Quel post-bac pour les bacs pros ?

Suite des chroniques BTS, une attractivité en baisse ? et La réussite au BTS selon 5 facteurs.

La politique du gouvernement sortant, orientant (jusqu’à présent à la marge et sans contraintes majeures) les bacheliers professionnels vers les Sections de techniciens supérieurs (STS), les bacheliers technologiques vers les IUT et les bacheliers généraux vers les CPGE et les licences universitaires, se poursuivra-t-elle avec la nouvelle majorité ?

Priorité aux bacheliers professionnels par divers moyens :

  • incitation à aller jusqu’au bout de la procédure APB (hiérarchiser les vœux et les confirmer dans les délais impartis),
  • augmentation du nombre total de places dans les STS,
  • instauration de quotas,
  • limitation ou interdiction d’accès pour les bacheliers généraux,
  • prescription du recteur, aux lycées de l’académie, de prendre, au-delà ces capacités officielles d’accueil, quelques élèves supplémentaires dans chacun des BTS proposés…

Quelles seraient les conséquences d’une progression du nombre de bacheliers professionnels dans les STS, progression pouvant atteindre la moitié ou les ¾ des effectifs totaux. Toutes choses étant égales par ailleurs, les taux globaux d’admis devraient chuter. Il s’ensuivrait plus ou moins vite une détérioration de l’image des STS (mode de formation performant légitimant leur attractivité).

Les parents des bacheliers généraux prolongeraient la tendance au renforcement de l’échec en les mettant ailleurs que dans les STS. Proviseurs et les enseignants, pour remonter la pente, pourraient diminuer les exigences. Bref, le risque de ghettoïsation ne deviendrait pas nul. Il ne faut jamais oublier les effets pervers de décisions qui semblent rationnelles au premier abord. L’enfer est pavé de bonnes intentions.

Avant toute décision nouvelle, il serait important de faire une évaluation rigoureuse du passage du bac professionnel de 4 à 3 ans. Peut-être, un retour en arrière serait-il bénéfique mais il serait à financer ! Une solution plus économique serait d’instaurer une année intermédiaire (une année sas) pour une partie des bacheliers professionnels (celles et ceux qui auraient échoué aux tests d’entrée, tests qui s’ajouteraient aux épreuves du baccalauréat).

Une autre solution serait peut-être d’obliger une partie des bacheliers professionnels à acquérir un minimum d’expérience professionnelle (sous la forme d’un service civique par exemple) avant de suivre une formation de BTS… ou autre.

Pour aller plus loin. Toutes les chroniques du blog sur les STS.

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