Licence : nouveaux cursus. Encore !

Nouveaux cursus à l’université. Formation tout au long de la vie (27 juin 2017).

Commentaires. Les projets ci-dessous, examinés et retenus dans le cadre du PIA 3 (Programme d’Investissement d’Avenir n°3), ne recevront leur financement qu’en 2018 (chronique : Micmac budgétaire pour le PIA 3). Il s’agit de « projets expérimentaux qui doivent prévoir les conditions de leur déploiement à grande échelle ». Déploiement au mieux à partir de 2020 : à cette date tout le monde aura oublié cet appel à projets.

« Créer des nouveaux cursus pour assurer une meilleure réussite des étudiants par une diversification adaptée aux différents publics accueillis en licence »… Cet objectif était déjà inclus dans le Plan licence d’il y a dix ans. Rappelons que celui-ci a coûté plus de 700 millions d’euros et qu’il a eu un impact nul sur la réussite des étudiants. Le PIA3 jettera-t-il l’argent par les fenêtres ?

Communiqué du ministère reproduit dans son intégralité. « Le jury international chargé d’examiner les projets « Nouveaux cursus à l’université » a tenu les 19 et 20 juin sa première réunion de travail. L’action « Nouveaux cursus à l’université » a pour objectif de soutenir les universités, les écoles et les regroupements d’établissements qui souhaitent diversifier leur offre de formation afin de répondre aux enjeux auxquels est confronté le système français d’enseignement supérieur.

Le nombre de réponses à l’appel à projets confirme l’intérêt des acteurs de l’enseignement supérieur pour la construction de nouveaux cursus, le développement de la formation tout au long de la vie et la transition numérique. 66 projets ont en effet été transmis au jury.

Les consortiums qui portent les projets rassemblent en moyenne 6 partenaires. Le total des aides demandées s’élève à 716 millions d’euros pour un coût total de 3 Mds €. La demande moyenne s’établit à 10,7 millions d’euros et le coût moyen à 45,5 millions d’euros.

52 projets portent sur la diversification des parcours en premier cycle (79 %), 46 sur le développement des usages du numérique (70 %) et 41 sur la formation tout au long de la vie (63 %), certains projets ayant signalé se positionner sur plusieurs axes. 25 projets traitent les trois axes de l’appel à projet (39 %), 23 deux axes (34 %) et 18 un seul axe (27 %).

L’action « Nouveaux cursus à l’université » répond à trois priorités

  • la création de ces nouveaux cursus vise en premier lieu à assurer une meilleure réussite des étudiants par une diversification des formations adaptée aux différents publics accueillis en licence. Il s’agit à la fois de développer des approches pédagogiques innovantes, notamment pluridisciplinaires, de construire grâce à une spécialisation et à une professionnalisation progressives des parcours plus flexibles et plus individualisés, et d’offrir de nouvelles formations attractives pour les meilleurs bacheliers comme pour les étudiants internationaux ;
  • l’action vise également à soutenir des projets ambitieux de formation tout au long de la vie et l’adaptation de l’offre de formation universitaire aux besoins des personnes engagées dans la vie professionnelle, dans l’objectif de construire des « universités de la formation tout au long de la vie », avec des modèles de formation, de validation des acquis et de diplomation suffisamment flexibles pour permettre à chacun de mener à bien un projet personnel ou professionnel ;
  • enfin la troisième priorité concerne l’évolution des formations supérieures induite par la révolution numérique et la mise en œuvre de véritables universités numériques favorisant à la fois la transformation de la pédagogie universitaire et la poursuite d’études à distance.

Les projets doivent concerner des programmes de grande ampleur et permettre d’expérimenter des modèles de formation innovants qui tirent le meilleur parti des possibilités offertes par le système L.M.D. en matière de modularisation des enseignements comme de gestion des rythmes et des modalités de certification. Ils contribueront à renforcer l’autonomie des établissements et leur capacité à maîtriser les dynamiques de transformation pédagogique.

Deux exigences seront imposées : tout projet soutenu devra avoir prévu un dispositif d’évaluation de son efficacité et de son impact d’une part, les conditions de son déploiement à grande échelle d’autre part.

Ce n’est en effet qu’à cette double condition que l’on pourra rapidement voir se déployer de nouvelles politiques de formation et d’ingénierie pédagogique qui permettront aux établissements d’enseignement supérieur de jouer ce rôle sociétal majeur d’accompagnement des jeunes vers un emploi de qualité, tout au long de leur vie. Parce qu’ils auront trouvé leur juste place au sein de cursus divers, adaptés et ouverts, ils pourront alors relever les ambitieux défis d’un monde contemporain complexe dont les incessantes mutations requièrent une grande adaptabilité.

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