Activités rémunérées des étudiants

Sandra Zilloniz, Les activités rémunérées des étudiants : quelles formes et quelle organisation ? DARES Analyses, juillet 2017, n°046, 6 pages. Source : Enquêtes Emploi de l’INSEE.

« En moyenne de 2013 à 2015, parmi les 2,4 millions de jeunes âgés de 18 à 29 ans qui suivent des études dans l’enseignement supérieur, près de 23 % sont actifs au sens du Bureau international du travail (BIT). L’activité rémunérée d’un étudiant est particulière en raison du cumul de l’emploi et des études. Le taux et les formes d’emploi des étudiants varient en fonction du calendrier des études. Les étudiants qui travaillent déclarent majoritairement choisir d’occuper des contrats courts (CDD, contrat saisonnier ou contrat d’intérim) ou des emplois à temps partiel. Par ailleurs, les emplois revêtent de nombreuses formes dont le principal critère de différenciation est le lien avec les études.

Parmi les étudiants qui travaillent, plus de la moitié exerce une activité prévue par leurs études (stage, apprentissage, internat de médecine, etc.). Les autres exercent une activité sans lien avec leurs études, occasionnellement ou régulièrement au long de l’année. Ces activités non liées aux études correspondent plus souvent à des emplois moins qualifiés et à temps partiel. Elles peuvent néanmoins représenter une charge horaire lourde et contraignante vis-à-vis du temps requis par les études, en particulier lorsque l’activité est régulière »…

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… « Au final, l’emploi étudiant constitue un salariat particulier en raison du cumul de l’emploi avec les études et du statut spécifique des activités liées aux études. Les types d’études suivies ont une forte influence sur les emplois occupés par les étudiants. Par exemple, les étudiants en santé ont de très fortes chances d’être « salariés étudiants » ; en revanche, ils ont une probabilité très faible d’exercer des activités déconnectées des études.

Cela dessine la différenciation sociale importante qui existe entre les emplois selon qu’ils sont liés aux études ou entrent en concurrence avec elles. Cela suggère également qu’à travers la diversité des situations de travail, que l’activité soit exercée pendant l’été, de manière occasionnelle, ou bien de façon plus régulière en cours d’année universitaire, les expériences de travail peuvent avoir des effets différenciés dans la vie de l’étudiant. Si certaines activités peuvent être bénéfiques à l’étudiant pour ses études ou son insertion professionnelle, d’autres, les plus déconnectées des études, exercées de façon régulière ou intense peuvent avoir des répercussions non négligeables sur les conditions d’études et sur leur réussite ».

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