là n »est pas un avis conforme seulement obligatoire donc peut ne pas être suivi par le président) de la composition des jurys de thèse sur la base des « mérites des membres (même PR) du jury » (arrêté mai 2016) et qui même d’ailleurs peut semble-t-il désormais suivre des thèses, rien que cela en est la preuve la plus criante) est la disparition de l’importance de l’activité universitaire par excellence à savoir la recherche. En effet des personnes EC qui durant des années n’auront fait ni enseignement ni recherche (pour laquelle ils restent payés tout de même car il n’existe aucune décharge en la matière dans les textes) deviendront très facilement (parce que c’est le cas) non pas administrateur de je ne sais quelle institution mais PR, enseignant-chercheur de rang A alors qu’ils ne sont plus ni l’un (enseignant) ni l’autre (chercheur) depuis longtemps… Là il y a aussi une réelle incohérence, ineptie même… Mais cela confirme une autre tendance, quelque chose qu’on entend de plus en plus « à l’extérieur »: Etre EC n’est pas un métier. Enseigner à l’université est désormais à portée de tout le monde (avocat, entrepreneur,…etc – intervenant extérieur, mais aussi enseignants associés) et maintenant on pourra être promu EC-PR voire diriger des thèses…etc sans faire de recherche/sans être docteur… Je crois en effet comme le dit infra pb, que les universitaires se sont vautrés essentiellement dans la médiocratie et qu’ils en récoltent là les fruits… Je ne suis pas certain du coup qu’il n’y ait pas une véritable cohérence dans les textes ici considérés… une cohérence qui construit l' »université  » (sans doute faudra-t-il trouver un autre mot pour dire la « chose ») de demain, adolescente aujourd’hui… A qui cela sera-t-il profitable ? à l’économie je dirais… parce qu’il vaut mieux désormais former des comptables que des gens qui réfléchissent des jeunes adultes situés… L’université de la loi Faure a vécu, marchandisation, privatisation, professionnalisation de l’université – et de la recherche – obligent… Il n’est pas sûr que ce soit le meilleur service à rendre à notre société suffisamment consumériste sans cela…

  3. AT

    Pour répondre à Marianne, je rappelle que les directeurs d’UFR ou de département bénéficient d’une décharge importante de leur service et d’une prime (dans mon université, un directeur d’UFR a une décharge de 2/3 de son service et une prime d’environ 5.000 euros par an), le Président d’université et les VP des conseils centraux bénéficient d’une décharge totale de leur service et une prime de 5.900 euros par an. Ce n’est pas du travail gratuit. De plus, comme l’a déjà dit Charles L., certains prennent ces fonctions pour avoir une carte de visite et on peut se douter de leur investissement ou de l’efficacité de leur travail, sans compter qu’ils font travailler les autres à leur place.
    Deux choses me choquent dans ce décret : 1) la qualification aux fonctions de professeur ne se fait pas au niveau d’une section du CNU. 2) la qualification accordée par une commission ad hoc est valable à vie.

  4. sidoine

    Tout cela parait de bonne augure pour une mise en œuvre conjuguée du principe de Peter et de la servitude volontaire. On reste coi devant le dynamisme et l’énergie des rédacteurs de ces textes pour rétrograder l’université au niveau de la jungle

  5. pb

    Le clientélisme, déjà remarquablement dopé par les Idex, Labex et autres Grotex, a de beaux jours devant lui. Idem pour la médiocratie. De la destruction de l’université par les universitaires… A qui cela profite-t-il?

    • politique

      Des PR non titulaires d’une HDR, mais pouvant diriger des thèses, des labos de recherche, etc…puisqu’ils sont PR. Il y a sans doute un problème de cohérence entre ce décret et la loi, voire la jurisprudence constitutionnelle.

      • Penny

        Cette situation – des PR sans HDR – a « toujours » existé pour les sections 1 à 6 (cf concours d’agrégation du supérieur niveau doctorat)… Là, pour être qualifiés PR selon le 46-5 il faut avoir l’HDR (condition de recevabilité). Je pense malheureusement que ces textes sont conformes à la loi et à la Constitution (sauf sans aucun doute l’arrêté de 2016 sur les études doctorales mais pour une autre raison)

  6. politique

    Les candidats qui ont exercé les fonctions de président d’université, président du conseil académique, de vice-président du conseil d’administration, de vice-président du conseil des études et de la vie universitaire ou de vice-président en charge des questions de formation d’une université sont dispensés de la possession de l’habilitation à diriger des recherches, dès lors qu’ils ont accompli un mandat complet en cette qualité.

    c’est ce que dit le décret donc pas de nécessité d’HDR, par exemple, pour des PRAG qui seraient président ou vice-président d’université et qui pourraient, puisque PR, diriger des thèses, etc…

    Dans les sections de 1 à 6, il n y avait pas besoin d’HDR pour s’inscrire au concours, mais la première épreuve du concours était la présentation des travaux du candidat précédée d’un rapport sur ces travaux par deux PR membres du jury.

    • Penny

      Ce que vous dites est toujours vrai pour les sections 1 à 6 concernant l’agrégation (je ne comprends pas l' »imparfait » utilisé dans votre post) et je ne vois pas en quoi ce que je dis est inexact.. certes la 1° leçon d’agrégation porte sur les travaux après rapport de 2 PR mais au 46-1 il vous faut l’HDR et vous avez aussi une qualification sur avis de deux PR rapporteurs. C’est donc différent en soi sauf si vous estimez que l' »oral », l’habitus du candidat remplace dans l’agrégation du supérieur l’HDR et, je dois l’avouer que je vous suivrais car ce concours n’est que cela: une cooptation par un jury qui cherche à retenir parmi les candidats des EC qui leur ressemblent (manière de parler, de s’habiller, habitus social, thèse dans une « grande » fac etc… mais attention alors au risque fin de race). Pour autant je maintiens la pertinence de ce que j’ai écrit à ce propos.
      Par ailleurs vous avez raison: s’agissant des Présidents d’université, du CAC, VP CA/CEVU ( = CFVU ?) ou VP formation (donc pas « tous » les VP comme vous le dites – article 46-5 alinéa 4), il y a là dispense d’HDR (cas déjà ‘d’ailleurs pour les présidents avant la modification du décret de 84). Quant à la possibilité pour ‘un PRAG de bénéficier de ce dispositf, elle n’est aucunement certaine. Ce dispositif est applicable à des EC ou des « assimilés ». Or, le ministère se réfère à l’annexe du décret de 1984 pour préciser quels sont les personnels assimilés aux EC. Les PRAG n’y apparaissent en aucun cas sauf éventuellement si normaliens par exemple (mais alors « normal » car ceux-ci peuvent demander leur détachement dans le corps des MCF sans condition de doctorat); voir p.2 la circulaire d’avril 2016 https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/pdf/qualification/qualification_46_5/Circulaire_46_5_publie_GALAXIE.pdf. Certes il s’agit là d’une circulaire et il conviendra de voir si cette circulaire est légale et aussi si le fait qu’un TA dans un jugement ait estimé qu’un président PRAG est un « personnel assimilé à… des EC  » au titre de l’article L 712-2, pour devenir président, s’ajoute à cette liste de l’annexe du décret de1984 modifié, qui elle, n’a pas le même objet que l’article L712-2 …. alors là, on doit espérer qu’il y aura appel du jugement du TA de Rennes tant ce jugement présente une motivation « exotique » (après, la CAA et le Conseil d’Etat peuvent estimer lui aussi qu’un PRAG est éligible mais pour le moment on n’en sait rien). Pour autant, il est clair que tout cela est bien obscur et que cette obscurité sert la destruction du coeur de métier de l’Université: la recherche et l’enseignement supérieur et détruit la notion d’universitaire. Chacun peut penser ce qu’il veut de cela, je fais partie de celles et ceux qui le redoutent et n’en pensent surtout pas que du bien…

      • politique

        J’utilisais l’imparfait car dans la section 5 (économie) il n y a plus de concours d’agrégation, au moins à titre provisoire et les PR sont recrutés par la voie du 46-1.
        Même s’il s’agit d’un MCF (et non d’un PRAG) s’il n’a aucune publi, faut-il le dispenser d’HDR pour devenir PR (avec les missions particulières des PR prévues par la loi, y compris d’ailleurs d’un point de vue pédagogique
        (Les professeurs ont la responsabilité principale de la préparation des programmes, de l’orientation des étudiants, de la coordination des équipes pédagogiques, article 55 de la loi de 84 auquel se réfère explicitement le conseil constitutionnel en janvier 84).

      • Penny

        Il est vrai que la section 05 joue le jeu à plein du 46-1 contrairement aux sections que je connais mieux 1, 2 et 3… Je ne voudrais surtout pas que mes propos soient mal interprétés. Quelle que soit la réalité de la réglementation, je pense comme vous (du moins si j’ai bien compris cette fois ;-)) qu’il n’est absolument pas « normal », acceptable qu’un EC non reconnu par ses pairs (donc section CNU et non comité ad hoc) comme chercheur avéré , peut être, avec pourquoi pas des exigences de production quantitave moindres (comme cela a été dit sur ce blog, mais avec l’HDR tout de même ou dispense du CNU si travaux jugés suffisants..) pour raison de fonctions administratives, devienne PR parce qu’il aura fait une carrière dans la gestion de son établissement… S’il faut prendre en compte de genre de profil: des EC qui font une carrière quasi exclusivement administrative, alors c’est leur intégration dans les corps de personnels administratifs que l’on doit faciliter et non leur promotion dans un corps -les PR/EC – qu’ils ont perdu de vue depuis longtemps… voire qu’ils n’ont de fait jamais endossé. Après, on peut s’interroger sur les raisons qui ont fait que de tels profils ont pu non pas apparaître (car les non chercheurs chez les EC existent depuis longtemps), mais être désormais mis en avant, valorisés par, cumulativement, des primes pharaoniques, des décharges de services, des promotions de grade puis des changements de corps, promotions presqu’acquises d’avance, comme devenant de fait une manière de progresser dans l’ESR sans faire ni cours ni recherche… donc à terme des PR proprement incompétents au sens premier du terme… Peut-être est-ce là une forme de traitement social de notre « mauvais » classement dans le classement de ShangaÏ si le nombre de rang A dans les universités fait partie (je n’en sais rien) de ses multiples critères d’évaluation des universités…;-)

  7. politique

    Tout à fait d’accord avec Penny. Et au lieu de créer un 46-5 qui ne donne aucune garantie concernant la qualité scientifique de ceux qui pourront, parce que PR, diriger des thèses ou porter des masters, il aurait été préférable d’octroyer plus de postes à la voie 46-3, ouverte en pratique à des MCF ayant occupé des fonctions administratives mais aussi répondant à un niveau d’exigence scientifique qui est contrôlé par leur section CNU.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s