Martyre de Sainte Marguerite

Dijon, Musée des Beaux-Arts, Retable du Maître des Ronds de Cobourg représentant Sainte Marguerite d’Antioche. Album de 23 photos.

p1470176Cliquer sur les images pour les agrandir

Vie de Sainte Marguerite. « Le culte de Sainte Marguerite arriva en Europe à l’occasion des croisades et devint dès le XIème siècle très populaire. Jacques de Voragine, pour sa Légende Dorée, reprend l’histoire trouvée dans le ménologe (le calendrier liturgique) de Siméon Métaphraste (886-912).

Cependant très tôt l’Église Catholique Romaine mit en doute la véracité du martyre de la Sainte. Le Pape Gelase Ier (mort en 496) avait déclaré apocryphe les Actes de Sainte Marguerite, et en 1969 sa fête fut retirée du calendrier liturgique.

Marguerite ou Marine serait née vers 270 sous le règne de l’Empereur Dioclétien (244-311) à Antioche de Pisidie près de l’actuelle Isparta en Turquie. Son père Edesimos ou Edesius, prêtre païen, la confia à l’âge de 12 ans, sa mère étant morte, à une ancienne nourrice secrètement chrétienne. A l’âge de 15 ans elle se convertit aussi au christianisme, déclarant qu’elle voulait à présent consacrer sa vie entièrement et uniquement à sa nouvelle foi »…  Lire en ligne la suite de la biographie

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L’oeuvre (même source : Une oeuvre, une histoire). « Ce retable à quatre volets du XVème siècle est l’œuvre d’un peintre anonyme connu sous le nom de Maître des Ronds de Cobourg. Les volets intérieurs illustrent la vie de Sainte Marguerite, mais la partie centrale du retable n’a pas été retrouvée et devait être la représentation en pied de la Sainte.

Le retable est caractéristique de la peinture rhénane du XVème siècle encore très influencée par l’art des Flandres. Les personnages, assez figés, sont représentés de face devant un fond d’or, évitant ainsi le travail plus délicat de la perspective. Mais à une époque où la connaissance de l’Écrit était réservée à une élite, le retable pouvait se lire comme une bande dessinée accessible ainsi à tous. De plus, la brillance des couleurs, la richesse des vêtements et le miroitement de l’or transportaient le fidèle dans le monde merveilleux et mystique de la Légende Dorée.

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Nous ne savons presque rien de la vie de ce peintre ayant exercé à Strasbourg au XVème siècle. Il doit son nom de Maître des Ronds de Cobourg à des dessins préparatoires pour des vitraux ronds, dessins conservés au musée de la Forteresse de Cobourg en Allemagne. Par analogie il a été possible de lui attribuer certains panneaux de petits retables, et surtout de nombreux dessins. Sa maîtrise dans cet art lui vaut aussi le nom de Maître des Études des Draperies. Il semble à présent acquis qu’il entra d’abord dans l’atelier du peintre Strasbourgeois Hans Hirtz (1421 -1463) puis, bien qu’installé à son propre compte, il travaille en association avec le peintre verrier Peter Hemmel d’Andlau (1420-1501) pour lequel il réalisa de nombreux dessins ».

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Classé dans A. Art médiéval, A. Histoire médiévale, B. Photos, C. Bourgogne Franche-Comté

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