Echternach, Saint-Willibrord

Ancienne abbaye d’Echternach (aujourd’hui au Luxembourg). Source et citations : Wikipédia. Album de 47 photos.

p1010117Cliquer sur les images pour les agrandir

« Au VIe siècle, une communauté monastique bénédictine s’installe au bord de la Sûre dans un domaine qui était une ancienne villa romaine. Les terres appartiennent au diocèse de Trèves qui donne la permission d’y construire un prieuré.

Dans le but d’évangéliser la région, sainte Irmina d’Oeren autorise en 698 saint Willibrord, récemment consacré évêque d’Utrecht, à y construire un monastère plus grand. Il en est l’abbé jusqu’à sa mort, à Echternach même, en 739.

Willibrord édifie la première église abbatiale en 700 avec le soutien financier de Pépin de Herstal. En 714, Pépin le Bref, fils de Charles Martel, est baptisé à Echternach. Très en faveur auprès de la famille carolingienne et déjà connu comme l’apôtre des Frisons, Willibrord obtient de plus l’aide de Wilfred, évêque d’York, qui lui envoie des moines irlandais de l’abbaye de Ripon pour évangéliser la région. Après sa mort, Willibrord est enterré dans son abbatiale : sa sépulture attire bientôt les pèlerins, surtout après sa canonisation.

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En 751, Pépin élève le monastère au rang d’abbaye royale et lui donne son autonomie. Autour des murs de l’abbaye se développe un bourg qui deviendra une des villes les plus prospères du comté de Luxembourg. En 785, le troisième abbé d’Echternach, Bernard, est nommé archevêque de Sens. À sa mort en 797, Charlemagne prend le contrôle de l’abbaye.

L’abbaye devient un centre réputé de production de manuscrits enluminés du IXe au XIe siècle. Le scriptorium est connu dans tout le royaume franc. La réputation de l’abbaye est telle que Charlemagne y envoie son écolâtre Alcuin s’y former avant d’ouvrir l’école palatine d’Aix-la-Chapelle. La minuscule caroline doit beaucoup à Echternach.

Très liée à la royauté franque l’abbaye décline rapidement lorsqu’elle perd ce patronage. Une restauration a lieu vers 971 lorsque l’empereur Otton y envoie une quarantaine de moines bénédictins de Trèves. Le monastère est de nouveau réformé en 1028 par la nomination du nouvel abbé Humbert et se retrouve sous la protection directe des empereurs et notamment d’Henri III du Saint-Empire« .

Pour aller plus loin : une autre présentation de l’abbaye.

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