Saint-Ulrich, église romane

Saint-Ulrich d’Altenstadt est la première église de la route romane à l’extrême nord de l’Alsace, proche de la frontière allemande. Album de 46 photos (mars 2017).

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« Église de plan basilical dont les trois nefs et la tour porche datent du 12e siècle (sources et citations : la route romane d’Alsace, Wikipédia).

La tour porche et les lésènes. « Ressauts verticaux de faible saillie, plaqués sur les murs extérieurs d’un édifice, scandant la paroi murale à intervalles généralement réguliers. Ils se combinent avec de petites arcatures aveugles en plein cintre pour former la bande lombarde.

Ce système décoratif, qui tient son nom de la région d’Italie du Nord dont il est originaire, caractérise ce que l’on appelle le « premier art roman » tant dans le domaine méridional (Santa Maria de Ripoll, Saint-Vincent de Cardona, Sainte-Cécile de Montserrat) que dans le domaine germanique (Saint-Pantaléon de Cologne), ainsi que dans les zones de contact telles que la Bourgogne (Saint-Philibert de Tournus). Au xiie siècle en Allemagne, on utilise encore ce procédé décoratif en jouant de la polychromie de la pierre ».

Le linteau sculpté de sept médaillons représentant la main de Dieu au centre et, de part et d’autre, des agneaux, des motifs végétaux et des formes géométriques.

Sur ce linteau, on peut lire l’inscription J+HOC QUI COENOBIUM CUPITIS TRANSIRE DECORUM POSITE SUPREMAM ABBATIS VENIAM LIUTHAR(DI) SUBERAM que l’on peut traduire par Vous qui désirez franchir le seuil de ce beau couvent demandez-en toujours la haute faveur à l’abbé Liuthar (abbé régisseur de l’abbaye de Wissembourg de 1002 à 1032).

La nef romane se compose de cinq travées ouvertes sur les bas-côtés par des arcs en plein cintre qui reposent sur des piliers en pierre de taille. Ceux-ci, carrés à l’origine, ont vu leurs angles abattus (retaillés) pour leur donner une section octogonale.

Les trois absides du chœur sont d’époques différentes (gothique au nord, du 19e siècle pour les autres) ».

Les plafonds de la nef et des bas-côtés sont charpentés. La croisée est voutée en mode gothique. Y sont représentés les quatre évangélistes (tétramorphe).

Ulrich d’Augsbourg. « Il est né en 890 près de Zurich. Sa famille, responsable du comté de Dillingen-Kyburg, était originaire de Souabe. De nature gracile et frêle, il est, par exception de sang noble, accepté comme novice et moinillon pour étudier au monastère de Saint-Gall. Il vivait dans la simplicité et la pauvreté.

À la fin de ses études à 16 ans, il hésite entre la prêtrise et la vie monastique. Il est alors envoyé, en 910, auprès de son oncle Adalbéron, puissant évêque d’Augsbourg, pour servir de camérier et approfondir ses études. Il y resta jusqu’à la mort de l’évêque, le 28 avril 910, et retourna chez ses parents, où il resta jusqu’à la mort de l’évêque Hiltine, le 28 novembre 923.

Grâce à l’influence de son oncle Burchard ou Burckart II, duc d’Alsace et de Souabe, Ulric est alors nommé évêque d’Augsbourg par Henri Ier de Germanie et ordonné le 28 décembre 923″. Il a 33 ans.

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Classé dans A. Art médiéval, A. Histoire médiévale, B. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), D. Allemagne

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