Master. Goulard pour la sélection

A vrai dire, j’avais oublié que François Goulard avait été ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la recherche dans le gouvernement Dominique de Villepin (2 juin 2005 – 15 mai 2007). « C’est sous son égide qu’est créée l’Agence nationale de la recherche, consistant à financer des projets de recherche scientifique ou technologique. En avril 2006, il fonde les pôles de recherche et d’enseignement supérieur, qui permettent à certaines universités et grandes écoles de mutualiser leurs programmes et leurs activités » (Source Wikipédia).

Les arrêtés d’avril 2002 sur le LMD n’avaient pas réglé la question de l’accès au master. François Goulard est favorable à la sélection à l’entrée du M1. Mais changement de gouvernement au printemps 2017 (François Fillon, premier ministre) : Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Un article sur la sélection à l’entrée du master figurait dans la première version de la loi LRU (été 2007). La droite, entre 2007 et 2012, n’a pas fait avancer le schmilblick.

Rappel historique. 1. AEF, dépêche n°78010, Arnaud Lavorel, mercredi 18 avril 2007. Master. François Goulard souhaite que la concertation se poursuive « compte tenu des échéances électorales ».

« Compte tenu des échéances électorales, il est nécessaire que la concertation nationale ouverte depuis l’automne 2006 se poursuive », estime aujourd’hui, mercredi 18 avril 2007, le ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, François Goulard au surlendemain de l’adoption par le CNESER d’amendements en faveur d’une sélection à l’entrée du M1. Le ministre a « pris acte des débats et des prises de position portant sur la question de l’accès au master » et indique que « cette question majeure nécessite une modification du code de l’éducation et l’introduction de dispositions de nature législative ».

François Goulard suggère donc de poursuivre la concertation « de façon à présenter dans les prochains mois un projet dont la qualité s’inscrive dans le cadre des travaux engagés depuis 2002 pour la mise en œuvre du LMD », projet qui devra « en tout état de cause faire l’objet d’un débat au Parlement ».

2. AEF, dépêche n°80932, Anaïs Gérard, Jeudi 28 juin 2007. Sélection en master : la ministre doit lancer « un vrai débat », selon Jean-Michel Jolion, président du comité de suivi.

« Il faut maintenant que la ministre lance un vrai débat » sur les conditions d’accès en master, estime Jean-Michel Jolion, président du comité de suivi du master. L’article donnant la possibilité au conseil d’administration d’université d’instaurer une sélection à l’entrée du master a été supprimé dans la dernière version du projet de loi « portant organisation de la nouvelle université ». Ce texte a été diffusé hier, mercredi 27 juin 2007, et devrait être présenté au Conseil des ministres le 4 juillet prochain.

« Sans prendre position sur ce difficile problème, il faut cependant souligner que l’on ne pouvait pas penser sérieusement régler cette question par un simple amendement », estime Jean-Michel Jolion. Il appelle de ses vœux un débat, qui permette de « débloquer rapidement la situation de l’arrêté relatif aux études de master, adopté par le Cneser avant les élections présidentielles, mais qui n’a pas été publié ».

Jean-Michel Jolion rappelle qu’en janvier dernier, le comité de suivi a « réaffirmé un certain nombre de principes ». Premièrement, « il est nécessaire, tout en tenant compte des spécificités disciplinaires et des besoins des futurs employeurs (privés et publics), de développer les flux de diplômés au niveau master au vu du retard de la France (…) ». Deuxièmement, « tout titulaire d’une licence dont la finalité n’est pas l’insertion professionnelle immédiate, doit pouvoir poursuivre ses études en master, poursuite qui peut nécessiter une mobilité qui devra être encouragée et soutenue par des mesures d’aide aux étudiants ».

En outre, pour le comité de suivi, « toute réflexion sur la gestion des flux en entrée du cursus de master ne peut se concevoir qu’en lien avec une réflexion sur le cursus de licence et notamment dans le respect d’un principe d’orientation« . Enfin, « l’organisation du processus de formation doit pleinement prendre en compte les différentes modalités que sont la formation initiale (y compris en apprentissage, par alternance et contrat de professionnalisation), la formation continue et l’obtention du diplôme avec la validation des acquis de l’expérience ».

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