1390, de Baerze et Broederlam

Dijon, Musée des Beaux-Arts, Retable des saints et martyrs et Retable de la crucifixion. Album de 23 photos

Pour aller plus loin, chroniques et photos du blog sur deux autres retables du musée : Quatre docteurs de l’Église, Martyre de Sainte Marguerite.

copie-de-p1470248Cliquer sur les images pour les agrandir

Les deux retables proviennent de la chartreuse de Champmol. Commandés en 1390, ils ont été sculptés par Jacques de Baerze à Termonde, puis peints et dorés à Ypres par Melchior Broederlam. Ils furent installés en 1399, le Retable des saints et martyrs, sur l’autel de la salle du chapitre, le Retable de la crucifixion, sur l’autel d’une chapelle latérale, appelée chapelle du duc de Berry.

Pour une analyse détaillée, lire les pages 23 à 27 du dossier les Ducs de Bourgogne.

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Melchior Broederlam « fut le peintre attitré du comte de Flandre Louis de Mâle, puis de son gendre Philippe le Hardi. Son activité est documentée de 1381 à 1410. Le Retable de la Crucifixion est sa seule œuvre conservée. Il est consacré à l’histoire de la Vierge et du Christ. Il a conservé ses volets peints, avec des scènes de l’Enfance du Christ. Par leur exceptionnelle qualité, ces peintures sont des jalons essentiels de la peinture de la fin du XIVe siècle. Encore marqué par l’art gothique international, le peintre témoigne de sa connaissance de la peinture italienne, perceptible dans le fond or et les rochers de tradition byzantine, mais aussi dans la composition de la Présentation au Temple, qui dérive des maîtres siennois. Il doit aussi beaucoup à l’art des enlumineurs parisiens, pour l’élégance des gestes et des drapés. Son goût des notations réalistes, comme dans la figure de Joseph buvant de la Fuite en Égypte, ses recherches sur la perspective et sur le rendu de la lumière, la présence de nombreux détails concrets à contenu symbolique, en font le précurseur des Primitifs flamands ».

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Adoration des Mages dans le retable de la crucifixion. « Pas de mage noir. Melchior apparaît seulement au XVIème siècle avec la peau noire. Le noir était au Moyen-âge la couleur des infidèles, des sarrasins, du Diable. L’attitude de l’enfant Jésus est due à une dévotion septentrionale, la Devotio moderna, qui conseille aux artistes de représenter Jésus comme un enfant normal, comme les autres, avec des gestes d’amusement. Ici, Jésus reçoit de l’or des mains de Balthazar. Pour le remercier, il lui tire la moustache. Balthazar rejette sa tête en arrière. Le mage derrière lui, étonné par cette scène, se gratte la tête en relevant sa couronne. Par la suite, on verra Jésus jouant avec un oiseau, tenant une pomme, avec des attitudes différentes. Joseph est assis par terre et tient la cuiller et l’écuelle pour nous signifier qu’il est le père nourricier et non pas le père géniteur du Christ. Le bœuf et l’âne sont représentés assez naïvement ».

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Classé dans A. Art médiéval, B. Photos, C. Bourgogne Franche-Comté

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