Schongauer. Graveur et Peintre

Suite de la chronique : Schongauer. Retable des dominicains. Enfance et Passion du Christ. Martin Schogauer, graveur et peintre : gravures et dessins (Michelle Pellevillain, Voir ou revoir)

« Tout jeune Martin travaille dans l’atelier d’orfévrerie dirigé par son père, ce qui explique sa dextérité au burin. Il a dû s’entraîner très tôt à reproduire des motifs répétitifs, rinceaux et fleurons qui ornent les pièces d’orfévrerie et les références à ces dernières sont nombreuses dans les gravures de Martin : couronne, crosse, croix, encensoir, coupe, sceptre etc.. ainsi que le porte-cierge de la « dormition de la vierge » morceau de bravoure dont la base ne mesure qu’un centimètre carré ».

Gravures et peintures au Musée Unterlinden : album de 44 photos

Retable d’Orlier. Cliquer pour agrandir

« Le Retable d’Orlier est une commande de 1470 faite par Jean d’Orlier, supérieur du couvent des Antonites à Issenheim de 1466 à 1490, pour l’église conventuelle. Il sera remplacé trente ans plus tard par un autre retable, chef d’œuvre de la peinture mondiale, le retable d’Issenheim de Mathis Grünewald.

Le retable d’Orlier est exposé dans la chapelle du musée Unterlinden de Colmar. On y voit le donateur agenouillé aux pieds de saint Antoine et le panneau de l’Annonciation, représentatif de la finesse d’exécution du peintre : Le geste majestueux de l’ange est en harmonie avec l’attitude délicate de la Vierge qui écoute attentivement son annonce ». Voir aussi : Retable d’Orlier, TV7 Vidéo de 4’56

Encyclopédie BSE Editions. « Schongauer pratique la gravure sur bois et sur cuivre et en fait une branche majeure de l’art : il devient le plus grand graveur de la seconde moitié du XVè au nord des Alpes et exerce une énorme influence dans tout l’Empire, particulièrement sur Dürer. On possède aujourd’hui 116 de ses gravures, signées « MS » et une centaine de dessins : vie de la Vierge, passion du Christ, parabole des vierges folles ».

Encyclopédie Universalis. « Sa production se partage entre la peinture et la gravure sur cuivre. Cette dernière technique, que venait d’illustrer le Maître E. S., était encore récente. Schongauer l’éleva au rang de grand art. Ses nombreuses gravures (nous en possédons cent seize) connurent un immense succès et servirent de modèle à beaucoup de peintres de la fin du xve siècle. Le jeune Dürer y fut particulièrement sensible, et c’est en partie à leur exemple que se forma son style graphique. Les figures, de cette maigreur un peu anguleuse alors à la mode dans l’art allemand sous l’influence de la peinture flamande, sont traitées avec une élégance raffinée ; certaines compositions, très dépouillées, tirent de leur simplicité même leur pouvoir de suggestion ».

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Classé dans A. Art médiéval, B. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

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