Rouen. Le Caravage, Vélasquez

Musée des Beaux-arts de Rouen. Quelques tableaux des 16ème et 17ème siècles : album de 19 photos (Vanité, Le Christ à la colonne – cf ci-dessous-, Démocrite – ci-dessous -, Le massacre des innocents, Saint Jérôme dans sa cellule). A voir également au Musée : Exposition Manet, Renoir, Monet… Scènes de la vie impressionniste ; Le temps des collections (L’homme nu, par Agnès Jaoui).

Le Caravage (1571-1610). Le Christ à la colonne (entre 1606 et 1607) : article d’Isabelle Majorel, Panorama de l’Art, avril 2015.

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« Le style réaliste initié par Le Caravage se fonde sur l’étude des figures d’après des modèles vivants… Les biographes du peintre racontent qu’il se vantait de choisir ses modèles dans la rue, pour plus de vérité et pour se moquer des raffinements de ses prédécesseurs. Les bourreaux de La Flagellation donnent la certitude qu’ils ont été peints d’après des gens du peuple, aux visages marqués et aux mains rudes. Ils sont pauvrement vêtus et l’un deux porte même une chemise avec un accroc à la manche. Mais l’artiste décrit leur humanité simple sans caricature. Même si l’artiste suit la règle d’observer la nature pour peindre ses figures, une recherche de la beauté reste perceptible dans le motif du buste athlétique du Christ. Il rappelle le modelé classique du torse du Belvédère, une œuvre de l’antiquité célèbre que le peintre a pu copier à Rome.

Un sentiment humain. Cette toile appelée aussi Le Christ à la colonne, montre une scène violente, pourtant il n’y a ni cri, ni agitation et le fouet reste caché. Le peintre a choisi de mettre en scène l’instant avant le supplice, un moment de tension et d’émotion saisissants. Les personnages silencieux posent immobiles au bord du tableau, de part et d’autre de la colonne. Chaque élément de la composition insiste sur la gravité du sujet : isolé à gauche dans la toile, Jésus se détache sur le fond sombre et marque une expression d’abattement et de solitude. Le bourreau du premier plan, quant à lui, a des yeux brillants pleins de pitié, mais ses mains, au centre exact de l’œuvre, nouent fermement les cordes. L’ambition du peintre est de toucher la sensibilité et de susciter l’empathie.

Effet dramatique de la lumière. Dans les années de jeunesse, Le Caravage éclaire ses sujets avec un effet de lumière du jour (diurne). Dans La Bohémienne, des rais lumineux tombent à l’oblique sur les personnages et sur le mur à l’arrière-plan, pour apporter une qualité d’atmosphère et d’espace. Progressivement, les tableaux du peintre prennent une intensité dramatique et les effets de contrastes d’ombre et de lumière font émerger du fond obscur les gestes et les regards. Dans La Flagellation, un éclair de lumière frappe le corps du christ et dessine un arc de cercle lumineux qui unit les deux bourreaux. Les effets d’éclairage simplifient les volumes et réduisent le nombre des couleurs utilisées par le peintre. Cette manière nouvelle et théâtrale d’utiliser le clair-obscur, permet d’exprimer le drame instantanément et suggère la présence du sacré dans le quotidien le plus simple ».

Diégo Vélasquez (1599-1660). Démocrite, également connu sous le titre Le Géographe, vers 1628-1640.

« La toile représente un personnage à un peu plus de mi corps, de profil, le visage tourné vers le spectateur auquel il sourit, alors que son autre main indique une mappemonde sur une table. Deux livres fermés couleur parchemin reposent également sur la table. Le géographe est vêtu d’un pourpoint noir duquel se détache un large col blanc en dentelle de Bruges, une manche à crevé d’où perce un morceau de dentelle et une cape ocre qu’il tient dans ses bras et qui entoure son épaule. L’exécution fait appel à deux techniques distinctes. Le vêtement et le reste des éléments de la nature morte sont faits à base de coups de pinceau serrés (notamment la cape) ; alors que la tête et la main sont traitées avec des coups de pinceaux légers, un pigment très liquide qui font dire à la critique que le cadre aurait été peint vers 1628, par ses ressemblances avec Le Triomphe de Bacchus de la même époque. Les retouches, de la main de Vélasquez, pourraient avoir été réalisées en 1640. Il aurait alors repeint la tête et la main avec une technique plus évoluée » (Wikipédia).

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Démocrite. « Actif vers 433 av. J.-C., il serait mort à l’âge de 103 ans (entre 366 et 356). Il fut éduqué par des mages perses qui lui apprirent la théologie et l’astronomie, puis fut le disciple de Leucippe, actif vers 440 av. J.-C.

Un grand voyageur. Après avoir hérité d’une forte somme d’argent de son père, il voyagea beaucoup… Il aurait également voyagé en Inde, où il aurait rencontré les gymnosophistes, en Éthiopie et en Babylonie. Il serait même allé à Athènes.

De retour de ses voyages, ayant dilapidé sa fortune, une disgrâce imprévue l’attendait. Ses ennemis l’accusèrent d’avoir dissipé tout son patrimoine en des voyages inutiles entrepris par une vaine curiosité. Le Philosophe parut devant le Sénat d’Abdère, et pour toute défense, il se contenta de lire les premières pages d’un Traité nommé Grand ordre du monde qu’il venait de finir. Les Juges frappèrent des mains, et lui donnèrent mille louanges ainsi qu’une récompense de 500 talents. Il vécut ensuite dans la pauvreté, et fut entretenu par Damaste, son frère » (Wikipédia).

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Classé dans A. Histoire moderne, C. Bretagne Normandie

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