Unistra. M. Deneken va gagner

13 décembre 2016, élection à la présidence de l’université de Strasbourg. La date limite de dépôt des candidatures et des professions de foi est fixée au 5 décembre 2016.

Suite de la chronique Hélène Michel peut gagner. Je fais l’hypothèse que Michel Deneken va gagner, qu’il l’emportera avec au moins 25 voix, 36 administrateurs étant électeurs.

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Le communiqué de presse du 18 novembre anticipe cette victoire : « le CA comptera 37 membres ». 37 membres : cela n’est possible que si Michel Deneken est élu président (il n’est pas aujourd’hui élu au CA puisqu’il n’a pas candidaté sur la liste L’université pour réussir). A l’inverse, Hélène Michel a été élue au CA et, si elle est élue présidente, le CA comptera 36 membres et non 37. Les communiqués de presse devraient toujours être relus pour ne pas commettre un tel acte manqué ! Actualisation le 22 novembre suite à un courriel reçu à l’instant : si Hélène Michel est élue, elle pourrait démissionner du CA et en resterait membre au titre de Présidente. Le suivant de liste deviendra membre du CA et ça fera bien 37 membres.

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Michel Deneken va gagner parce que les résultats des élections des représentants des personnels aux conseils centraux ont engagé une dynamique que L’université, pour réussir mobilise en sa faveur. Son communiqué du 18 novembre, publié sur Facebook, illustre fort bien cette foi en la victoire.

… « Les listes L’Université, pour réussir remportent 9 sièges sur 16 au conseil d’administration. Il n’a manqué que trois voix pour être majoritaire dans le collège B, collège dans lequel nous sommes en forte progression par rapport à 2012. à la commission de la recherche, dans les collèges A à D, L’Université, pour réussir, fait jeu égal avec la liste concurrente (14 sièges chacun) bien qu’ayant obtenu 27 % de voix en plus. A la commission de la formation et de la vie universitaire, nous sommes majoritaires de 2 sièges (9 sièges sur 16).

Ces résultats indiquent une adhésion forte au modèle d’université que nous portons et va [sic] nous permettre de construire ensemble, enseignants-chercheurs, chercheurs, BIATS et étudiants, une université qui réussisse.

Concernant le vote des personnels BIATS, nous constatons qu’ils seront désormais représentés par 4 organisations. Ces résultats permettent une plus large diversité d’expression et nous engagent à réaffirmer toute l’importance du dialogue social« .

Michel Deneken va gagner car je n’imagine pas que l’AFGES passe dans le camp de l’opposition aux sortants (pour quelles raisons ?). Après les élections étudiantes de demain et d’après-demain, on saura si l’AFGES obtient 4ou 5 sièges d’administrateur (sur les 6 sièges à pourvoir). Il faut dire que l’UNEF a peut-être commis une sacrée bêtise. Communiqué de l’AFGES du 21 novembre : l’UNEF Strasbourg usurpe l’identité d’une étudiante pour pouvoir déposer ses listes. L’UNEF Strasbourg a réagi dans la journée : URGENT. Diffamation et intimidation, l’AFGES instrumentalise un témoignage en période d’élections étudiante.Droit de réponse suite au communiqué de l’Afges.

Michel Deneken va gagner car les 3 personnalités extérieures désignées vont participer à l’élection des 5 personnalités extérieures restantes. Résultat prévisible comme je l’expliquais dans ma chronique Hélène Michel peut gagner. « Dans la plupart des élections 2016 dans lesquelles les administrateurs enseignants, issus de deux listes concurrentes, ont été à égalité ou presque, les personnalités extérieures désignées ont choisi de voter pour le président sortant (en cas de second mandat) ou pour son dauphin. De plus, elles lui ont permis de faire élire « ses » personnalités extérieures. Ce qui n’est pas extrêmement démocratique et qui correspond plutôt à des jeux politiciens. La loi ESR de 2013 (association des personnalités extérieures à l’élection du président) est alors détournée de ses bonnes intentions de rendre plurielle l’ouverture de l’université sur la société ». 8 voix de plus pour Michel Deneken.

Michel Deneken va gagner.

Mais, au fait, qu’est devenu Jean-Yves Mérindol après sa démission de la présidence de la COMUE Sorbonne Paris Cité ? Est-il revenu à Strasbourg faire le professeur de Mathématiques ? Ce serait une sacrée surprise s’il se décidait à candidater à la présidence de l’université, université unique dont il a été l’un des meilleurs promoteurs. Lire ma chronique du 26 mai 2016 : Strasbourg, Mérindol, candidat à la présidence ?

1 commentaire

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Une réponse à “Unistra. M. Deneken va gagner

  1. Nicolas

    Bonjour,
    Un président d’université issu du conseil d’administration peut-il démissionner de son mandat de conseiller d’administration, voir le suivant de liste accéder au CA à sa place en tant que membre élu du conseil et continuer à siéger au CA avec voix délibérative ?

    Le code de l’éducation prévoit dans son article L712-3 (extraits) :

    Disposition n°1 : « Le nombre de membres du conseil [d’administration] est augmenté d’une unité lorsque le président est choisi hors du conseil d’administration. »
    Disposition n°2 : « En cas de partage égal des voix, le président a voix prépondérante. »

    A notre avis, il n’est pas possible pour un président d’université issu du CA de démissionner de son mandat et de continuer à bénéficier une voix délibérative de plein usage au sein du CA:

    Le président d’université issu du CA qui renoncerait à son mandat de conseiller pourrait à notre avis continuer à présider le CA (prévu par l’article L712-2 du code de l’éducation). Il pourrait également, en cas d’égalité de voix lors d’un vote en CA, faire basculer la décision par son vote comme le prévoit la disposition n°2 extraite de l’article L712-3. En revanche, il nous semble, qu’en dehors de cette dernière hypothèse, le président démissionnaire de son mandat de conseiller d’administration (qui de ce fait n’est plus membre du CA qu’il continue néanmoins à présider) ne peut plus prendre part aux votes du conseil.

    En effet, la disposition n°1 extraite de l’article L712-3 réserve la possibilité de voir le nombre de conseillers d’administration augmenter d’une unité à la seule hypothèse d’un président d’université élu hors du conseil d’administration au moment de son élection, sans rien évoquer de l’hypothèse d’une démission postérieure de son mandat de conseiller. Toute autre interprétation pourrait donc à notre avis être critiquée par le juge, soit comme une erreur de droit, soit comme un détournement de procédure.

    Enfin, il faut aussi préciser que le président d’université qui ne serait pas ou plus membre du CA ne peut plus participer aux délibérations ni prendre part aux votes du CA restreint aux enseignants-chercheurs, seuls les représentants élus des enseignants-chercheurs pouvant valablement délibérer et voter en formation restreinte aux EC.

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