CEREQ. Un Bref qui ne sert à rien

Julien Calmand, Pascale Rouaud, Emmanuel Sulzer, Séjours à l’étranger en cours d’études, une plus-value sur l’insertion en France ? CEREQ Bref, n°348, juillet-août 2016, 4 pages.

p1520388Cliquer sur l’image pour l’agrandir

L’hypothèse classique pour une enquête classique est confirmée. La mobilité internationale en cours d’études est généralement considérée comme un atout au moment d’entrer sur le marché du travail. De fait, les jeunes diplômés partis à l’étranger au cours de leur dernier cursus ont une insertion plus favorable en France.

Mais, toutes choses étant égales par ailleurs, l’hypothèse classique n’est pas confirmée. Cet avantage apparent est en réalité lié aux filières de formation et aux milieux sociaux dont les jeunes diplômés sont issus.

Le seul effet manifeste des séjours à l’étran­ger sur les parcours concerne les expériences professionnelles à l’étranger en début de vie active. Les longs séjours, les échanges scolaires ou universitaires diplômants ou certifiants, augmentent significativement les chances de connaître une expérience professionnelle à l’étranger durant les trois premières années de vie active.

Plus gravement, l’hypothèse d’une influence de séjours à l’étranger sur l’insertion professionnelle ne pouvait pas être confirmée, par défaut de construction de l’enquête. Celle-ci n’intègre pas les jeunes vivant encore à l’étranger au printemps 2013. Ces expatriés, probablement surrepré­sentés parmi les jeunes ayant connu des séjours assez longs à l’étranger en cours d’études, ne figurent pas dans le champ de l’enquête alors qu’ils sont susceptibles d’avoir une insertion professionnelle plus favorable.

Leur prise en compte pourrait donc modifier le bilan global. Elle serait d’autant plus pertinente qu’un des enjeux de programmes tels qu’Erasmus est juste­ment le développement de la mobilité dans l’espace européen

Attendre 3 ans pour publier des non-résultats : le CEREQ reviendrait-il à ses mauvaises habitudes d’antan ? Dans le cadre de son dispositif d’enquêtes Génération, le Céreq a interrogé en 2013 un échantillon de 33 500 jeunes représentatif des 708 000 jeunes sortis pour la première fois du système éducatif en 2010 en France.

Publier des données de mobilité étudiante internationale, datées de 2008 à 2010, il ne faut quand même pas exagérer ! Les ingénieurs du CEREQ doivent oser ne pas publier !

Poster un commentaire

Classé dans Non classé

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s