Juppé et l’enseignement supérieur

Alain Juppé, Vers un nouveau monde, Agir pour l’enseignement supérieur, septembre 2016, 26 pages. Extraits de l’introduction.

L’université se situe au centre du double défi qui se pose au pays : d’un côté, maintenir la France au plus haut niveau de la compétition mondiale en matière de recherche et d’innovation, ce qui impose de disposer de cinq à dix universités de rang mondial. De l’autre, offrir aux étudiants des formations adaptées aux besoins de l’économie et de la société, qui leur permettront d’accéder à l’emploi.

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La constitution d’universités de recherche de rang mondial exigera de rassembler nos forces dans le cadre d’établissements nouveaux, comparables aux universités étrangères sur le plan de l’organisation et du rayonnement. Cette dynamique, enclenchée par le Programme d’investissements d’avenir, devra être confortée. Ces locomotives devront entraîner un ensemble plus vaste offrant un large choix de formations et d’opportunités : universités et écoles disposant de capacités de recherche ou de formations pouvant faire référence au niveau européen ou mondial, établissements s’insérant dans un tissu économique régional ou dans une stratégie de filières susceptibles d’apporter une véritable insertion professionnelle à ses étudiants.

Tout n’est pas figé en France ! Des efforts importants engagés depuis quinze ans commencent à porter leurs fruits : l’offre académique a été revue avec le LMD, l’autonomie a donné des marges de manœuvre utiles quoiqu’encore insuffisantes, le Plan Campus a entamé la modernisation du parc immobilier, le financement d’« initiatives d’excellence » dans le cadre du Programme des investissements d’avenir a permis l’émergence d’universités de recherche d’un nouveau genre et les fusions d’université ont changé la donne à Bordeaux, Strasbourg ou Aix-Marseille. Toutes ces initiatives ont amorcé un changement durable et prometteur de notre modèle. Partout, la professionnalisation des enseignements s’opère en vue de mieux préparer à des métiers, le numérique change déjà la pédagogie, les écoles doctorales se développent et nos universités accueillent chaque année près de 220 000 étudiants étrangers.

Mais il y a encore beaucoup à faireLire la suite…

2 Commentaires

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2 réponses à “Juppé et l’enseignement supérieur

  1. Olivier Sire

    Au risque de rabâcher:
    Faire gros n’a jamais eu d’effets sur la compétitivité (dans les années 80, l’INSERM faisait du yoyo TOUS les ans pour regrouper puis scinder ses unités).
    L’Université a ses pépites et ses boulets. A chacun de s’y retrouver (ou pas).
    Depuis Napoléon, L’État n’a plus jamais fait confiance à ses universités et, par ailleurs, me faire enfin comprendre comment concilier excellence/émergence et massification (à moyens de moins en moins constants).
    Enfin, dans un monde de transition qui a perdu tous ses repères ou presque, m’expliquer comment un universitaire peut encore slalomer entre contraintes imposées de tous bords tout en respectant un code de la route digne de l’ère pré-Gorbatchev (du doute à la suspicion des gestionnaires de tous bords).
    Mes salutations distinguées.

  2. LRU

    46 pages et pas un mot sur les personnels qui essaient de faire vivre l’université! Bravo l’énarque!

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