Des toilettes ouvertes, propres !

Les personnels et les étudiants du Campus de l’Esplanade de l’université de Strasbourg ne méritent-ils pas de bonnes conditions de travail, un accès à des toilettes propres ? Le Service prévention, sécurité et environnement (SPSE) doit s’en préoccuper. Sud Éducation Alsace s’en inquiète, Propreté à l’université : à quand la fin de la maltraitance ?

Question dans le contexte des élections aux conseils centraux de l’université : le thème de l’hygiène, de la sécurité et des conditions de travail est-il en bonne place dans les blogs de campagne électorale ?

1. Il ne figure pas dans les 23 engagements des listes Michel Deneken, L’université, pour réussir.

2. A l’inverse, le thème est clé pour les listes Hélène Michel, Alternative 2017. La qualité de vie sur les campus strasbourgeois doit être améliorée, en résonance avec le bien-être au travail qui doit absolument être offert aux personnels et pour lequel beaucoup reste à faire… Nous proposerons de réaliser une enquête sérieuse et objective sur les conditions de travail de tous les personnels (enseignants-chercheurs, biatss, contractuels), dans laquelle s’impliqueront, entre autres, des collègues spécialistes en management, en sociologie du travail et en médecine professionnelle. L’externalisation des services coûte cher pour un service rendu médiocre. Nous nous engageons à réinternaliser les services externalisés pour lesquels notre université dispose des compétences et des moyens humains appropriés.

Extraits du tract de Sud Éducation Alsace

La politique d’externalisation, dans une perspective de réduction des coûts, de certaines tâches universitaires à des sous-traitants fait en cette rentrée 2016 des ravages en matière de manque d’hygiène sur le campus de l’Esplanade/dans certaines composantes. Les sociétés de nettoyage sont amenées à intervenir dans des conditions qui ne leur permettent manifestement pas de remplir leur mission première.

Les plaintes se multiplient au Patio et au Portique depuis 3 semaines, venant des personnels enseignant et administratif, concernant les sanitaires sales (à 7 heures 30 du matin…) ou fermés (toute la journée), les poubelles non vidées pendant des jours à des semaines, les sols non nettoyés. Si on ajoute à cela des situations pérennes (les vitres ne sont jamais lavées) ou ponctuelles (absence de chauffage dans certains bâtiments menant à faire cours par des températures de 15°), il n’ a jamais été aussi inattractif de travailler pour l’Université de Strasbourg, et peut-être pour les étudiant/e/s de travailler à l’intérieur de l’UdS.

La responsabilité de cette situation incombe moins aux entreprises sous-traitantes qu’à l’Université, qui leur impose des contrats de nettoyage dont les clauses sont intenables au regard des tarifs pratiqués. L’effet pervers des appels d’offre conduit l’université à se ranger du côté des donneurs d’ordre exerçant une pression inacceptable sur les prix. L’Université de Strasbourg a une lourde responsabilité dans la précarisation des salaires et des conditions d’emploi de personnels d’entretien déjà structurellement sous-payés…

… Globalement, l’Université ne manque pas d’argent, si l’on considère certaines dépenses somptuaires récentes (réception du Dalaï Lama) ou à venir (changement de tous les “visuels” pour la nouvelle écriture Unistra), à nos yeux totalement inutiles.

La maltraitance des prestataires, des personnels et des locaux a assez duré ! Nous demandons une politique d’entretien basée sur du travail décent

Poster un commentaire

Classé dans Non classé

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s