24 propositions de la CGE

Conférence des Grandes Écoles (CGE), Faire réussir la jeunesse. Pour un enseignement supérieur agile, attractif, soutenable et ouvert, septembre 2016, 18 pages. 24 propositions pour l’élection présidentielle de 2017.

Page 2. … Depuis plusieurs décennies, malgré d’innombrables réformes, le système éducatif français éprouve des difficultés pour répondre aux besoins de sa jeunesse et des acteurs socio-économiques. Malgré des sommes très importantes dédiées à son fonctionnement depuis le primaire jusqu’au supérieur, certaines réalités et évolutions de ce système sont inquiétantes : dégradation dans les classements PISA, nombre croissant de décrocheurs dans chaque classe d’âge, 24 % de jeunes de moins de 25 ans au chômage, taux d’échec important en licence et mauvaise orientation de nombre d’étudiants, faible mixité sociale dans les niveaux supérieurs des universités comme des grandes écoles.

24% de jeunes de moins de 25 ans au chômage. Non et encore non ! La CGE ne devrait pas faire l’erreur que commettent de nombreux journalistes ! Elle oublie en effet que plus de 60% des jeunes de cette tranche d’âge (taux d’activité : 62,5% au 2ème trimestre 2016) sont en études. Le taux de chômage des jeunes ne se calcule que sur la population jeune active (= jeunes ayant un emploi + jeunes en recherche d’emploi) ; il ne prend pas en compte les jeunes dits inactifs (en études pour la plupart).

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Deux propositions de la CGE portent sur les droits de scolarité. Quand la CPU fera-t-elle des propositions sur le même sujet ? Osera-t-elle faire tomber un tabou ?

Proposition 23. Moduler les droits de scolarité en fonction des revenus pour un système plus équitable et redistributif (page 15)

■ Afficher clairement le coût réel d’une formation publique auprès des étudiants afin de mieux rendre compte de l’investissement consenti par l’État.

■ Autoriser les établissements publics à déterminer le montant des droits de scolarité et à les moduler en fonction des revenus des parents et/ou de l’étudiant. Dans ce cadre, augmenter les droits de scolarité en Licence dans la limite d’un plafond fixé par l’État, et augmenter de façon plus significative les droits de scolarité en Master.

■ Étudier la défiscalisation de tout ou partie des droits de scolarité de tous les établissements (publics ou privés)

Proposition 24. Mettre en place des frais d’inscription différenciés pour les étudiants étrangers extra-communautaires (page 15)

Les fixer à 100 % du coût de revient de la formation suivie. Si 80 % des étudiants extra-communautaires étaient concernés, cela rapporterait environ 4 milliards d’euros supplémentaires en 2025.

Les ressources ainsi dégagées devraient être investies dans le financement :

■ de bourses supplémentaires pour l’accueil d’étudiants étrangers avec exemption des droits de scolarité (services spécifiques d’aide à la recherche d’un logement ou d’un emploi étudiant).

■ des études pour des étudiants français boursiers.

■ de l’internationalisation des établissements (développement de l’offre numérique, renforcement des politiques d’attraction et de promotion de la France).

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1 commentaire

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Une réponse à “24 propositions de la CGE

  1. François

    La confusion dans les esprits entre taux de chômage des jeunes et pourcentage des jeunes au chômage est telle que les anciens élèves français des Écoles Polytechniques suisses de Lausanne et Zürich écrivent triomphalement sur leur site : Taux de chômage des 15-24 ans : Suisse 3%, France 23 %
    http://www.aflz.asso.fr/taux-chomage-15-24-ans-suisse-3-france-23

    En fait Ils comparent le pourcentage des jeunes Suisses au chômage au taux de chômage des jeunes Français (24% d’une population active de 15-24 ans de 2,7 millions selon l’INSEE, soit 650 000 sur une population totale de 10 classes d’âge égale à 8 millions – ce qui veut dire qu’en France un peu plus de 8% des 15-24 ans est au chômage ).

    Comme dirait la chanson :
    – la morale de cette histoire, c’est que 3% des 15-24 ans sont au chômage en Suisse et 8% en France (ce qui n’est certes pas glorieux, mais est loin de 24%)
    – la morale de cette morale, c’est que le niveau mathématique des Français qui ont obtenu le diplôme d’une des EP suisses n’a pas l’air terrible …

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