Qui était Amelia Edwards ?

8 mars 2017, Journée internationale des droits des femmes.

Trois femmes à l’honneur sur le blog Insula, le blog de la Bibliothèque des Sciences de l’Antiquité (Lille 3) : Pamela Edwards, l’égyptologue ; Penelope Tuson, l’auteur de l’article sur OUPblog, Noémie Krol, la traductrice de l’article, jeune étudiante en master.

Qui était Amelia Edwards ?

Archéologue ? Écrivaine spécialiste en voyages ? Romancière ? Journaliste ? Musicienne ? Linguiste ? Collectrice de fonds ? Féministe ? L’article Who was Amelia Edwards ? de Penelope Tuson, publié en juin 2015 sur le blog de l’éditeur Oxford university Press OUPblog, brosse le portrait de cette femme hors du commun. La traduction française inédite publiée sur Insula est réalisée par Noémie Krol, étudiante en Master, Traduction Spécialisée Multilingue, TSM, de l’Université Lille 3.

« Étonnamment, peu de personnes ont entendu parler d’Amelia Edwards. Les archéologues la connaissent en tant que fondatrice de la Fondation pour l’exploration de l’Égypte, mise en place en 1882, et de la chaire d’égyptologie à l’University College de Londres, créée en 1892 grâce à un legs qu’elle a laissé à sa mort. Le premier titulaire de la chaire Edwards, Flinders Petrie, a été nommé sur les recommandations d’Amelia et son nom est toujours en lien avec la chaire d’archéologie égyptienne.

Vers la fin du XIXe siècle, Amelia Edwards a travaillé plus que quiconque pour susciter l’intérêt pour l’Égypte ancienne. En 1873, alors âgée de 42 ans, Amelia Edwards fit un voyage le long du Nil. Elle fut tellement ravie d’avoir fait des fouilles en amateur à Abou Simbel qu’elle retourna en Angleterre, déterminée à consacrer le reste de sa vie à promouvoir l’égyptologie en tant que discipline scientifique. Elle a fait des recherches sur le sujet et a étudié les hiéroglyphes en autodidacte. En 1877, elle a publié un long compte-rendu de son voyage, A Thousand Miles up the Nile, qui fut agréable à lire, et bien écrit d’un point de vue scientifique, et magnifiquement enrichi par ses propres illustrations peintes à l’aquarelle. Le livre a marqué un tournant dans l’écriture des livres de voyage des femmes en se concentrant sur le domaine traditionnellement masculin de l’histoire et de la recherche et en ignorant surtout la vie domestique des femmes, domaine dont Amelia a déclaré qu’elle n’avait pas vraiment eu l’occasion d’étudier »… Lire la suite

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Classé dans D. Europe (autres), E. Arts Lettres Langues, E. Sciences humaines et sociales, F. 19ème et 20ème siècles

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