Amitiés et réseaux (16 au 21ème)

Alter Ego, Amitiés et réseaux du 16ème au 21ème siècle, exposition à la BNU de Strasbourg, jusqu’au 17 février 2017.

Album de 32 photos.

p1560969Cliquer sur les images pour les agrandir

Citations extraites des cartouches de l’exposition. Les livres d’amitié, miroirs de la vie étudiante. Nés à Wittenberg au XVIème siècle, les premiers livres d’amitié se présentent sous la forme de contributions inscrites dans des livres déjà imprimés. A côté de la Bible dans la traduction de Martin Luther, les œuvres antiques de la Vie des hommes illustres de Nicolas Reusner et les Emblèmes d’Alciat étaient parmi les plus appréciés. Les Emblèmes permettaient en effet d’associer une image et une sentence et correspondaient au goût du siècle pour les messages chiffrés.

Les universités protestantes étaient des vecteurs privilégiés de la pratique du livre d’amitié et c’est à ce titre que la région du Rhin supérieur autour de Strasbourg ainsi que le Wurtemberg avec l’université de Tübingen (fondée en 1477) ou encore les grandes universités comme celle de Göttingen (fondée en 1734), conservent aujourd’hui de riches collections de ces premiers albums.

A travers les livres d’amitié, la trajectoire des étudiants se dessine et précise tout à la fois les universités choisies, les professeurs et les maîtres tenus en estime et les liens tissés avec les condisciples. Les livres d’amitié offrent ainsi un mode d’appréhension des grandes figures et textes emblématiques de la Réforme et une géographie de la mobilité étudiante du siècle.

copie-de-p1560978Procession des étudiants strasbourgeois (gravure de 1618)

Un exemple de livre d’amitié, en ligne sur Gallica. Celui de Caspar Held, étudiant en théologie à Tübingen (1564). « Formé à partir d’un exemplaire de l’Antithesis de Simon Du Rosier, l’album, écrit en distiques, se composent de 18 chapitres ou antithèses, opposant les faits du Christ à ceux du pape… Caspar Held a couvert presque toutes les marges du volume de notes écrites en latin et en allemand et ajouté de nombreux feuillets annotés par des amis étudiants en théologie à Tübingen en 1564. L’inscription retenue ici présente les lettres S.D.D.Q.C.N. qui signifient Si Deux Nobiscum, Qui Contra nos (Si Dieu est avec nous, qui pourrait être contre nous ?)« .

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Autre exemple en ligne. Elie Brackenhoffer (1618-1682), Voyage en France. Tome 1 : 1643-1644. Tome 2 : 1644-1646. « Le  jeune patricien strasbourgeois effectue un Grand Tour à la fin de ses études. Son récit de voyage, traduit par Henri Lehr, est une source importante pour l’histoire du XVIIème siècle et son livre nous informe sur les rencontres effectuées au cours de son périple ainsi que sur les goûts et les centres d’intérêt du futur magistrat de la ville libre d’empire ».

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Classé dans A. Histoire moderne, B. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Arts Lettres Langues, E. Mobilité internationale, E. Sciences humaines et sociales, F. 19ème et 20ème siècles

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