Bretagne Loire, carrière des docteurs

L’Observatoire de l’Université Bretagne Loire, avec l’accord de la commission de l’École des Docteurs, a réalisé, en 2016 et 2017, deux enquêtes du devenir des docteurs.

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La présentation des résultats en ligne sur le site de l’UBL ne présente guère d’intérêt. L’analyse est à peine amorcée et elle peut donc être oubliée aussitôt lue. Il vaut mieux se référer directement aux publications de 4 pages. Ainsi pour les diplômés 2016.

Mais… Mener une enquête auprès des docteurs moins d’un an après l’obtention de  leur doctorat est un gaspillage de temps, d’énergie et d’argent. Leur situation professionnelle est tout sauf stabilisée (tableau ci-dessous).

Docteurs 2016. 1057 dont 41% d’étrangers. Situation en janvier 2017, soit moins d’un an après leur soutenance. 945 répondants (taux de réponses : 89,4%). 27% d’entre eux sont en recherche d’emploi (texte ci-dessus). Parmi ceux ayant un emploi, 33% sont à durée indéterminée, 28% à durée déterminée (hors post-doctorat) et 39% en post-doctorat.

Docteurs 2013. Leur situation professionnelle, en 2016 soit 3 ans après leur soutenance, est évidemment meilleure. 75% ont un emploi  à durée indéterminée, 11% à durée déterminée (hors post-doctorat) et 14% sont en post-doctorat.

En fait, les enquêtes sur la trajectoire professionnelle des docteurs doivent tenir compte de l’existence du post-doctorat : celui-ci est, par définition, une situation temporaire. Il faut donc décaler les enquêtes dans le temps : enquêtes à 3 ans et à 5 ans après l’obtention du doctorat. Il faut avoir la patience d’attendre !

Pour aller plus loin : toutes les chroniques d’Histoires d’universités sur l’université Bretagne Loire.

2 Commentaires

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2 réponses à “Bretagne Loire, carrière des docteurs

  1. Pas d’accord : il ne faut pas interpréter bêtement les résultats, c’est sûr, mais suivre régulièrement les trajectoires professionnelles à un an, trois ans, etc… est utile pour voir l’évolution de ces mêmes trajectoires. Sur le post-doctorat, par exemple, il s’est généralisé en « sciences dures », est-ce que ça va être le cas dans toutes les disciplines ? Suivre les évolutions à 1, 3 et 5 ans, voir comment cela évolue par discipline ou ensemble de discipline, je trouve cela intéressant.

    De plus, ces enquêtes ne sont pas très coûteuses pour les universités, qui disposent des coordonnées de leurs doctorants, il faut juste qu’elles s’organisent un peu et qu’elles jugent important de suivre leurs docteurs.

  2. Anthony G.

    J’ai été contacté par mon école doctorale cette semaine, car je suis de la promotion 2014, et ils enquêtent à 4 ans après la thèse (je serais recontacté en 2018). Comme un nombre non-négligeable je suis en situation de postdoctorat (en Suisse). Je vous rejoins lorsque vous dites que de regarder à 1 an est une perte de temps (et d’argent). A vrai dire un « 3, 5, 8 » pourrait être bien plus indicateur, notamment si les mêmes personnes continuent de répondre à ces enquêtes car malheureusement le travail des ED/université n’est pas aisé pour suivre le devenir de ses docteurs (ou même étudiants). Même si là encore, d’autres universités à l’étranger ou même les Ecoles en France y arrivent plutôt bien.

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