Barjeel. Art contemporain arabe

Institut du monde Arabe, 100 chefs-d’œuvre de l’art moderne et contemporain arabe, exposition jusqu’au 2 juillet 2017. Album de 41 photos.

L’Institut met à l’honneur la collection de la Fondation Barjeel. « Ce fonds d’une immense richesse rend hommage à l’énergie créative de la scène artistique arabe de Baya à Kader Attia. Présentation de la collection Barjeel par Philippe Van Cauteren et Sultan Sooud Al-Qassemi » (vidéo de 6 minutes).

« Constituée dès 2010, la collection de Sultan Al Qassemi réunit les grands noms de l’art moderne et contemporain arabe. Gérée par la Fondation Barjeel, une fondation privée à Sharjah aux Émirats arabes unis, elle est présentée pour la première fois en France à l’Institut du monde arabe. A travers une sélection de 90 chefs-d’œuvre, la collection Barjeel retrace l’histoire de la création arabe depuis la seconde moitié du XXe siècle. Installations, photos et peintures, figuration et abstraction, les artistes ont exploré tous les champs d’expression.

Une première salle réunit des artistes phares de la collection au sein d’une scénographie muséale classique. Les œuvres exposées témoignent des expérimentations menées depuis le début du XXe siècle tant dans le genre du portrait que de l’abstraction. Plus encore, l’interaction entre les pièces révèle des échos formels et narratifs tout en reflétant des spécificités culturelles, des contradictions et une variété de pratiques ».

Mes trois coups de cœur

Kadhim Hayder (Irak, 1932-1985). Fatigued Ten Horses Converse with Nithing, 1965. « Suite au coup d’état du parti Baas en Irak en 1963, le peintre compose une série de toiles narrant la bataille de Karbala où mourut Husayn, fils d’ali et petit-fils du Prophète. La déploration des chevaux blancs résonne comme un commentaire mélancolique de l’histoire politique de l’Irak ».

Ahmed Morsi (Égypte, 1930). Self-portrait, 1970

Nadia Ayari (Tunisie, 1981), The Fence, 2007. « La représentation d’un œil emprisonné pose la question de l’enfermement du regard. La matérialité de la représentation et le surréalisme de la scène renforcent le message politique. L’artiste prend ici position et accuse les droits de l’homme bafoué ».

Les réserves du musée. « Puis on pénètre dans un espace évoquant les réserves d’un musée où sont présentées d’autres pièces. Ces dernières apparaissent comme autant d’objets d’études offerts à la consultation scientifique. La proximité avec les œuvres est alors possible : dans un rapprochement intime, le visiteur peut appréhender chaque détail et toute la matérialité picturale du tableau. Un procédé original qui traduit la démarche du collectionneur, basée sur l’expérimentation et la connaissance : il s’agit d’offrir au visiteur des objets de beauté et de réflexion servant à la recherche et donnant les clés pour comprendre l’histoire ».

« Basée à Sharjah aux Émirats arabes unis, la Fondation privée Barjeel a pour mission de gérer, préserver et exposer la collection personnelle de Sultan Al Qassemi. A travers cette collection majeure ouverte au public, la Fondation Barjeel contribue au développement et à la promotion de la scène artistique arabe à travers le monde. Sa politique d’exposition hors-les-murs et de publication témoigne de sa vocation à valoriser l’héritage artistique et la création contemporaine arabes ».

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Classé dans B. Photos, E. Arts Lettres Langues, F. 19ème et 20ème siècles

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