Rome. St-Charles des 4 fontaines

Suite des chroniques sur Rome. Église Saint-Charles-des-Quatre-Fontaines (source et citations Wikipédia) : album de 21 photos.

« C’est une église de la Rome baroque, construite par Francesco Borromini pour un petit couvent d’un ordre espagnol : les Trinitaires déchaux. C’est à la fois la première de ses réalisations et la dernière d’entre elles, puisque l’artiste l’a commencé en 1638 mais n’a achevé la façade que l’année de sa mort, en 1667. L’édifice est dédié à saint Charles Borromée.

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L’église est construite sur un plan elliptique où se conjuguent le plan en croix grecque et l’octogone. Ce plan ovoïde est une reprise de celui élaboré par son rival Gian Lorenzo Bernini pour l’Église Saint-André du Quirinal (chronique à venir). Cependant, l’architecte montre la volonté, ici, d’élaborer un plan rationnel à la différence de Bernini. L’occupation parfaite de cette petite surface de terre montre le talent de l’architecte dans l’organisation rigoureuse de l’espace. Le plan elliptique n’a qu’un seul objectif, donner l’illusion d’un grand espace.

La coupole mesure 25,80 × 16,25 m et comporte un ornement complexe de caissons. Le motif est constitué de cercles intégrés dans des polygones où s’intercalent des croix, rappelant la vocation religieuse du bâtiment, et des hexagones. Il n’y a pas de fresque à l’intérieur de l’édifice, le décor architectural se suffit à lui-même, ce qui est plutôt rare pour une coupole italienne. De manière traditionnelle, le pavement reprend le motif élaboré de la coupole. Le décor sculpté est réduit aux parties architectoniques et crée l’animation à l’intérieur de l’église. Il est visible au niveau des colonnes, de la corniche et de la voûte en cul de four.

À la complexité de cette construction répond le jeu rythmique de la façade, basé sur l’alternance : du concave et du convexe, des colonnes ainsi que des frontons. Borromini dépasse ici son rival Gian Lorenzo Bernini dans l’originalité du décor. La façade comporte en effet trois inventions : les balustres tête-bêche en alternance avec des balustres classiques (les uns et les autres comportant trois arêtes), le dessin des chapiteaux et le fronton dit « angélique », obtenu par la réunion des ailes de deux anges.

Le cloître, de petite dimension, répond à un plan rectangulaire. On y retrouve les mêmes balustres que sur la façade. Borromini développe magistralement, ici, l’illusionnisme baroque, en voulant donner l’impression d’un espace beaucoup plus grand. Ce stratagème illusionniste repose sur l’utilisation de la scansion, c’est-à-dire la multiplication des colonnes, imitant le rythme traditionnel d’un cloître ».

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