Complaisants au pouvoir établi

« Les maîtres universitaires donnaient des gages de complaisance au pouvoir établi ».

Histoire du Moyen Age : Tome 4, (XIIIe-XVe siècles), Robert Fossier, Jacques Verger, Éditions Complexe 1983 (réédition 2005). Bonnes feuilles de Jacques Verger : pour lire les pages 174 à 179, cliquer ici La chrétienté des professeurs.

« Les universitaires n’étaient en rien des révolutionnaires. Leur idéal était plutôt celui d’une réforme dont ils seraient les inspirateurs et qui rétablirait l’harmonie d’un ordre social et politique providentiel. A moyen terme pourtant, il apparaît que cet élargissement du champ d’action des universités ne leur fut guère profitable,… qu’il amena en définitive les princes à réduite leurs privilèges traditionnels et à les soumettre à un strict contrôle politique. Mais avant même d’en être réduits à cette situation domestique, les maîtres avaient eu largement le temps de donner des gages de complaisance au pouvoir établi »…

4ème de couverture du livre. « Le siècle qui s’étend de 1340 à 1440 a été l’un des plus violents et des plus cruels de l’histoire de l’Europe, mais aussi l’un des plus riches, les désastre ayant façonné l’Occident tout autant chie les progrès.

Cet ouvrage analyse tous les événements qui ont marqué l’époque en les abordant sous l’angle de l’histoire des mentalités. Parmi les grandes crises de cette période, la mémoire collective retient en particulier la Grande Peste, la guerre de Cent Ans, la mort de Jeanne d’Arc au bûcher et la révolte paysanne.

De nombreuses avancées caractérisent également ce siècle : une puissante vitalité citadine fait démarrer une grande phase de construction dans la plupart des villes d’Occident, on jette les bases de l’Etat moderne, et la montée des États nationaux et des administrations monarchiques bouleverse profondément l’Église.

Un grand ébranlement se fait également sentir dans le domaine intellectuel : la fin du Moyen Age assiste à la libération de la pensée scientifique et philosophique. L’Humanisme, l’esprit laïc, les progrès de l’individualisme trouveront leurs racines dans l’atmosphère intellectuelle de la crise du XIVe.

Enfin, dès le début du XVe siècle, c’est le flamboiement de l’art qui s’annonce. Alors qu’avant le XIIIe siècle, il n’existait en Occident que l’art religieux, c’est désormais la demeure individuelle, celle des princes, qui parait concentrer toute l’imagination de l’artiste ».

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Classé dans A. Histoire médiévale, B. Photos

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