Ducs de Bourgogne. Tombeaux

Dijon, Musée des Beaux-arts, Tombeaux des Ducs de Bourgogne, Philippe le Hardi (1342-1404), Jean Sans-Peur (1371-1419). Album de 22 photos.

p1470117Cliquer sur les images pour les agrandir

A. Source et citations, Tombeau de Philippe le Hardi, Panorama de l’Art. « Philippe II de Bourgogne, dit le Hardi, était le fils du roi de France Jean II le Bon. En 1363, il reçut en apanage le duché de Bourgogne, alors sans titulaire. Par son mariage avec Marguerite III de Flandre, héritière de ce comté et de celui de Bourgogne, il devint l’un des hommes les plus puissants du royaume. Le nouveau duc de Bourgogne fut un important mécène, tout comme ses trois frères, Charles V le Sage, roi de France, Louis, duc d’Anjou, et Jean, duc de Berry ».

p1470230

B. Source et citations, Les tombeaux des ducs de Bourgogne au cœur de leur palais. « Dès 1381, Philippe le Hardi commanda sa sépulture à son « imagier », Jean de Marville. Celui-ci en fournit le projet et mit en chantier les arcades qui devaient accueillir les pleurants. En 1385, Philippe le Hardi fonda la chartreuse de Champmol, à Dijon, donnant ainsi à cette ville la prééminence sur les autres cités de son duché. Il choisit ce monastère comme lieu de sépulture, demandant à y être enterré en habit de chartreux.

Claus Sluter succéda à Jean de Marvielle en 1389. Il continua la réalisation des arcades et se procura la dalle de marbre noir et le marbre blanc pour le gisant reposant sur la partie supérieure. Il donna un souffle nouveau à la sculpture. L’iconographie du cortège de pleurants, en usage dès le XIIIe siècle, présente ici une sensibilité toute nouvelle : dégagées du fond, ces statuettes en albâtre, sculptées avec d’infimes détails, sont de véritables rondes-bosses, bénéficiant  d’un traitement tridimensionnel.

A la mort de Claus Sluter en 1406, une grande partie des pleurants, le gisant, les anges et le lion étaient encore à sculpter. C’est à Claus de Werve, neveu de Sluter,  que le duc Jean sans Peur ordonna de terminer le tombeau de son père, ce qui fut fait en quatre ans. Cette sépulture éblouit les contemporains et devint une référence et un modèle en matière de sculpture funéraire.

p1470088

En 1443, Philippe le Bon (1396-1467) passa un marché avec Jean de La Huerta pour le tombeau de ses parents (Jean sans Peur et Marguerite de Bavière (1363-1423) avec ordre de reprendre fidèlement le modèle du tombeau de Philippe le Hardi. Mais après avoir connu des déboires dans la réalisation des gisants, l’artiste quitta Dijon en 1456. Sont alors exécutés la galerie, les pleurants, les anges de la dalle et le heaume.

p1470123

En 1461, Philippe le Bon confia le chantier à Antoine le Moiturier qui réalisa les gisants de 1466 à 1469 et acheva pleurants et arcatures.

En 1470, le tombeau fut mis en place dans le chœur derrière celui de Philippe le Hardi.

C. Source et citations, Pleurants des tombeaux des ducs de Bourgogne. Stendhal évoque les pleurants en ces termes : « Dans ce musée, au milieu de beaucoup de médiocrités, j’ai rencontré soixante-dix petites figures de marbre, hautes tout au plus d’un pied ; ce sont des moines de différents ordres. L’expression de la peur de l’enfer, de la résignation et du mépris pour les choses de la terre y est vraiment admirable. Plusieurs de ces moines ont la tête cachée par leur capuchon rabattu, et les mains dans leurs manches : le nu ne s’aperçoit point, et malgré cela ces figures sont remplies d’une expression grave et vraie. La religion est belle dans ces marbres. Une telle statue eût bien étonné Périclès. Ces petites figures entouraient les tombeaux des ducs de Bourgogne aux Chartreux de Dijon. Il y a un saint Michel bien curieux par la façon dont il est armé ».

p1470236

D. Source et citations, La grande salle du palais des ducs de Bourgogne. « Les tombeaux proviennent de la chartreuse de Champmol. Ce sont en réalité des cénotaphes, monuments funéraires vides, les dépouilles étant placées dans des cercueils enterrés dans des caveaux sous le chœur de l’église.

La grande salle du palais ou salle des gardes est une ancienne grande salle d’apparat, de cérémonie et banquet, de style gothique flamboyant. Entre 1450 et 1455 le duc Philippe III de Bourgogne (Philippe le Bon) la fait construire au premier étage du logis ducal, du côté nord de son palais des ducs de Bourgogne, avec une importante surface de 18 x 9 m et 9 m de haut. Elle communique par des portes gothiques avec la tour de bar et les appartements du premier étage ».

p1470085

Pour aller plus loin. Dossier de l’Art, n°203, janvier 2013, Claus Sluter, le puits de Moïse, le tombeau de Philippe le Hardi.

Les ducs de Bourgogne en 22 photos : généalogie, territoires, portrait peints

Poster un commentaire

Classé dans A. Art médiéval, A. Histoire médiévale, B. Photos, C. Bourgogne Franche-Comté

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s