Dijon, Notre-Dame (42 photos)

Notre-Dame de Dijon : architecture extérieure et intérieure (26 photos), vitraux (Adam et Eve, Fuite en Égypte, 16 photos). Sources et citations : Wikipédia. Autres sources en Note finale.

Histoire. « À l’emplacement de Notre-Dame se trouvait à l’origine, avant la seconde moitié du XIIe siècle, une simple chapelle, située hors de l’enceinte de la cité et dénommée chapelle Sainte-Marie ».

Vers 1150, « la chapelle fut reconstruite dans le style roman. À sa place, les Dijonnais élevèrent à partir des années 1220 l’église gothique actuelle. Notre-Dame étant située au milieu d’un quartier populaire, la place faisait défaut et l’architecte, resté inconnu, usa de nombreuses techniques inédites pour ériger l’église. Par exemple, tout le poids de la charpente et de la toiture repose sur les piliers et non sur des arcs-boutants, permettant ainsi d’utiliser un maximum de surface au sol pour l’intérieur de l’édifice »…

p1470315Cliquer sur les images pour les agrandir

La nef. « Le plan est en croix latine orientée. Le vaisseau central, encadré de collatéraux, compte trois étages : six grandes arcades, soutenues par des piles cylindriques, puis un triforium dont la couverture de dalles constitue une galerie de circulation devant les fenêtres hautes ».

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Le transept. « Il est assez accentué. Ses pignons présentent un soubassement plein, puis cinq fenêtres en lancettes, au-dessus desquelles s’ouvre une rose. À la croisée du transept s’élève une tour lanterne, comportant un triforium, surmonté de huit grandes fenêtres »…

Façade occidentale. « Plusieurs historiens d’art ont signalé son originalité. D’une planéité singulière, elle est en effet unique dans l’architecture gothique française. Elle constitue une sorte d’écran qui masque les dispositions intérieures de l’église. Mesurant environ 28,6 m de haut sur 19,5 m de large et 6,2 m de profondeur, elle compte trois niveaux d’élévation, dont le premier comporte trois grandes arcades, formant l’entrée d’un porche, dont les voûtes sont soutenues par deux rangs de piliers ».

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« Au-dessus de ces arcades, la façade s’orne de deux galeries d’arcatures superposées, reposant chacune sur dix-sept colonnettes d’un seul morceau, couronnées d’un chapiteau, et soulignées par trois bandeaux ornés de fausses gargouilles alternant avec des métopes. Les cinquante et une « gargouilles » de la façade occidentale de Notre-Dame de Dijon sont seulement décoratives, car elles n’évacuent pas l’eau de pluie. Les fausses gargouilles qui ornent actuellement la façade, et qui représentent des êtres humains, des animaux et des monstres, ont été réalisées de 1880 à 1882, lors de la restauration de l’église ».

« Cette façade est encadrée de contreforts d’angle, surmontés de tourelles d’escalier coiffées d’une toiture conique ».

Les vitraux. « L’église fut dotée dès le XIIIe siècle de vitraux de grande qualité. Il n’en reste que cinq, dans les lancettes du bras nord du transept, réalisés vers 1235. De gauche à droite, les deux premiers représentent des épisodes de la vie de saint Pierre, et les trois suivants, des moments de la vie de saint André ».

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« À partir de 1874, le peintre verrier parisien Édouard Didron réalisa de nouveaux vitraux inspirés des cinq d’origine. Jusqu’en 1897, il créa un ensemble de cinquante-huit verrières. Parmi elles, les plus grandes sont celles qui garnissent les deux roses des pignons nord et sud des bras du transept, mesurant 6 m de diamètre ».

Le jacquemart. « Cette horloge est située sur un campanile qui s’élève sur l’amorce de la tour sud de la façade occidentale de Notre-Dame. Elle comporte quatre automates métalliques dont deux, nommés Jacquemart et Jacqueline, sonnent les heures avec un marteau sur une grosse cloche, les deux autres automates, leurs « enfants » Jacquelinet et Jacquelinette, frappant de quart d’heure en quart d’heure, chacun sur une petite cloche ».

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« L’automate et la grosse cloche ont été ramenés de Courtrai, en Belgique, après le pillage de la ville par les armées de Philippe le Hardi en 1382. Cette année-là, le duc de Bourgogne partit en campagne afin de porter secours à son beau-père, le comte de Flandre, pris de court par une rébellion qui s’étendait entre Lille et Courtrai ».

Notre-Dame de Bon-Espoir. « Dans l’absidiole sud de l’église est exposée, au-dessus d’un autel d’orfèvrerie, la statue en bois appelée Notre-Dame de Bon-Espoir. Datant du XIe ou du XIIe siècle, cette statue de la Vierge est considérée comme l’une des plus anciennes de France. Il s’agissait à l’origine d’une Vierge assise sur un trône, tenant l’enfant Jésus sur ses genoux. Le siège a été supprimé anciennement et le dos de la statue a été scié et remplacé par un morceau de bois. L’enfant Jésus a disparu à la Révolution française, en 1794″.

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Note. Autres sources. Denise Borlée, Des clercs et des bourgeois à l’origine de l’église Notre-Dame de Dijon ? dans Sulamith Brodbeck, Anne-Orange Poilpré (éd.), La culture des commanditaires. L’œuvre et l’empreinte, actes de la journée d’étude organisée à Paris le 15 novembre 2013, Paris, site de l’HiCSA, mis en ligne en juin 2015, p. 122-140.

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Pour la description de l’église et d’autres photos : patrimoine et histoire.

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Classé dans A. Art médiéval, A. Histoire médiévale, B. Photos, C. Bourgogne Franche-Comté

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