Fernand Léger. 30 ans en 1911

Nouvelle chronique Ils/Elles ont eu 30 ans en… Fernand Léger (1881-1955). Toiles peintes entre 1912 et 1918, exposées, jusqu’au 30 octobre 2017, au Centre Pompidou Metz, Le Beau est partout (album de 41 photos).

Sources des citations de la chronique : présentation à l’entrée de l’exposition de Metz, biographie de Fernand Léger, Wikipédia.

1881.Naissance à Argentan (Normandie). 1884 (3 ans). Mort de son père.

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1900 (19 ans). S’installe à Paris où il se forme à la peinture et travaille chez un architecte et un photographe.

1903 (22 ans). Il partage un atelier avec le peintre André Mare. Après son échec aux Beaux-Arts, il s’exerce dans diverses académies. Daniel-Henry Kahnweiler, qui deviendra son marchand, se souvient ainsi de Léger allant dessiner le nu presque tous les soirs à l’académie de la Grande Chaumière. Il est admis en 1903 à l’École des Arts Décoratifs de Paris tout en fréquentant l’Académie Julian et le musée du Louvre. Il passe par différentes phases liées à l’impressionnisme, au néo-impressionnisme et au fauvisme.

1902-1908 (21-27 ans). Il reste difficile de savoir à quoi ressemblaient les dessins de Fernand Léger. Il dit effectivement avoir détruit entre 1902 et 1908 une grande partie de ses travaux au fur et à mesure de leur production. Peut-être contenaient-ils encore quelques traces du sentimentalisme du Jardin de ma mère, peint en 1905, ou de ces Gamins au soleil (1907) que Guillaume Apollinaire qualifia de baignades du soir postimpressionnistes. Sans interprétation abusive, on peut assimiler la destruction de ces dessins à un acte proprement artistique : en s’attaquant à ses tentatives désuètes, Léger brutalisait déjà la tradition.

1907 (26 ans). Léger visite la rétrospective Paul Cézanne au Salon d’automne qui l’influence de manière décisive.

1908 (27 ans). Il travaille aux côtés de Modigliani, Laurens, et surtout Alexander Archipenko. Installé à la Ruche en 1908, il se lie avec Blaise Cendrars, Max Jacob et Guillaume Apollinaire et dialogue, entre autres, avec le peintre Robert Delaunay, et aussi avec Marc Chagall, Chaïm Soutine, Chaim Jacob Lipchitz, Pierre Reverdy et Maurice Raynal

1909 (28 ans). Léger défie Cézanne dans le Compotier sur la table. Sans doute y inscrit-il déjà sa peur de la grande influence du peintre d’Aix sur lui. Le peintre se fond bientôt dans l’effervescence de la vie artistique parisienne. La Couseuse (photo) ouvre sa période cubiste. Amas de lignes géométriques logé dans un espace court, la toile est proche des figures massives de Picasso peintes la même année.

1910 (29 ans). Les Nus dans la forêt font dire à Guillaume Apollinaire : Monsieur Fernand Léger a encore l’accent le plus inhumain de cette salle. Son art est difficile. Il les achève après presque deux ans de lutte.

Wikipédia. « Léger propose un cubisme personnel, même s’il s’est certainement inspiré de l’œuvre de Picasso portant le même titre. Le sujet est transformé en une chambre remplie d’artefacts et de robots. Dans cette œuvre, Léger se détache de la doctrine de Cézanne qui consistait à peindre à partir des cylindres et des cônes. La sobriété des couleurs ainsi que l’activité frénétique des robots crée l’atmosphère symbolique d’un nouveau monde déshumanisé. Sous certains aspects, c’est une anticipation du futurisme italien. S’il partage le souci cubiste de créer un réalisme non figuratif, il se distingue des Montmartrois en imposant un cubisme non pas intellectuel mais visuel. Son souci n’est pas, en effet, de figurer la totalité de l’objet, mais de distinguer chaque objet en volume et en plan au sein d’un espace idéal ».

1911-1912 (30-31 ans). Expose des œuvres-manifestes au Salon des Indépendants et au Salon d’Automne. 1912. La Noce. Les Toits de Paris.

1913 (32 ans). Participe à l’Armory Show à New-York. Guillaume Apollinaire l’intègre dans son ouvrage Les Peintres cubistes. Contrat d’exclusivité avec Daniel-Henry Khanweiler, marchand de Georges Braque et Pablo Picasso. 1913. Contraste de formes.

1914 (33 ans). Le réveil-matin (ci-dessous).

1914-1916 (33-35 ans). Mobilisé dès le début de la guerre. Il passe trois ans au front en tant que sapeur puis brancardier. Découvre le cinéma de Charlie Chaplin lors d’une permission.

1917-1918 (36-37 ans). Hospitalisé pendant un an avant d’être réformé. Signe un contrat avec le galeriste Léonce Rosenberg. Collabore avec le poète Blaise Cendrars pour des livres illustrés.

1917 (36 ans). La partie de cartes.

1918 (37 ans). Spectateur assidu du cirque Medrano, Fernand Léger peint les acrobates, les clowns, les jongleurs dont les corps « mécanisés » ont la même valeur que les objets et les décors. 1918. Le mécanicien (ci-dessous). Les Hélices. Le cirque Medrano.

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Classé dans B. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Arts Lettres Langues, F. 19ème et 20ème siècles

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