Toul. Cathédrale Saint-Etienne

Toul. Cathédrale Saint-Étienne, chef-d’œuvre du gothique flamboyant, célèbre par sa façade occidentale et par son cloître gothique. Trois albums : extérieur (30 photos), intérieur (54 photos), cloître (35 photos).

Cliquer sur les images pour les agrandir

Sources et citations : rubrique de Wikipédia, et ouvrage (en vente, soldé, au Musée d’Art et d’Histoire de Toul) de Jean-Louis Jolin, Toul, La collégiale Saint-Gengoult, la Cathédrale Saint-Étienne, Éditions de la Serpenoise, 2004.

L’édifice gothique. « Sa construction s’étale sur trois siècles. Elle débute probablement avant 1220, avec plusieurs phases de construction plutôt rapides et d’arrêts assez longs liés à la vie de la cité épiscopale, pour finalement s’achever en 1497 par la façade flamboyante, la cathédrale romane étant détruite petit à petit pour laisser place à l’élévation gothique ».

Le chœur (1210-1235). « Le gros-œuvre du chantier débute par le chœur, flanqué de deux tours de chevet dites harmoniques, adaptation du plan-type de l’église gothique avec la tradition romane de l’ancien édifice (comme à la cathédrale de Verdun). Ce premier chantier est entrepris rapidement après le début des travaux de reconstruction gothique de la cathédrale de Reims, le chantier de Toul reprend en effet la structure de la chapelle axiale de Reims de manière plus vaste et monumentale. Le chevet de Toul débute donc entre 1207 et 1221, avant ou pendant l’épiscopat de l’évêque Eudes II de Sorcy (1219-1228). Il est achevé rapidement, dès 1235, et se compose d’un chœur à sept pans encadré de deux tours harmoniques ouvertes en chapelles surmontées de tribunes ».

Le cloître gothique (vers 1240). « Sa construction a commencé vers 1240, dans un style gothique rayonnant, aux grandes baies ouvertes et très simples. L’évacuation de l’eau par les gargouilles s’effectue via des chéneaux, une avancée technologique très moderne pour l’époque et étudiée par Viollet-le-Duc. L’intégralité du cloître a été terminée avant la fin du XIIIe siècle. Au XIVe siècle, la salle du chapitre a été aménagée dans la galerie Nord du cloître, contre la nef de la cathédrale, et fermée par une vaste verrière gothique rayonnante donnant dans le jardin. Ce cloître est considéré comme le deuxième plus grand cloître gothique de France ».

Le transept (1275-1297). « La construction du vaste et audacieux transept, dont le volume est remarquable (48m de longueur sur 16,5 m de largeur avec initialement 32 m sous voûte), ainsi que de la dernière travée de la nef, nécessaire à la stabilité de l’ensemble commence vers 1275 pour s’achever rapidement, vers 1297. Dès l’achèvement, le nouveau chœur des chanoines est mis en place en son centre ».

La nef (1331-1400). « Les cinq dernières travées sont édifiées de 1331 à 1400, en parallèle avec la destruction progressive de la nef romane. Fait étonnant, le plan établi sur la travée stabilisant le chœur est scrupuleusement respecté durant un siècle, l’unique modification notoire est l’ajout de chapelles ouvrant sur les bas-côtés. Le cloître est également réédifié en style gothique par Pierre Perrat (mort en 1400) d’après le modèle des travées édifiées en contrebas du transept ».

« Entre 1400 et 1460, les travaux sont totalement interrompus du fait de la guerre entre le duc de Bourgogne et le duc de Lorraine ».

L’achèvement flamboyant. La Façade harmonique (1460-1497). « En 1460, le chapitre de la cathédrale s’étant adressé au pape et au roi de France, il reçoit du pape un don de 1 000 livres, et du roi 1 500 livres qui permettent la reprise des travaux. La construction d’une partie de la façade, jusqu’au niveau de la rosace, et de la première travée de la nef est entreprise par Jacquemin de Lenoncourt. On démolit le massif occidental de la cathédrale romane du XIe siècle. La façade gothique est aux armes de Warry de Dommartin, évêque de Verdun, et de René II de Lorraine.

« En 1496, la construction du portail occidental de la cathédrale est complétée par le couronnement fleurdelisé des deux tours de style gothique flamboyant. En 1497 sonnent les premières cloches dans la tour Nord ».

Apports Renaissance et Baroque. « À la Renaissance, la cathédrale se voit complétée par la construction du dôme dit à la Boule d’Or, sur la toiture, à la croisée du transept. Vers 1530, la construction de deux clochers surmontant les tours du chevet est achevée. En 1534, le campanile, entre les deux tours du portail occidental de la cathédrale, est édifié dans le style Renaissance. Il comporte une colonnade, des chapiteaux corinthiens, des arcs en plein-cintre et un dôme ».

« Avant 1549, le chantre Jean Forget passe commande de la chapelle de Tous-les-Saints, dans le style Renaissance. Édifié dans le collatéral sud de la nef de la cathédrale, il comporte un dôme surmonté d’un lanternon et utilise le procédé de la perspective en trompe-l’œil de Jean Pèlerin dit le Viator, chanoine de la cathédrale.

1561 voit l’effondrement de l’étage supérieur de la tour sud du chevet. Les chanoines de la cathédrale font abattre l’étage supérieur de la tour nord du chevet par sécurité et pour une restauration symétrique selon la sensibilité du XVIe siècle font ajouter des toitures en bonnet-de-prêtre ».

Les vitraux (13ème – 19ème siècle). « Riche de la tradition verrière et des vitraillers lorrains, la cathédrale conserve des vitraux depuis son édification (XIIIe siècle) jusqu’aux créations du XIXe siècle.

Le chœur fut orné de vitraux commandés par l’évêque Roger de Mercy en 1235, ces vitraux représentent des scènes bibliques ou de la vie de saints et furent déplacés dans les absidioles attenantes au chœur au XIXe siècle à la suite de la conception de nouveaux vitraux par Casimir de Balthazar de Gachéo. Ce dernier composa de beaux vitraux pour habiller les trois fenêtres à doubles lancettes de 26 mètres de haut éclairant le chœur : dans un style historiciste, l’artiste présente 14 scènes de la vie du Christ dans la verrière centrale ; des scènes de l’Ancien Testament dans celle de gauche ; des épisodes clefs de la vie de l’Église dans cette de droite.

L’œuvre majeure de Balthazar de Gachéo est le grandiose vitrail du transept Sud posé en 1863. Cette vaste verrière habille la plus vaste ouverture gothique d’un seul tenant de France (28 m de haut – 216m²). Le registre supérieur évoque l’invention des reliques de Saint-Étienne tandis que la partie inférieure représente quatre des plus célèbres évêques de Toul : le premier, saint Mansuy ; saint Epvre ; saint Gérard et saint Léon IX évêque puis Pape et les scènes de vies qui leur sont associées.

Le vitrail du transept Nord date du XVe siècle et représente une très beau couronnement de la Vierge, thématique intéressante puisqu’il rappelle notamment la double consécration de la cathédrale de Toul à Notre-Dame en plus de saint Étienne. Ce vitrail de 1503 est signé I.V. pour Jean le Verrier et comme pour le transept Sud possède des proportions remarquables ».

Poster un commentaire

Classé dans A. Art médiéval, A. Histoire médiévale, A. Histoire moderne, B. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), D. Allemagne, E. Ingénierie

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s