G. Roussel, autorisé à se citer !

Article News Tank Higher Education & Research reproduit avec leur [sic] aimable autorisation.

Le président de la CPU, Gilles Roussel, n’a pas peur du ridicule. Le site de la Conférence reproduit en effet une interview qu’il a donnée à News Tank HER. Ce qui est incroyable, c’est que le président de Marne-la-Vallée a demandé l’autorisation de publier sa propre interview, comme s’il avait cédé ses droits sur ses paroles et pensées.

Formation, budget, politique… Gilles Roussel détaille les enjeux de la rentrée 2017 pour la Conférence des Présidents d’Université (CPU), 6 septembre 2017.

J’avoue que je n’ai fait que parcourir cette longue interview. Pour moi, les déclarations de Gilles Roussel ne sont plus légitimes depuis que la Cour des Comptes a montré que l’université dont il est le président a connu un quatrième déficit financier consécutif. Je serais à sa place, je me cacherais ! Mais, à vrai dire, ce président n’a pas peur du ridicule.

En dépit de ma lecture rapide, j’ai constaté qu’il a, au moins une fois, déclaré n’importe quoi.

La rentrée 2017 s’annonce-t-elle compliquée pour les universités, au regard des chiffres d’APB ? Les conditions risquent de se dégrader, comme c’est le cas depuis plusieurs années Du fait de la hausse des effectifs, même s’il faut se méfier des chiffres d’APB, qui ne sont pas encore stabilisés, les conditions risquent de se dégrader, comme c’est le cas depuis plusieurs années. Dans la mesure où les moyens n’ont pas augmenté, les groupes de TD seront plus chargés, et la qualité de la formation des étudiants risque d’en pâtir. À titre de comparaison, au lancement de l’Upem, sur les dix étudiants accueillis dans une licence de sciences, huit ont poursuivi jusqu’en doctorat. Ce n’est pas un hasard ! Et à l’inverse, plus on dégrade les conditions d’accueil plus on a du mal à individualiser et connaître les étudiants et à adapter notre système, au niveau pédagogique et administratif, pour les faire réussir.

« Au lancement de l’Upem, sur les dix étudiants accueillis dans une licence de sciences, huit ont poursuivi jusqu’en doctorat« .

En tant que fondateur et premier directeur de l’Observatoire de Marne-la-Vallée, je sais pertinemment que l’OFIPE n’a jamais réalisé de suivi de cohorte des entrants en licence de sciences ! C’eut d’ailleurs été stupide de procéder à un tel suivi. Du milieu des années 90 au milieu de la décennie 2000, le nombre de thèses en sciences est passé de 15 à 30 par an. Combien avaient fait leur parcours de licence, de maîtrise et de DEA à Marne ? Aucun intérêt à le savoir !

Bref, Gilles Roussel ferait mieux de se taire !

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