Simplifier = faire n’importe quoi ?

Après les 50 mesures de simplification annoncées en avril 2016, en revoici une couche : 20 de plus ! (MENESR, 7 décembre 2016, 33 pages). Quand il n’y en a plus, il y en a encore ! Dans ces mesures ajoutées, il y a à boire et à manger.

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La première d’entre elles (n°51) est même dangereuse.

Mesure 51 : Développement des formations numériques dans l’enseignement supérieur. AUJOURD’HUI. La loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique précise que les enseignements mis à disposition sous forme numérique par les établissements ont un statut équivalent aux enseignements dispensés en présence des étudiants. Aujourd’hui, une disposition réglementaire imposant 200 heures d’enseignement présentiel au moins par année freine cette réalisation.

DEMAIN. Révision du code de l’éducation et de l’ensemble des textes réglementaires sur les stages de façon à lever cette restriction pour prendre en compte les évolutions  induites par la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique.

Cette mesure autoriserait donc des formations 100% numériques, sans aucune heure de présentiel. Qui peut croire que l’objectif de cette dite-simplification est une meilleure réussite étudiante ? Non, l’objectif est la diminution des coûts de la formation. Personne n’a donc vu que la suppression de tout présentiel va encore augmenter le taux d’abandon, déjà fort élevé dans les formations numériques !

Simplifier et faire n’importe quoi !

2 Commentaires

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2 réponses à “Simplifier = faire n’importe quoi ?

  1. C’est terrible !! Et nous avons rien vus si Fillon arrive ! La simplification dans la fonction publique c’est le lean management et le kaizen : faire plus avec poins de personnel (et plus d’étudiants) !
    Quand j’entends que seulement 4 universités françaises sont déficitaires, je rage : plus de 80 universités ont supprimé 10 à 20 % de leurs personnels (EC essentiellement) pour équilibrer leurs budgets depuis 5 ans sous la férule des Recteurs. Ce gouvernement est la honte de l’histoire de l’Education nationale : même la droite n’a jamais réduit les moyens dans ces proportions.
    C’est la faillite du bipartisme dans nos démocraties (le FN n’étant qu’un parti tribunicien qui ramasse —pour l’instant ?— les voix de tous les mécontents) et des hommes politiques qui l’entretiennent. A quand une alternative ?

  2. Henri-IV

    Je suis pr des universités, siège au conseil de mon ufr, directeur de département et responsable d’équipe dans mon umr. Je n’ai strictement rien vu passer des 50 « mesures » de simplification. Je ne dois pas être dans la même dimension que T Mandon.

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