Rome. Sept églises sur le Celio

Rome, colline du Celio, 15 mai 2017, temps beau et fort chaud. Sept églises au programme de la journée, des églises médiévales, mais sans liens avec l’art gothique. Album de 52 photos.

Bon choix pour commencer : chronique et 63 photos sur Le Latran, la basilique, le cloître, le baptistère.

Cliquer sur les images pour les agrandir

11 heures 30, par la via di San Giovanni in Laterano, je rejoins la basilique San Clemente. Un bijou d’histoire et d’art. Photos.

« Dédiée au troisième successeur de Pierre, le pape Clément 1er (88-97), l’église fut fondée avant 385 sur des édifices romains. Siège de conciles en 417 et en 499, elle subit quelques restaurations au 8ème et 9ème siècles, avant d’être ravagée par le sac des normands en 1084. C’est alors que le pape Pascal II (1099-1118) ordonna la construction d’une nouvelle basilique sur l’ancienne. Par la suite, Carlo Fontana procéda à de nouveaux remaniements, de 1715 à 1719″… « Cette église du 13ème siècle, avec sa façade baroque, recouvre une église paléochrétienne, construite elle-même sur des édifices romains. A San Clemente, l’Histoire en strates lisibles, s’est figée dans la terre ». 12 heures : annonce de la fermeture, jusqu’à 15 heures 30. Juste le temps d’acheter quelques cartes postales. Source et citations de cette chronique Rome, Guide Gallimard. Lire également les billets de Wikipédia.

Première frustration donc. Mais qu’à cela ne tienne ! Il y a une autre église à proximité. Par la via Querceti, je gagne l’église des Santi Quattro Coronati. Église fermée : les moines augustins sont en exercices spirituels pour toute la semaine. Grosso modo, l’église connaît les mêmes épisodes historiques que San Clemente. Son existence est pour la première fois citée en 595. Ma frustration s’accroît : « derrière ses allures de forteresse, l’église, merveilleuse et secrète, cache un des cloîtres les plus poétiques de Rome (début du 13ème siècle). La vasque aux ablutions placée en son centre ornait l’atrium de l’église sous Pascal II ». Photos.

Déjeuner dans un restaurant fréquenté par la clientèle du quartier. Les saltimbocce alla Romana ne sont plus ce qu’elles étaient.

Il fait de plus en plus chaud et la ruelle monte vers le sommet de la colline. Via Claudia, puis à droite, via della croce. La basilique de San Giovanni e Paolo est chiusa. Impossible de savoir si elle ouvrira dans l’après-midi. Photos. Le campanile roman (12ème siècle) est superbe. « Sur la place, silencieuse et déserte comme celles du peintre De Chirico, avec ses architectures de briques rouges, les hauts murs aveugles du couvent et le campanile édifié sur les vestiges du temple de Claude, s’élève l’église du 5ème siècle dédiée aux Saints Jean et Paul, soldats martyrisés sous Julien l’Apostat ».

Je poursuis. Nouvelle déconvenue. Saint-Grégoire le Grand est fermé. Photos. Après 16 heures, on peut sonner pour appeler un moine. Il n’est pas 16 heures. « Le couvent San Gregorio a été fondé au 6ème siècle par le pape Grégoire le Grand sur l’emplacement de sa propre maison… Les bâtiments actuels datent pour la plupart des travaux effectués sous la direction du cardinal Scipione Borghese, par l’architecte Giovanni Battista Soria (1629-1633) ».

Santa Maria in Domnica : fermée, mais ouverture prévue à 16 heures. A tout  à l’heure !

Santo Stefano Rotondo. Il est 15 heures 10. Ouverture à 15 heures 30. Vingt minutes de pause sur un banc de pierre, à l’ombre. Je discute en italien avec une femme toute de noir vêtue. Elle est architecte. En Grèce, elle avait des responsabilités dans la restauration de monuments historiques. Elle a été poussée vers la retraite. Elle n’a perçu aucune rémunération depuis 6 mois. Elle va rejoindre sa fille en Allemagne : celle-ci y fait son internat en médecine. Dures réalités pour la culture en Europe, en Grèce… En Italie, la fermeture des églises durant la pause méridienne n’est-elle que l’avant-goût de leur fermeture au public. La Rotonda ouvre : elle mérite à elle seule une chronique… à venir !

16 heures. Deux jeunes gens ouvrent les portes de Santa Maria in Domnica alla Navicella. Photos. La lumière pour éclairer les mosaïques de l’abside est cassée. Depuis combien de temps ? « La première mention de l’église n’est pas antérieure au pape Léon III (795-816). L’édifice actuel date du pape Pascal 1er (817-824), comme la belle mosaïque absidale : sur l’arc triomphal sont représentés le Sauveur, assis sur l’arche du ciel entre des anges, et les apôtres guidés par Pierre et Paul, Moïse et Elie, au registre inférieur. Au centre du cul-de-four, une Vierge à l’enfant, hiératique image byzantine, se tient au milieu d’une foule d’anges, tandis que le pape, avec le nimbe carré des vivants, lui touche humblement le pied ».

Ma journée de tourisme ecclésial est terminée. Un arrêt du bus 83 est juste devant Santa Maria in Domnica. 20 minutes se passent. Je perds patience et pars à pied vers le Colisée. Je suis dépassé par le bus. Sacrée journée !

Pour aller plus loin : toutes les chroniques et photos de ce blog sur Rome.

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Classé dans A. Art médiéval, A. Histoire médiévale, B. Photos, D. Italie

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