Basilique Saint-Denis. Le chevet

Basilique Saint-Denis, la crypte romane (album de 12 photos), le chevet de lumière et son double déambulatoire (album de 34 photos), retables de pierre et vitraux des chapelles du chevet (album de 24 photos). Source des citations ci-dessous : le site de la basilique.

La crypte romane : album de 12 photos

« Au VIIIe siècle, à l’occasion de son sacre, Pépin le Bref décide la reconstruction de l’édifice à la manière des édifices romains de type basilique. On peut voir aujourd’hui, dans l’immense crypte archéologique, riche de l’histoire la plus ancienne de Saint-Denis, une fosse qui conserve le souvenir de l’emplacement de la tombe et des reliques de saint Denis et de ses deux compagnons de martyr, installés à cet endroit jusqu’au XIIe siècle. Cette fosse est le centre de tous les édifices construits, de la première chapelle, du IVe ou Ve siècle, jusqu’à l’abbatiale du XIIIe siècle.

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Les amoureux de l’art roman trouveront aussi, dans la crypte, un des rares témoignages de cet art en Ile-de-France. Cet espace, très restauré au cours des XIXe et XXe siècle, conserve néanmoins plusieurs chapiteaux historiés du XIIe siècle, notamment dédiés à la vie de saint Benoît, et des chapiteaux à décor de feuillages. La massivité de cet espace a servi de point d’appui au nouveau chevet supérieur que Suger crée dès 1140″.

Suger, le chevet et le déambulatoire gothiques : album de 34 photos

« Suger est l’un des personnages centraux de l’abbaye de Saint-Denis. Dès 1135, il se consacre à la reconstruction du vieil édifice carolingien. Il édifie de 1140 à 1144, « en trois ans, trois mois, trois jours » nous dit-il, un nouveau chevet lumineux. Cette nouvelle architecture prestigieuse est l’image du royaume capétien en pleine expansion. Issue de la synthèse d’expériences techniques européennes, elle est liée à une conception théologique de la lumière qui s’inspire des textes mystiques du Pseudo-Denys, l’une des bases de l’enseignement de l’époque.

Ce nouveau chevet lumineux est plus adapté à la présentation des reliques des saints vénérées par des pèlerins de plus en plus nombreux. En effet, l’exiguïté de la crypte carolingienne, où se trouvaient les reliques, entraînait de graves difficultés lors des pèlerinages. La foule était si dense que, selon Suger, des femmes oppressées s’évanouissaient ou mourraient en poussant des cris épouvantables.

Par ailleurs, l’originalité architecturale de ce chevet, dont les parties hautes ont été reconstruites au XIIIe siècle, réside dans l’utilisation d’une forêt de colonnes monolithes, supportant une des premières voûtes sur croisée d’ogives parfaitement maîtrisée. Cet espace est à l’image d’une immense châsse-reliquaire inondée de lumière colorée abritant les reliques du saint. L’absence de murs entre les chapelles et le doublement de la surface vitrée dans chacun de ces espaces de prière, crée un mur exceptionnel de lumière continue.

Ce chevet est consacré le 11 juin 1144 lors d’une procession conduite par le roi Louis VII et la reine Aliénor d’Aquitaine ».

Retables et vitraux des chapelles du chevet : album de 24 photos

« Des vitraux du XIIe siècle, il ne subsiste à Saint-Denis que cinq verrières et quelques éléments démontés, en 1997, en vue de leur restauration. Dès le XIIe siècle, fait rarissime, un maître verrier est attaché à l’entretien des vitraux. C’est dire toute l’importance que Suger attachait à ces murs de lumière.

Les vitraux des parties hautes de l’édifice sont des créations du XIXe siècle, commandés par les architectes Debret et Viollet-le-Duc. Les verrières médiévales des fenêtres hautes ont été détruites pendant la Révolution pour récupérer le plomb. Dans les parties hautes du chœur, les vitraux racontent la légende de saint Denis et plusieurs épisodes de l’histoire de la Basilique.

Dans la nef, la longue galerie de rois et de reines débouche sur deux immenses roses. La rose Sud est une structure de pierre de plus de 14 mètres de diamètre, qui aurait servi de modèle à celle de Notre-Dame de Paris. Cette roue de lumière montre autour de la figure centrale du Dieu bénissant, des anges, les douze signes du zodiaque représentant la course du soleil et vingt-quatre travaux agricoles réalisés au cours de l’année ».

Des vitraux des fenêtres basses du chevet et des retables de pierre illustrent la vie de Jésus : la nativité, l’adoration des mages, le massacre des innocents, la fuite en Égypte, les douze apôtres, les 4 évangélistes (le tétrapode)

Pour rappel. Quatre chroniques et 187 photos sur la basilique Saint-Denis : l’histoire, le projet du remontage de la flèche, les cinq portails, le chevet et les verrières. A venir : les tombeaux des rois de France.

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