Unistra. L’écran noir de la soutane

12 décembre 2012 : débat entre Alain Beretz et Jacques Haiech, candidats à la présidence de l’université. Débat public, retransmis en direct et archivé (durée 2 heures 20 minutes).

noirL’écran noir de la soutane

Jours noirs pour l’université de Strasbourg. 2012, un débat. 2016, pas de débat public entre les deux candidats à la présidence, Hélène Michel et Michel Deneken. Alternative 2017 l’a demandé. L’université, pour réussir le refuse, avec une argumentation à laquelle j’ai immédiatement attribué le prix d’excellence de la mauvaise foi.

8 décembre 2016, courriel envoyé sur les listes internes par L’Université, pour réussir.

Chères et chers Collègues, vous avez été destinataires de l’invitation publique à débattre lancée par les listes Alternative 2017. Bien que nous ayons sur le fond toujours été favorables à l’idée d’un débat public associant l’ensemble de la communauté universitaire, nous estimons que cette invitation arrive trop tard.

N’y avait-il pas le temps d’organiser ce débat plus tôt, notamment avant les élections du 17 novembre ? Cela eût été une belle occasion pour Mme Michel et ses colistiers de présenter leur équipe, leur programme – et pas seulement un bilan partiel et partial des deux mandats précédents – et les moyens qu’ils comptent concrètement mettre en œuvre pour le réaliser.

Le mardi 13 décembre, ce sont les membres du conseil d’administration qui seront amenés à débattre et à se prononcer sur le choix du président et du projet pour l’avenir de notre université.

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Cette chronique est la dernière que j’écris sur l’université de Strasbourg. Il ne m’est plus possible de faire un travail sérieux d’information et d’analyse. Exemples pour les élections aux conseils centraux et à la présidence. J’ai participé à 6 rencontres de la campagne électorale (3 pour chacune des listes) : à chaque fois, j’ai constaté une très faible participation des personnels. Le débat public, retransmis et archivé était l’occasion d’impliquer toute la communauté universitaire et tous les amis de l’université. Pas de débat = fin des chroniques et photos d’Histoires d’universités sur l’université de Strasbourg.

La communication institutionnelle de l’université, service rattaché directement à la présidence, a publié deux communiqués qui ne donnaient pas les informations nécessaires pour expliquer les résultats de deux scrutins : CA d’Unistra. 5 personnalités élues, Coup de semonce pour l’AFGES.

J’ai demandé à L’université pour réussir de s’exprimer sur le vote majoritaire des étudiants en faveur de l’UNI dans deux des trois IUT de l’université, IUT dont les directeurs sont des soutiens proches de Michel Deneken. Strasbourg : alliance UNI – IUT ! : aucune réponse.

Depuis le 23 novembre, j’ai envoyé deux courriels aux 5 porte-parole d’Alternative 2007 : aucune réponse à mes demandes d’information ou d’analyse.

J’ai écrit Michel Deneken va gagner. La rétention d’informations sur les élections étudiantes, sur l’élection des personnalités extérieures ne m’a pas permis de conforter l’argumentation. Le 13 décembre, les 36 administrateurs de l’université voteront à bulletins secrets. Le résultat final pourra être interprété. Certains administrateurs cacheront toujours pour qui ils ont voté. Pourquoi l’élection de la / du président de l’université par le CA ne peut-elle pas se faire à mains levées ?

Cette chronique est la dernière sur l’université de Strasbourg. Il n’y aura donc pas de chronique sur le résultat de l’élection présidentielle du 13 décembre.

De la même manière, je supprime du bandeau de la page d’accueil du blog la rubrique le SUP en Alsace (plus de 900 chroniques depuis janvier 2009). Plus de 7 années vécues à Strasbourg : j’ai mis trop de temps pour comprendre que je serai toujours et à jamais un français de l’intérieur.

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3 Commentaires

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3 réponses à “Unistra. L’écran noir de la soutane

  1. Erwann

    Cher Pierre,
    j’ose ne pas croire à la pertinence de votre conclusion. Je ne suis pas persuadé que cette origine de la « France de l’Intérieur » soit la cause de l’absence de réponse aux questions que vous aviez posées à juste raison.
    Je ne connais pas le fonctionnement de l’UDS mais je crains que la mauvaise foi soit la cause d’un certain « black-out » qui n’est pas forcément lié à une quelconque pièce de vêtement, même religieux (car sur ce coup là – cf. le sous-titre – c’est peut-être vous qui faites un peu montre de quelque « mauvaise foi »).
    Cordialement,
    Erwann

    PS: je préfère d’ailleurs à « France de l’Intérieur » le terme quelque peu désuet de « vieille France » que je trouve personnellement moins négatif.

  2. Sbo

    « Oui, en effet nous parlons encore des « français de l’intérieur » autour d’une bière après le match de foot ». Mes parents (nés en Alsace dans les années 1930) et mes grand-parents (nés en Alsace allemande en 1910 et 1911) étaient coutumier de cela. Si ce « paradigme » est toujours perçu ainsi, je pense (conjecture ?) qu’il faudrait le mettre en relation avec l’age de ces personnes : nés dans les années 50/60, enfants des premiers cités, étant toujours restés en Alsace, appartenant à des « clubs » et souvent tout autant à critiquer nos amis d’outre-Rhin les qualifiant péjorativement de « schwowe »… génial… Ma génération (année 70-80) passe de plus en plus outre ces querelles et file allègrement en TGV vers la France entière. Mais pour les acteurs de l’Unistra, connaissant bien ma belle ville et sans langue de bois, il se pourrait bien que le « français de l’intérieur »… 🙂

  3. Erwann

    Les Vorarlbergeois disaient (disent) à propos du tunnel qui les relient au reste de l’Autriche, via le Tirol, « qu’il ne faut pas réunir ce que Dieu a séparé » 😉
    Si le concept de « France de l’Intérieur » est resté vivace en Alsace, c’est peut-être aussi parce que le centralisme jacobin du pays a conduit au fil des décennies à une dévalorisation insidieuse de l’Est de la France dans l’inconscient collectif du pays : entre les clichés météorologiques (à en croire nombre de Français, le climat d’Alsace-Lorraine n’a rien à envier à la Sibérie, sans compter les journées qui sont « beaucoup plus courtes » dans l’Est du pays, curieux concept de géographie), et une réputation d’arriérés si ce n’est carrément d’incultes hommes des cavernes, l’Alsace ainsi que la Lorraine ont bien du mal à se sentir appréciées (je n’ose écrire « aimées »).
    Être germaniste, c’est parler une langue barbare !!!
    Encourager le maintien de l’Alsacien, c’est être rétrograde alors que les « bobos » trouvent très bien de ressusciter l’Occitan et de promouvoir le Breton (langues que du reste je respecte totalement).
    Je n’ai personnellement absolument pas « digéré » la réforme des régions qui a non seulement construit un « ramassis »(agrégat serait un mot trop noble pour décrire la situation) de zones géographiques dont personne ne voulait tout en s’acharnant à renier l’histoire et la géographie humaine, tout cela couronné d’un nom ridicule (avez-vous, par exemple, déjà essayé de traduire « Grand Est » en Anglais ou en Allemand ? heureusement que le ridicule ne tue pas).
    Les industries d’Alsace et de Lorraine ont été sacrifiées par des politiques qui ne s’y intéressaient absolument pas. Que dire des dizaines de milliers d’emplois perdus dans le textile – trop souvent considéré comme une industrie rétrograde à faible valeur technologique : ce qui est d’ailleurs absolument faux – alors que les médias nous ont « amusé » pendant des mois avec quelques emplois menacés dans une raffinerie (sans doute plus noble que le textile) ?
    Pourquoi, alors même que l’Alsace-Lorraine est au coeur de l’Europe, que le TGV a été conçu et fabriqué à Belfort, qu’une partie non négligeable de sa mise au point à été faite entre Strasbourg et Mulhouse, l’Est de la France a dû attendre aussi longtemps pour être « correctement » desservi et a dû payer très cher son raccordement, tandis que la SNCF fermait des lignes dans le dos des politiques, et permettait aux citoyens parisiens d’aller facilement en vacances d’été ou d’hiver au moyen de lignes TGV financées par l’ensemble du pays ?
    Que dire du déménagement de l’ENA qui a pris 10 ans, sans compter les réflexions indécentes des politiques et autres hauts-fonctionnaires sur leur « exil » à Strasbourg ?
    Au cours de mon service militaire – en l’occurence en formation dans le sud de la France – l’archétype du « militaire du rang demeuré » était le « bucheron vosgien », que n’aurait-on dit à l’époque si on avait dit « un arabe issu du bled »?
    J’ai des camarades de collège qui sont devenus bucheron par goût et envie de vivre dans la nature et ils étaient dans le top 5 de la classe ; nous sommes donc très loin des « demeurés » évoqués plus haut.
    Enfin les attaques récurrentes contre le Droit local et le statut concordataire de l’Alsace-Moselle agacent (le mot est faible) les Alsaciens et les Mosellans. Ces attaques me laissant une impression du syndrôme « not invented here ». Pourtant, ce Droit local représente encore aujourd’hui de nombreuses avancées (faillite personnelle, régime local de la sécurité sociale, apprentissage et formation professionnelle, etc.) dont les énarques parisiens feraient bien de s’inspirer au lieu d’user leurs forces à vouloir le détruire.
    Oui, la « vieille France » devrait se remettre un peu plus en cause et être prête à apprendre de ce qui fonctionne dans certaines régions, même si elles sont à l’Est.

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