Houllier. Les Sciences participatives

Le Conseil d’administration de Université Sorbonne Paris Cité a procédé le jeudi 16 mars  2017 à l’élection de son nouveau président. M. François Houllier a été élu par 33 voix pour et 2 abstentions. Administrateur provisoire depuis le 14 septembre 2017, François Houllier  succédait à Jean-Yves Mérindol. Profession de foi et CV (né en 1959, polytechnicien, ancien Directeur général de l’INRA).

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Pour l’occuper et lui faire digérer son éviction de la direction de l’INRA, un rapport sur les sciences participatives lui a été confié par la Ministre. Ce rapport de 63 pages, en coopération avec Jean-Baptiste Merilhou-Goudard, a été publié en février 2016 : Les Sciences participatives en France. État des lieux, bonnes pratiques & recommandations.

La dernière Lettre d’information de USPC signale la signature de la charte des sciences participatives par une trentaine d’établissements dont USPC (lundi 20 mars 2017). Définition : « Les sciences et recherches participatives sont des formes de production de connaissances scientifiques auxquelles participent, avec des chercheurs, des acteurs de la société civile, à titre individuel ou collectif, de façon active et délibérée ».

Il faut espérer que le nouveau président de USPC oubliera vite ce rapport, qu’il n’y poussera pas des équipes de recherche de USPC. Les sciences participatives constituent le type même de fausse bonne idée. Heureusement le rapport prévient : il y a des risques réels (extrait ci-dessous).

Extraits du rapport. Risques et difficultés à anticiper par les porteurs de projet

« Les bénéfices avérés ou escomptés ne doivent pas occulter les difficultés et les risques des projets de sciences participatives. C’est en effet à partir d’une meilleure connaissance de ces dernières que les porteurs de projet pourront préciser les points de vigilance à observer lors de la conception et de la mise en œuvre des projets et plus globalement améliorer leurs pratiques.

Les témoignages recueillis montrent que le développement de méthodes et de protocoles spécifiques, l’adaptation des outils, l’appropriation des démarches par les participants ou la gestion et l’analyse des données (standardisation, validation, analyse, etc.) sont bien souvent perfectibles. À la question des risques des sciences participatives, de nombreux répondants à l’enquête avancent d’abord que toutes les sciences sont risquées et qu’il n’y a pas lieu de se poser la question spécifiquement pour les sciences participatives. Néanmoins, l’enquête permet de pointer une liste de problèmes récurrents :

  • Difficultés de mobilisation des acteurs dans la durée (chercheurs, amateurs, public plus large).
  • Difficultés dans le recueil des données, surtout lorsque celui-ci s’étend sur le temps long.
  • Difficultés dans les analyses et interprétation des données recueillies compte tenu de leur hétérogénéité et des différentes sources de bruit.
  • Difficultés liées à la gestion de projets impliquant de nombreux acteurs aux logiques, valeurs et cadres d’action très différents.

La plupart de ces difficultés peuvent être dépassées à condition que les acteurs impliqués dans les sciences participatives puissent disposer des outils nécessaires et développer une gamme de compétences adéquates ».

Pour aller plus loin. Chroniques du blog mentionnant François Houllier. Question : le conseil d’administration de USPC a-t-il fixé le montant de la rémunération et des primes du Président ?

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