Le budget 2018 et la CPU

La Conférence des Présidents d’Université, comme chaque année lors de l’annonce gouvernementale des mesures du projet de loi de finances, garde la même figure de style : « c’est bien, mais insuffisant ». Constance qui ne l’empêche pas d’être également qualifiable de cyclothymique.

Communiqué de la CPU, 29 septembre 2017 : PLF2018. Un budget certes en hausse mais insuffisant pour assurer la réussite en premier cycle

Pourquoi la CPU ne commence-t-elle pas son communiqué en tapant sur la table : ce budget est insuffisant. Point barre. « Dès le 31 août, la CPU avait chiffré à 280 millions d’euros la somme nécessaire pour financer l’accueil des 40 000 nouveaux étudiants. La CPU regrette de ne pas avoir été entendue sur cette question alors même que des difficultés importantes ont contrarié cette rentrée universitaire et que le nombre d’étudiants entrant dans le supérieur devrait encore augmenter dans les mêmes proportions à la rentrée 2018 ».

Pourquoi la CPU essaie-t-elle de ménager la chèvre et le chou ? Parce que des membres de la Conférence (présidents d’université ou directeurs de grande école) sont macroniens ! Dans ce contexte, il vaut mieux un communiqué fade qu’un communiqué de franche opposition.

Et puis, tant que la CPU sera présidée par Gilles Roussel, président de l’université de Paris-Est Marne-la-Vallée (UPEM), elle se rendra risible aux yeux de tout gouvernement. Pourquoi donner plus d’argent à cette université ? Il ne ferait que la pousser vers d’autres déficits budgétaires (chronique : 25 établissements en déficit – quatre déficits successifs pour l’UPEM).

Pour aller plus loin. Chroniques budgétaires (budgets de l’enseignement supérieur et de la recherche et budgets des universités).

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