Les vertus terrassant les vices

Strasbourg, Cathédrale Notre-Dame, façade occidentale, portail nord : les Vertus terrassant les Vices (album de 31 photos).

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Un riche programme sculpté. « Vers 1280 s’ouvre le chantier de la façade occidentale, énorme rectangle de 66 mètres de haut et large de 45 mètres. Cette entreprise est l’une des plus ambitieuses et remarquables de l’époque. Un nombre impressionnant de sculptures y prend place : 74 rondes-bosses, 10 dalles travaillées en relief aux tympans, 138 statues et groupes sculptés aux voussures. Sur leurs faces latérales, les portes sont ornées de statues – les statues des piédroits sont adaptées aux niches qui les abritent. Dans les voussures se tiennent de petits groupes ou des figures isolées sculptées et, sur les tympans, prennent place des bas-reliefs. Les tympans sont subdivisés en registres selon une disposition narrative. Des frises végétales ornent les portails occidentaux » (Source et citations. CRDP Strasbourg).

« Le portail nord de la façade de la cathédrale aligne aux piédroits les Vertus terrassant les Vices. Les Vertus, drapées et couronnées, marquent du bout de leur lance de petits sujets humains écrasés sous leurs pieds.

L’iconographie des Vertus et des Vices sous forme monumentale est nouvelle. Ces figures allégoriques étaient présentes dans les voussures des portails romans du Poitou. Ici, ces femmes sont dans l’attitude du combat et des personnages ont remplacés les dragons. Le thème des Vertus combattant les Vices reste cher à l’art alsacien, on le retrouve dans l’un des vitraux de la cathédrale. En lien avec les sculptures du tympan qui ont pour sujet l’Épiphanie du Christ, elles invitent le fidèle à l’exemplarité, aux bonnes actions, qui seront rémunérées au jour du Jugement dernier ». A noter que personne, jusqu’à présent, ne peut établir de lien entre telle ou telle statue et telle ou telle vertu.

Les vices et les vertus : liste et définitions.

Source et citations : Wikipédia, les combats des vices contre les vertus. « La Psychomachia, « combat de l’âme » ou « combat pour l’âme », est une œuvre du poète chrétien Prudence (né en 348 et mort après 405) qui met en scène le combat entre les figures allégoriques des vices et des vertus. Ce poème passe pour une des œuvres majeures de l’épopée chrétienne en langue latine.

Les manuscrits médiévaux sont souvent copieusement annotés de gloses et partiellement accompagnés d’enluminures, témoignant de la popularité du texte. L’œuvre en effet a eu une influence considérable sur l’art du Moyen Âge, aussi bien sur la poésie allégorique que sur la peinture et la sculpture. C’est un des poèmes antiques les plus cités au Moyen Âge.

La Foi contre le Paganisme et l’Idolâtrie, La Chasteté contre la Luxure, La Patience contre la Colère, L’Humilité et l’Espérance contre l’Orgueil et la Tromperie, La Tempérance contre la Débauche, La Raison et la Charité contre l’Avarice, L’Unité et la Foi contre la Discorde nommée Hérésie ».

Contexte de la prise de photographies : travaux dirigés de Denise Borlée en présence de ses étudiants de Master.

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Classé dans A. Art médiéval, B. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), D. Allemagne, E. Arts Lettres Langues

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