Bâle. Les Cordeliers (14ème)

Basel, Barfüsserkirche. Le nom dérive de l’Ordre des frères mineurs, également appelés Barfüsser (les déchaussés) en allemand et cordeliers en français. Il y a huit lignes de tramway qui traversent Barfüsserplatz.

p1550277Cliquer sur les images pour les agrandir

Quatre albums (70 photos). L’église des Cordeliers : extérieur (15 photos), intérieur (24 photos, retable de la vie de la Vierge, Adam et Eve, Saint-Pierre, Saint-Sébastien), vitraux (16 photos : corporations, dont un bandeau haut portant sur la fabrication de cordages, cf. infra). Dans le Musée en sous-sol, tapisseries médiévales (15 photos).

Histoire : de l’église au musée historique.

L’église gothique de l’ordre mendiant des Cordeliers abrite le Musée Historique de Bâle depuis la fondation de celui-ci, en 1894. Le Musée Historique comprend quatre dépendances, dont la Barfüsserkirche (église des Cordeliers) est la principale (Musée d’histoire). Il est aujourd’hui le musée d’histoire de la culture le plus important de la région du Rhin supérieur. L’exposition permanente de la Barfüsserkirche se concentre sur l’identité historique de Bâle, au carrefour des cultures suisse, allemande et française. Certains chefs-d’œuvre – comme les fragments de la danse macabre, les tapisseries du Moyen Age tardif ou le cabinet Amerbach – comptent parmi les curiosités touristiques les plus importantes de la ville.

L’église des Cordeliers fut construite en même temps que le cloître de l’ordre franciscain, au premier tiers du XIVe siècle, avant donc le grand tremblement de terre qui bouleversa Bâle en 1356. Elle fut érigée sur les fondations d’une église plus ancienne, elle-même inaugurée en 1256. Le bâtiment actuel porte les traces de modifications importantes. Le cloître fut détruit en 1820. L’église reste, de par sa situation et sa taille, un témoignage impressionnant de l’architecture des ordres mendiants.

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Après la Réforme en 1529 et la sécularisation du couvent, l’église eut un destin mouvementé. Le chœur devint un grenier à céréales mais des services divins réformés furent encore célébrés dans la nef jusqu’en 1794. Après la sécularisation définitive de l’église, celle-ci fut utilisée pour du stockage et, à partir de 1799, servit de magasin à sel pendant plus d’une trentaine d’années.

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En 1843, un réaménagement la transforma en dépôt pour un office marchand, qui ne fonctionna cependant que jusqu’en 1865. Le débat autour de son destin futur atteignit un point culminant en 1882, avec la recommandation du gouvernement de démolir l’église au profit de la construction d’une nouvelle école de jeunes filles.

Après que le projet eut été rejeté de justesse, l’église connut des utilisations intermédiaires diverses: mont-de-piété, marché au beurre et salle de ventes aux enchères. En 1888, le Conseil municipal décida de consacrer l’église à la présentation de collections et de proposer à la Confédération d’en faire le siège du Musée national suisse. Il fut décidé de placer celui-ci à Zurich mais Bâle conserva son projet de musée dans l’église des Cordeliers.

C’est ainsi qu’elle accueillit le Musée Historique en 1894. Dans le premier concept d’exposition, la nef était destinée à la présentation d’armes, le chœur était consacré aux objets religieux précieux et la sacristie réservée au trésor de la cathédrale. Les arcades des nefs latérales délimitaient les espaces de onze compartiments historiques et du cabinet des monnaies. Les instruments de musique, les insignes et documents d’État, les ustensiles de ménage et des objets artisanaux trouvaient place dans les tribunes avancées.

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En conséquence tardive de son usage comme dépôt de sel, l’église était menacée d’écroulement. Les travaux d’assainissement complet se terminèrent en 1981. Un des objectifs prescrits par la protection du patrimoine avait aussi été de retrouver l’espace architectural du gothique tardif. Le musée bénéficia en outre de l’aménagement d’un sous-sol.

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Dans le Musée Historique, Tapisseries médiévales. Êtres fabuleux et mondes fantastiques. « Les tapisseries multicolores de la fin de l’époque gothique comptent parmi les trésors les plus précieux de la collection. La plupart d’entre elles ont été fabriquées selon les techniques raffinées florissantes au XVème siècle dans les villes du Rhin supérieur (Bâle, Strasbourg et Fribourg-en-Brisgau).

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Tapisseries avec des représentations laïques… Les images d’amoureux distingués ou de nobles héros témoignent des idéaux courtois de la fin de Moyen-Age. Les scènes avec les animaux fabuleux ou les hommes sauvages représentent des mondes fantastiques en contraste avec la vie quotidienne de l’époque » (cartouche explicatif dans le musée).

p1550254Corderie (vitrail des corporations)

Pour aller plus loin

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