Haguenau, St-Georges (12-13èmes)

Vers 1115. Haguenau est fondée par Frédéric II de Souabe, dit le Borgne, sur une île de la Moder.

1143. La construction de l’église romane est autorisée par l’évêque de Strasbourg, dans la partie ouest de la première enceinte. Saint-Georges : extérieur (album de 45 photos), intérieur (album de 31 photos).

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1164. Le fils de Frédéric le Borgne, Frédéric Ier, dit Barberousse, empereur du Saint-Empire romain germanique, rédige la charte de Haguenau, qui octrie à la cité un certain nombre de droits et privilèges, et fait du château une des résidences impériales de la dynastie des Hohenstaufen.

1189. Frédéric Barberousse part de Haguenau pour la 3e croisade, non sans avoir auparavant fondé un hospice pour les pèlerins, l’église actuelle de Saint-Nicolas (chronique à venir). Il se noie en passant à gué une rivière d’Asie Mineure. Ses successeurs Henri VI du Saint-Empire et Frédéric II de Hohenstaufen font de nombreux séjours dans le château.

1189. Les travaux de l’église Saint-Georges s’achèvent. Les matériaux utilisés pour la construction sont le grès des Vosges du Nord et des briques cuites crépies. Les parements de la façade occidentale, de la partie supérieure de la tour de croisée et du chevet sont en petit et moyen appareil. L’église est consacrée par Mgr Heinrich von Hasenburg. De ce premier édifice subsistent deux tourelles d’escalier, la base de la tour et des vestiges de la crypte, d’une abside semi-circulaire et une partie du bas-côté sud.

1193. C’est à Haguenau qu’eut lieu une des auditions de Richard Cœur-de-Lion devant le tribunal impérial présidé par Henri VI. À la disparition de la dynastie, la résidence fut délaissée.

Vitrail de 1903-1904 (Musée historique de Haguenau)

1200-1220. Église Saint-Georges. La nef à trois vaisseaux primitivement charpentée aurait été construite vers cette période. De dix travées, d’une grande simplicité, elle est caractérisée à l’extérieur par un socle dont la mouluration épouse les contours des trois portails romans à tympans non sculptés et par des lésènes et frises de damiers et d’arceaux couronnant bas-côté et vaisseau central.

À l’intérieur, dix arcades en plein-cintre, reposant sur des colonnes à chapiteaux cubiques, s’ouvrent sur les bas-côtés. Les fenêtres hautes romanes sont conservées pour les sept travées orientales.

1210-1230. Le transept et la tour-clocher octogonale, possédant de petites lucarnes sur la flèche, sont ajoutés. À l’extérieur de l’église, des étalons de mesure, permettant de vérifier les mesures utilisées par les commerçants au Moyen Âge, sont visibles sur les contreforts du transept sud. Vers 1230, l’écoutète Woelfelin fait construire lune chapelle Saint-Nicolas.

1250-1273. Durant le grand interrègne, les bourgeois de la ville obtiennent de nombreux droits. Petit à petit, ils se gouvernent eux-mêmes et obtiennent la moitié de la propriété de la forêt. C’est l’origine du statut juridique de la forêt actuelle : l’indivision.

A partir de 1273. Rodolphe de Habsbourg remet de l’ordre dans les possessions impériales et fait de Haguenau la capitale du grand bailliage regroupant 45 villages et 10 villes.

1268-1283. L’ancienne tour du chœur, surhaussée, est transformée en tour de croisée. 1268 est la date de la mise en place de deux des cinq cloches, les plus anciennes de celles utilisées en Europe et toujours en place.

Le chœur et l’abside à pans coupés furent sans doute construits par un atelier issu du chantier des travées occidentales de la nef de la cathédrale de Strasbourg.

À l’extérieur, les fenêtres du chœur sont entourées de cordons sculptés de feuillages retombant sur les têtes d’homme et d’animaux.

Les gargouilles sont placées deux par deux dans la frise sculptée qui couronne les contreforts. Ceux-ci portent des pinacles à dais, qui abritaient des statues déposées en 1913 au Musée historique.

1496. Retable du Jugement dernier (chronique La gueule de l’enfer).

1500. Chaire à prêcher de Veit Wagner. Saint Georges terrassant le dragon.

1523. Tour eucharistique ou custode du Saint-sacrement (Sakramentshäuschen). Due au sculpteur Friedrich Hammer, qui construit aussi la sacristie sud, c’est un véritable joyau de pierre ciselée en dentelles qui représente le buisson ardent par ses flammèches torsadées.

1611. La remarquable voûte réticulée de la nef actuelle remplace un plafond en bois. Les voûtes occidentales des bas-côtés sont restaurées en 1611 également.

Sources et citations : articles de Wikipédia ; Église Saint-Georges, Haguenau, SAEP Edition, 1990.

1 commentaire

Classé dans A. Art médiéval, A. Histoire médiévale, B. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), D. Allemagne

Une réponse à “Haguenau, St-Georges (12-13èmes)

  1. sbo

    Vraiment super ! Merci Pierre.

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