Débuts de carrière des docteurs

12 883 Docteurs et Habilités à diriger des recherches en 2010 (dont 7 511 en Sciences), 13 674 en 2014. 46,1% de femmes parmi les docteurs. Mais un taux de féminisation très différent d’une discipline à l’autre : 29,2% en STAPS et 39,7% en Sciences, mais 59,1% en Lettres; Langues et Sciences humaines. Source : RERS 2017, 8.20 Les diplômes universitaires : évolution. 8.21 Les diplômes universitaires par discipline

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Sources et citations. Les débuts de carrière des docteurs : une forte différenciation des trajectoires professionnelles, Julien Calmand, Marie-Hélène Prieur, Odile Wolber, Céreq Bref n°354, mai 2017, 4 pages.

Les cinq premières années de vie active des docteurs diplômés en 2010, Julien Calmand, Céreq Etudes n°9, mai 2017, 53 pages.

« Pour les docteurs diplômés en 2010, le débouché principal reste la recherche. Dans la recherche publique, leurs trajectoires professionnelles durant les cinq premières années de vie active sont synonymes de passages plus ou moins longs par l’emploi à durée déterminée. Ces parcours tranchent avec ceux des docteurs qui s’orientent très tôt vers les emplois du privé.

Huit trajectoires professionnelles 

La dimension longitudinale de l’enquête Génération permet d’étudier les trajectoires professionnelles des docteurs au cours des cinq premières années de vie active. Huit trajectoires types se dégagent ainsi des analyses de données.

Trois d’entre elles décrivent des parcours en lien avec les emplois de la recherche publique ; elles regroupent 42 % des docteurs diplômés en 2010. La première classe (20 %) se compose de docteurs ayant connu un accès rapide à la stabilité dans la recherche publique ou académique. Pour près de 75 % d’entre eux, l’entrée dans ce secteur est intervenue avant décembre 2011. Les docteurs qui ont bénéficié d’un contrat doctoral et ceux qui ont publié pendant leur thèse ont plus de chances d’appartenir à cette classe. La classe 2 (11 %) traduit des trajectoires d’accès différé à la stabilité dans la recherche publique. Les docteurs se stabilisent à partir de la rentrée 2012, après avoir passé en moyenne 23 mois dans un emploi non permanent de la recherche publique. Le fait d’avoir bénéficié d’un contrat doctoral est primordial dans l’appartenance à cette classe. La troisième classe (11 %) se compose de docteurs qui ont principalement vécu l’instabilité dans la recherche publique. Ils ont passé 46 mois sur les 55 étudiés en EDD et 30 % d’entre eux n’ont connu que ce type d’emplois. Les femmes ont une probabilité moindre de se trouver dans cette trajectoire. Pour elles, l’enchaînement des EDD dans la recherche publique connaît des interruptions, à un moment où certaines peuvent connaître la maternité.

Deux classes traduisent des débuts de carrière dans les emplois hors recherche de la fonction publique. La classe 4 (8 %) décrit un accès rapide aux emplois stables de cette catégorie. Les individus qui la composent ont passé en moyenne 45 mois dans ce type d’emploi. Pour 45 % d’entre eux, il s’agit du seul emploi qu’ils ont connu depuis l’obtention de leur thèse. Les docteurs sans financement ont plus de chances d’appartenir à cette classe que les autres. La classe 5 (6 %) représente une trajectoire marquée par l’instabilité dans les emplois publics hors recherche.

Dans les deux classes suivantes, les trajectoires se déroulent principalement dans le privé et comportent plus d’emplois stables. La classe 6 (17 %) décrit des trajectoires d’accès aux emplois de la recherche privée. Les docteurs ayant bénéficié d’une convention industrielle de formation par la recherche (CIFRE) ont plus de chances d’appartenir à cette trajectoire. Dans la classe 7 (14 %), les docteurs ont un accès rapide aux emplois stables du privé hors recherche. Un tiers n’ont connu que ce type d’emploi et pour les autres, il s’agit d’une arrivée dans le privé après des séquences d’emploi non permanent dans la recherche publique ou des situations de non emploi. Les docteurs les moins encadrés durant leur thèse ont plus de chances de connaître cette trajectoire.

Une dernière classe (13 %) décrit des trajectoires professionnelles marquées par l’éloignement et l’instabilité dans l’emploi. Ces docteurs ont passé en moyenne 23 mois au chômage, en inactivité ou en formation/reprises d’études et 28 mois dans un EDD, quel que soit le secteur considéré ».

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